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Lorsque Dieu créa Adam et Ève et les unit par le lien sacré du mariage, leur enjoignant de fructifier, de multiplier et de remplir la terre, il instituait la première famille humaine, le premier foyer (Genèse 1 v. 27 et 28).

 

 

 

 

 

 I. Chapitre

 Le foyer familial a été établi par Dieu selon sa pensée à l’égard de l’humanité.

La grande importance de l’institution divine qu’est le foyer chrétien, ainsi que le besoin d’instruction sur ce sujet pratique et primordial, m’ont amené à rédiger les pages suivantes pour le périodique « Grace and Truth », où elles ont paru en 1939. Plusieurs les ayant appréciées et déclaré en avoir retiré de la bénédiction, ont demandé qu’elles soient réunies sous forme de livre. La présente brochure, revue et augmentée, est publiée avec l’espoir qu’elle répondra à un réel besoin et sera bénie du Seigneur dans de nombreux foyers, pour sa gloire et sa louange éternelle.

Une grande partie de son contenu a été glané dans différents écrits traitant de ce vaste sujet. L’auteur est donc redevable à plusieurs de bien des pensées qu’on y trouvera, et en particulier à l’excellent ouvrage de J.A. von Poseck : « Light in our Dwellings ».

Conscient d’une part de l’importance vitale du sujet, et de ce qu’il est plus facile de dire que de faire, tout en réalisant d’autre part ses propres manquements et ce qu’a de limité son expérience de la vie familiale, l’auteur présente cet ensemble de réflexions et de glanures comme ce qui lui paraît être l’enseignement de Dieu à l’égard du foyer chrétien.

Cet écrit est plus nécessaire que jamais, dans ces jours où s’affirment toujours plus audacieusement l’abandon des institutions divines et le reniement de l’ordre et de la volonté de Dieu.

Quelles douces pensées ce petit mot « foyer » n’éveille-t-il pas dans l’esprit et quelles cordes ne fait-il pas vibrer dans tout cœur humain ! Et plus précieux encore est le souvenir du « foyer chrétien » pour ceux qui ont eu le privilège de connaître un tel centre où Dieu était honoré et reconnu comme le Chef de la maison.

 

Institué par Dieu

Le foyer familial a été établi par Dieu selon sa pensée à l’égard de l’humanité. Lorsque Dieu créa Adam et Ève et les unit par le lien sacré du mariage, leur enjoignant de fructifier, de multiplier et de remplir la terre, il instituait la première famille humaine, le premier foyer (Genèse 1 v. 27 et 28).

 

 

Mais nous vivons dans des jours où les principes de Dieu pour l’humanité sont mis de côté, et où le désordre et la corruption abondent comme cela est toujours le cas lorsque l’homme s’écarte de l’ordre selon Dieu. L’amour libre, l’infidélité, le divorce et toutes les formes de volonté propre ruinent les familles et les foyers. L’accent est mis sur la masse ou l’État, au détriment de l’individu et de la famille. Aussi est-il nécessaire que notre attention soit attirée sur les principes et les desseins de Dieu pour nous, afin que nous ne soyons pas entraînés par le courant et que nous ne faillissions pas dans le maintien de vrais foyers.

Le foyer n’est pas simplement un lieu où nous mangeons et dormons, mais c’est le lieu d’habitation où se goûtent l’amour domestique, la vie de famille heureuse, le repos et le refuge contre un monde mauvais. Ce n’est pas la magnifique maison, ni le mobilier cossu, qui font le foyer. C’est le bonheur, l’affection et les soins pleins d’amour trouvés dans le sanctuaire du cercle domestique donné par Dieu.

Dans un monde de péché et de rébellion, le foyer est une grâce insigne qu’un Dieu Créateur plein de miséricorde a donné pour exercer une influence bienfaisante et compensatrice, et constituer un havre temporaire face aux troubles et aux dangers de ce monde agité. C’est l’abri miséricordieux que Dieu donne contre les tempêtes et les aspérités de la vie, contre la puissance effective de Satan, « le chef du monde ».

