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Chers amis, je pense maintenant à une question qui doit précéder ce sujet : Êtes-vous baptisés ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une question de toute importance. La parole de Dieu dit : « Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé  (Marc 16 v. 16) ». Et, en 1 Pierre 3 v. 21, il est dit en relation avec le baptême : « Or cet antitype vous sauve aussi maintenant ». En d’autres termes, dans ces passages, et ailleurs, il est parlé d’un salut qui est lié au baptême.

Cette pensée vous est sans doute étrangère et semble être en contradiction avec ce que je vous ai écrit précédemment au sujet de la nécessité de la repentance envers Dieu et de la foi au Seigneur Jésus Christ pour être sauvé. La difficulté vient de ce que la plupart du temps quand on parle de « salut », on pense seulement à « aller au ciel » ou « être converti et avoir le pardon de ses péchés ». Mais les Saintes Écritures lient également au mot « salut » une autre pensée. Cela apparaît très clairement en Actes 2 v. 40 : « Sauvez-vous de cette génération perverse ». Il est ici impossible de donner comme signification : « Aller au ciel » ou « recevoir le pardon des péchés ».

Le baptême n’a rien à voir avec le fait d’aller au ciel. Notre relation éternelle avec Dieu, la position que nous aurons dans l’éternité, dépend de la confession de nos péchés devant Dieu et de notre foi au Seigneur Jésus. Le brigand sur la croix n’a jamais été baptisé et pourtant le Seigneur lui dit : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Et après lui, des milliers d’hommes ont été convertis sur leur lit de mort et sont allés au Seigneur Jésus sans avoir jamais été baptisés.

Mais quant à notre position sur la terre, le baptême a une signification de toute importance. Les Juifs qui avaient cru à la parole annoncée par Pierre le jour de la Pentecôte se sont séparés extérieurement par le baptême du peuple juif lequel, à cause du rejet de Christ, restait sous le jugement de Dieu. Ce jugement a été exécuté par les armées romaines sous Titus, en l’an 70 de notre ère. Mais la parole de Dieu s’applique aujourd’hui encore à son peuple. La colère du ciel va bientôt tomber sur ce monde coupable. Ceux qui croient et sont baptisés se dissocient de ce monde et de son jugement. Le baptême, en figure, nous sauve maintenant, comme nous le lisons en 1 Pierre 3 v. 21.

 

1 - Que signifie le baptême ?

Le baptême était reconnu d’une manière générale parmi les Juifs. Par ce qui était