Dans un tel monde, ce n’est pas peu de chose que d’avoir, au sein de la famille, un cœur formé par les affections naturelles implantées par Dieu dans l’homme. Dans les soins que se rendent les membres de la famille, et dans l’exercice journalier du renoncement à soi-même, le détestable égoïsme du cœur naturel peut être réprimé et déjoué. Alors les relations familiales d’obéissance et d’amour, et la pratique quotidienne de la soumission les uns aux autres nécessitées par ces relations, contrebalancent aisément cette racine de tout le mal du genre humain - la volonté propre et la désobéissance.

 

La famille chrétienne

Mais la famille chrétienne, dans laquelle un ou les deux parents appartiennent au Seigneur, est infiniment plus qu’un simple refuge bienfaisant contre le mal. C’est, au milieu d’un monde sans Dieu et sans Christ, un sanctuaire où les âmes précieuses des enfants sont gardées de son influence néfaste. Le foyer chrétien est un abri sacré où Dieu et son Christ sont reconnus, où Son Esprit habite, où Sa Parole brille comme la lampe de la maison et où l’Evangile est constamment proclamé, indiquant le chemin du ciel à tous ceux qui sont là.

Pour reprendre les paroles d’un autre : « C’est le centre de douces affections, où le cœur, instruit dans les liens que Dieu lui-même a créés, et jouissant de ces affections, est préservé des passions et de la volonté propre. Dans une telle ambiance, soigneusement entretenue, réside une force qui, en dépit du péché et de la confusion, réveille la conscience et engage le cœur, le gardant à l’abri du mal et de la puissance directe de Satan ».

Bien que le péché soit entré dans le monde et ait tout gâté, l’introduction de Christ dans ces relations de famille fait d’elles une sphère pour les opérations de la grâce et le déploiement actif de la vie divine que nous avons en Christ ; ainsi la tendresse, l’aide mutuelle et le renoncement à soi, exercés au milieu des difficultés et des peines que le péché a causées, donnent à ces relations un charme et une profondeur plus grands qui n’auraient pu être connus dans l’état d’innocence en Eden.

Le vrai foyer chrétien est celui où l’on donne au Seigneur la place qui lui revient et où tous les membres de la famille travaillent ensemble selon la pensée de Dieu, où Son amour, connu et versé dans le cœur, constitue l’élément dominant. Là, la Parole de Dieu est lue et mise en pratique, bien qu’avec beaucoup de faiblesse peut-être, et l’on y entend la prière et la louange. L’atmosphère du ciel y est respirée, et comme pour les enfants d’Israël autrefois, de tels foyers ont une céleste « lumière dans leurs habitations » (Exode 10 v. 23), alors que tout autour d’eux est dans les ténèbres. Tout vrai foyer chrétien reflète quelque chose de cette Maison céleste vers laquelle nous nous dirigeons ; aussi se distingue-t-il aisément de ceux où Christ, la lumière des hommes, ne brille pas.

 

Place prédominante de la parole de Dieu

En Deutéronome 11 v. 18 à 21, Dieu donne une magnifique description de ce qu’il désire voir dans chaque foyer. Il veut que Sa parole demeure dans le cœur des parents et soit liée pour signe sur leurs mains. Ils ont à enseigner continuellement cette Parole à leurs enfants et à l’écrire sur les poteaux de la maison et sur leurs ports. La promesse est alors donnée que leurs jours seraient multipliés « comme les jours des cieux qui sont au-dessus de la terre ». Telle est la bénédiction d’un vrai foyer chrétien où l’Écriture est aimée, mise en pratique et maintenue à sa vraie place. Un tel foyer où tous vivent selon la parole de Dieu et pour sa gloire est un morceau de ciel sur la terre. Lecteur, en est-il ainsi dans votre maison ? Sinon, quelle en est la raison ?

 

 

Des portions de la parole de Dieu étaient littéralement placées sur les portes, et liées sur les mains des Israélites pieux ; et on aime voir la même chose aujourd’hui, sous forme de tableaux bibliques suspendus dans les maisons chrétiennes. C’est une heureuse manière de faire briller la lumière du ciel en témoignage à tous ceux qui entrent chez nous.

Le fils d’un chrétien âgé s’était installé dans une nouvelle maison et l’avait bien meublée. Puis il invita son père et la lui fit visiter. Après avoir tout vu, le père remarqua : « Bien, mon fils, tu as certes une maison très confortable, mais personne ne pourrait dire, en la visitant, si c’est un enfant de Dieu qui y habite ou un homme du monde ». Ces mots frappèrent tellement son fils qu’il suspendit plusieurs versets bibliques à ses murs et donna à la parole de Dieu une plus grande place dans sa maison.

Il est triste de voir des maisons de chrétiens munies du dernier confort, où se rencontrent une profusion d’objets d’art et de livres profanes, ainsi que de postes de télévision et de radio diffusant les divertissements du monde, mais où la parole de Dieu est reléguée, peu entendue et guère mise en pratique. De telles maisons ne sont pas des maisons chrétiennes dans le sens vrai du mot. Si nos maisons ne sont pas différentes de celles des inconvertis qui nous entourent, il ne peut être dit en vérité que nous avons « la lumière dans nos habitations » ou que le Seigneur y a sa place. Il en est de même si les disputes et la discorde caractérisent la maison au lieu de l’amour et des grâces de l’Esprit de Dieu.

 

II. Chapitre

Le mariage, base du foyer

Après avoir vu la place vitale, telle que Dieu l’a ordonnée, du foyer dans le système social, considérons plus en détail l’institution honorable et sacrée du mariage, donnée de Dieu comme vraie base du foyer. Notre propos est avant tout d’être en aide aux jeunes croyants qui, maintenant ou plus tard, envisagent de se marier et de fonder un foyer à la gloire du Seigneur.

Le mariage est la plus ancienne et une des plus nobles institutions que Dieu a données à la race humaine. Le mariage était l’intention de Dieu pour l’homme dès le début de son histoire. Lui-même l’a institué dans le jardin d’Eden, et sa Parole déclare : « Que le mariage soit tenu en honneur à tous égards  (Hébreux 13 v. 4) ». Ainsi Dieu a mis son autorité sur l’institution du mariage.

L’homme n’est pas complet en lui-même. La femme est son complément pour suppléer à ses déficiences. Elle est forte là où il est faible et faible où il est fort, et ensemble ils forment un tout complet, une seule chair. Aussi est-il dit : « Dieu créa Adam… Il les créa mâle et femelle, et les bénit ; et il appela leur nom Adam  (Genèse 5 v. 1 et 2) ». Tant l’homme que la femme étaient nécessaires pour constituer un Adam complet.

Discernant l’état incomplet d’Adam dans sa solitude, Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde  (Genèse 2 v. 18) ». Ève fut ainsi formée d’une côté prise d’Adam et fut ce que le Créateur avait en vue pour lui. Il l’amena ensuite vers Adam et les bénit ; et ils furent une seule chair.

 

Le chemin plus élevé du célibat

Le péché est entré dans la création de Dieu qui était parfaite et a tout gâté, de sorte que maintenant même cette union bénie du mariage n’est pas une rose sans épines. Ceux qui se marient « auront de l’affliction pour ce qui regarde la chair », déclare l’apôtre inspiré (1 Corinthien 7 v. 28), lui qui avait reçu miséricorde et un don spécial du Seigneur pour rester non marié afin de servir le Seigneur sans distraction. Marcher ainsi dans l’Esprit au-dessus des exigences et des affections de la nature, par consécration au service du Seigneur, est un chemin plus élevé que de suivre la nature et se marier.

Mais « tous ne reçoivent pas cette parole » déclare notre Seigneur en Matthieu 19 v. 11, lorsque les disciples lui dirent : « Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il ne convient pas de sa marier ». La voie du célibat consacré, pur et saint, est l’exception plutôt que la règle pour l’humanité. « Il y a des eunuques qui sont nés tels dès le ventre de leur mère ; et il y a des eunuques qui ont été faits eunuques par les hommes ; et il y a des eunuques qui se sont faits eux-mêmes eunuques pour le royaume des cieux. Que celui qui peut le recevoir, le reçoive » (Matthieu 19 v. 12) ». « Chacun a son propre don de grâce de la part de Dieu » et « Si même tu te maries, tu n’as pas péché… « Ainsi, et celui qui se marie fait bien ; et celui qui ne se marie pas fait mieux  (1 Corinthiens 7 v. 7 à 38) ». « Il est bon à l’homme de ne pas toucher de femme ; mais, à cause de la fornication, que chacun ait sa propre femme, et que chaque femme ait son mari à elle  (1 Corinthiens 7 v. 1 et 2) ».

 

Dieu donne à l’homme une aide qui lui corresponde

Le mariage d’Adam est le modèle pour tout mariage. Dieu a préparé l’union d’Adam et d’Ève, comme il le fait dans tous les cas de vrai mariage. La sagesse de Dieu discerne le moment où la solitude de l’homme n’est plus bonne pour lui et Il lui donne une épouse qui est le vrai complément de "sa nature". Adam pouvait dire d’Ève : « La femme que tu m’as donnée pour être avec moi  (Genèse 3 v. 12) ». C’est ainsi que chaque homme devrait considérer sa femme ; il devrait penser à elle comme étant un don du Seigneur. « Celui qui a trouvé une femme a trouvé une bonne chose, et il a obtenu faveur de la part de l’Éternel ». « Une femme sage vient de l’Éternel  (Proverbes 18 v. 22 ; 19 v. 14) ».

Adam n’a pas eu à choisir une épouse ; une seul pouvait lui convenir et elle avait été spécialement préparée par Dieu pour lui. Ainsi un vieux proverbe dit : « ...les mariages sont faits dans le ciel ». Dieu seul peut donner à tout homme une vraie aide qui lui corresponde, Lui seul peut rapprocher un jeune homme et une jeune fille et faire d’eux une seule chair dans le Seigneur. Lui seul sait quel caractère et quel tempérament balanceront et compléteront le caractère et le tempérament de l’autre et permettront le support des infirmités l’un de l’autre. Il est le seul vrai « faiseur de mariage » si l’on veut bien nous pardonner l’emploi d’une telle expression à l’égard de Dieu. Et - disons-le en passant - tout autre « marieur » est inopportun.

Les paroles de Matthieu 19 v. 6 : « Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas », nous montrent ce qu’est le vrai mariage selon la pensée de Dieu. Il résulte de l’attirance de deux cœurs et de deux vies, et de leur attachement l’un à l’autre dans un amour qui procède de Dieu ; c’est l’union par Dieu lui-même de deux êtres en un seul cœur et en une seule chair par des liens que l’homme ne peut pas dissoudre. C’est certainement quelque chose d’infiniment plus élevé qu’une simple cérémonie légale déclarant deux personnes mari et femme, bien que cela soit aussi nécessaire pour observer les lois civiles.

Si le mariage est la volonté de Dieu à votre égard, il est de toute importance que ce sujet capital soit considéré avec tout le sérieux qu’il comporte à la lumière de la parole de Dieu. Est-ce que la jeune fille ou le jeune homme auquel vous pensez ou que vous fréquentez est celle ou celui que Dieu a choisi pour être votre conjoint dans les liens sacrés du mariage ? Êtes-vous sûrs que la personne de votre choix est la seule à laquelle vous puissiez ainsi être uni, et qu’une telle union est bien la volonté de Dieu ?

Après votre conversion, il n’est point de sujet plus important dans l’histoire de votre vie que le mariage, qui est un lien pour l’existence terrestre et qui ne peut être dissous que par la mort. Une erreur sur ce point est une erreur pour la vie. D’autres méprises peuvent être rectifiées dans une mesure, mais une méprise dans le choix d’une femme ou d’un mari est une erreur irréparable et une perte irrémédiable. Imaginez la tristesse de deux vies humaines s’écoulant dans une telle désillusion au lieu d’être vécues dans la joie et la bénédiction de notre Père céleste !

Un sujet aussi profondément important que celui-ci, et qui touche aux sources les plus secrètes et les plus saintes de la vie, qui affecte toute notre existence future, comme aussi celle du conjoint, et qui conduit soit à progresser soit à rétrograder dans la vie chrétienne, n’est pas une chose à prendre à la légère. Ce pas ne devrait être franchi qu’après un profond exercice devant Dieu et la certitude de Sa pensée.

 

Se marier dans le Seigneur

Le croyant est exhorté à ne pas se mettre sous un joug mal assorti avec les incrédules (2 Corinthiens 6 v. 14) ; par conséquent, le mariage d’un chrétien avec quelqu’un qui n’est pas véritablement un croyant, n’est pas du tout une union selon Dieu. (Que dans sa grâce souveraine Dieu puisse intervenir, sauver le conjoint inconverti et bénir, est un sujet tout autre, et ne change en rien la déclaration qui précède). Se marier « dans le Seigneur  (1 Corinthiens 7 v. 39) » va plus loin, c’est reconnaître sa seigneurie et son autorité dans ce pas si solennel (voir Luc 6 v. 46) ; c’est épouser celui ou celle que le Seigneur a choisi pour moi. Souvenons-nous donc que le simple fait que deux personnes sont croyantes n’est pas une indication que leur union serait selon sa volonté.

Peut-être le lecteur sera-t-il perplexe et posera-t-il la question : Comment puis-je savoir qui est celui (ou celle) que le Seigneur désire que j’épouse ? La manière de connaître la pensée de Dieu pour ce pas si important est la même que pour tout autre sujet, qu’il soit petit ou grand. Elle se trouve dans la prière et l’attente confiante dans le Seigneur, dans sa communion, en cherchant sa face et en sondant sa Parole.

Mais le premier pas et le plus indispensable pour connaître la pensée de Dieu, c’est de n’avoir aucune volonté propre à cet égard. Lorsque nos volontés ne sont pas en activité, Dieu peut et veut nous montrer sa volonté « bonne et agréable et parfaite », que nous sommes invités à reconnaître telle (Romains 12 v. 2). Alors nous pourrons distinguer la direction de son œil et entendre sa voix nous communiquer sa pensée. Et comme le serviteur d’Abraham autrefois, qui avait été envoyé pour chercher une épouse pour Isaac, notre heureuse expérience sera : « Lorsque j’étais en chemin, l’Éternel m’a conduit  (Genèse 24 v. 27) ». « Dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers  (Proverbes 3 v. 6) ».

Dans cette époque de moralité relâchée et de trop grande liberté, il peut être nécessaire de dire que la conduite de jeunes gens et de jeunes filles, et de personnes plus âgées aussi, qui « flirtent » à leur gré avec différents partenaires, n’est certainement pas de Dieu. L’affection est une chose trop sacrée pour qu’on joue avec elle. Une personne - et une seule - devrait être admise dans le cercle le plus intime de l’affection humaine ; toutes les autres doivent être tenues à distance. Être légers dans de tels sujets, c’est aller au-devant de désastres moraux. Ce sont les voies de ce présent siècle mauvais, et un croyant ne devrait jamais admettre de tels principes. Ne pas être satisfait d’un seul amour, c’est n’avoir pas connu le vrai amour, et la plupart des divorces n’ont d’autre cause que la légèreté avec laquelle le mariage a été conclu.

 

 

Toutefois, si l’on s’est engagé précipitamment ou si l’on a commencé une fréquentation et que l’on découvre ensuite que ce n’est pas du tout selon la volonté du Seigneur, il vaut beaucoup mieux rompre que continuer dans cette fausse voie et vivre le reste de ses jours dans l’affliction. Nous ne voudrions certainement pas encourager dans la moindre mesure la pratique de la rupture des fiançailles, mais dans les circonstances que nous venons de mentionner, c’est le mieux qu’il reste à faire. Chacun devrait être exercé devant Dieu et être certain de sa volonté avant de s’engager. Plus d’un déchirement de cœur dû à des fiançailles rompues serait ainsi évité.

Une autre pratique courante peut être mentionnée ici : La conduite inconvenante et peu féminine de jeunes personnes faisant le premier pas dans le début d’une fréquentation. Une telle hardiesse, qui fait sortir de la place que Dieu a donnée à chacun, est une offense aux sensibilités de la vraie nature humaine et d’un esprit spirituel. Elle est tout à fait contraire à la parure « d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu », et que les femmes sont exhortées à cultiver (1 Pierre 3 v. 1 à 4). Celles qui agissent ainsi avec hâte et provocation pour « trouver un mari » sont le plus souvent les perdantes en fin de compte. La femme pieuse qui s’attend paisiblement au Seigneur et exprime les désirs de son cœur devant Lui par la prière, ne peut manquer d’être bénie, en cela comme en toute autre chose.

Ce qui attire deux cœurs ensemble dans le lien envisagé du mariage devrait donc être un amour vrai et profond et une affection divinement implantée en l’un et l’autre. Avec la connaissance de la volonté de Dieu à cet égard, ce devrait être le seul motif du mariage. La fortune, la position, les avantages terrestres, la beauté, sont souvent les véritables motifs sous-jacents de bien des fiançailles et des mariages. Mais toutes ces choses ne peuvent pas produire l’amour véritable, la joie et la paix conjugales, ni par conséquent le vrai bonheur. L’amour est « le lien de la perfection », un lien qui ne fait jamais défaut (Colossiens 3 v. 14 ; 1 Corinthiens 13 v. 8). Seul l’amour qui trouve sa source en Dieu et qui se renouvelle dans les « verts pâturages » de sa Parole, dans les « eaux paisibles » de sa présence, résistera à la violence des flots qui surgissent dans la vie matrimoniale avec tous ses problèmes et ses épreuves.

Enfin, l’objet de tous fiancés devrait être que le foyer qu’il vont fonder soit à la gloire de Dieu. Qu’y a-t-il de plus heureux que de créer un nouveau foyer sous la direction du Seigneur et pour Lui, où il est invité, et comme « contraint de demeurer avec nous ». Que ce soit là notre portion bénie !

 

III. Chapitre

Mari et femme

Les relations de notre cercle domestique devraient exprimer et refléter nos relations célestes. Mais ce ne sera le cas que si nous réalisons toujours plus profondément et plus complètement ces dernières, dans la puissance d’un Esprit non attristé. Ainsi tout au long des épîtres de l’apôtre Paul, le Saint Esprit place d’abord devant nous toute la vérité de nos relations, de nos bénédictions et de notre position célestes. Puis il s’occupe de nos relations terrestres, comme découlant de celles-ci, et il établit pleinement notre responsabilité et nos devoirs respectifs.

Dans la mesure où nous sommes à l’aise quant aux bénédictions attachées à ces relations célestes, et où nous tenons ferme Christ, le Chef, nous remplirons notre place dans nos relations respectives ici-bas. Ceux qui ne jouissent pas de ces vérités célestes ne les manifesteront pas dans leur foyer ici-bas.

Si le chef d’une famille chrétienne ne sait pas se comporter en tant que chef du foyer et mari, il montre qu’il ne tient pas ferme le Chef en haut ou qu’il ne jouit pas de l’amour de Christ pour son assemblée. Si une femme ne réalise pas que l’assemblée doit être soumise à Christ, et ne jouit pas de sa relation bénie envers Christ comme faisant partie de son Épouse, elle faillira dans cette heureuse relation envers son mari et dans la soumission qui lui est due. cela est également vrai dans les relations de parents et enfants, maîtres et serviteurs.

Considérons donc à cette lumière la plus importante et la plus intime de toutes les relations de famille - celle de mari et femme - la relation de base du foyer, de laquelle dépend toutes les autres. Comme cela a déjà été relevé, c’est la première relation humaine que Dieu a donnée à l’humanité, et elle est la plus heureuse et la plus sacrée.

Si nous nous tournons vers cette magnifique épître aux Éphésiens où nos relations célestes, et les relations terrestres qui y correspondent, sont si pleinement exposées, nous trouvons les instructions très claires quant à cette relation de mari et femme. Après que la vérité de Christ et de son assemblée a été exposée dans toute son élévation et que des exhortations pratiques ont été données quant à une marche digne de notre appel céleste, cette relation est abordée au chapitre 5 v. 22 à 33, sous le type incomparable de Christ et de l’assemblée.

« Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur ; parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. Mais comme l’assemblée est soumise au Christ, ainsi que les femmes le soient aussi à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos propres femmes, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle… De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa propre femme s’aime lui-même. Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée… Toutefois, que chacun de vous aussi en particulier aime sa propre femme comme lui-même ; et quant à la femme, qu’elle craigne son mari ».

Ces versets ne donnent pas la totalité des injonctions concernant le mariage, mais relèvent ce que le mari et la femme sont le plus enclins à oublier et ce à quoi ils manquent le plus facilement. Les caractéristiques essentielles de leur relation l’un envers l’autre sont énumérées et affirmées pour le vrai maintien de cette union donnée par Dieu, selon les pensées et le propos de Dieu.

Ce qui devrait caractériser la relation de la femme envers son mari, c’est la soumission au chef (la tête) que Dieu lui a donné, tandis que l’amour devrait marquer le soin du mari pour sa femme. Ces deux choses - le mari aimant sa femme et la femme craignant son mari et lui étant soumise - sont les deux piliers dont dépendent la vraie paix et le vrai bonheur matrimoniaux.

Dieu, qui connaît parfaitement le cœur humain, savait en quoi les maris et les femmes manqueraient le plus et ce qui est contraire à nos penchants naturels. Aussi dans une sagesse divine, en des phrases d’une concision admirable, l’apôtre inspiré a donné de sa part exactement ce que chaque conjoint dans cette union bénie a le plus besoin de cultiver.

 

Femmes

Il est naturel pour une femme d’aimer ; l’affection est implantée profondément et solidement dans son cœur, aussi n’a-t-elle pas besoin d’être spécialement exhortée à aimer son mari. Mais elle est portée à oublier de lui être soumise comme au Seigneur, et à chercher plutôt à diriger. Comme Ève, elle est encline à quitter sa place, à prendre l’initiative et à tomber dans le péché de la désobéissance. Aussi est-il important qu’il lui soit rappelé d’honorer son mari, de le consulter et de se soumettre à lui comme étant son chef.

Cette soumission de la femme au mari doit être « comme au Seigneur ». Le Seigneur est introduit comme Celui dont dérive l’autorité du mari. La femme doit reconnaître le Seigneur derrière son mari, comme étant l’autorité dirigeante et dominante dans la vie de famille, et se souvenir que, de même que « le chef de la femme, c’est l’homme », « le chef de tout homme, c’est le Christ  (1 Corinthiens 11 v. 3) ». Ainsi les décisions selon Dieu prises par le mari seront pour elle l’expression de la volonté du Seigneur, et elle devrait s’y soumettre joyeusement et de bon gré.

Sa soumission ne doit pas être conditionnée par le caractère de son mari. Quelque exerçante que puisse être la position d’une femme unie à un mari faible, déraisonnable ou incrédule, son devoir ne doit pas être déterminé par la valeur ou la sagesse de l’homme, mais par la volonté du Seigneur. Quel que puisse être l’homme, il est son mari, et elle lui obéit « comme au Seigneur ». Mais ces termes marquent aussi les limites de sa soumission. Lorsque l’obéissance à son mari entre en conflit avec l’autorité supérieure du Seigneur et Sa volonté expresse dans la Parole, cette soumission doit prendre fin. Il faut obéir au Seigneur plutôt qu’à l’homme, bien qu’il puisse en résulter de la souffrance.

En ce 21° siècle, la soumission de la femme est démodée et peu populaire. Les femmes réclament a liberté et des droits égaux à ceux des hommes ; pourtant la soumission de la femme à son mari est le commandement positif de Dieu, et l’épouse chrétienne est exhortée à la pratiquer. Sans elle, il ne peut y avoir de vraie vie familiale dans la joie et la bénédiction. Lorsque l’ordre de Dieu est enfreint, la peine et le désordre s’ensuivent, comme on le voit aujourd’hui dans de nombreux foyers.

Il n’est pas question de supériorité de l’homme ou d’infériorité de la femme, mais de l’ordre selon Dieu et de la volonté de Dieu. Une femme qui assume la direction de la maison au mépris de son mari, est malheureuse et misérable, et récoltera sans doute les fruits amers de sa propre rébellion dans la vie déréglée de ses enfants élevés dans le désordre.

Enfin, la femme doit se souvenir que, dans sa soumission à son mari, elle est un type et une image de la soumission de l’Assemblée à Christ, son Chef. Combien cela devrait inciter le cœur à brûler ainsi davantage pour le Seigneur dans la sphère journalière de la vie domestique !

 A suivre...

 

 

 

 


 

 

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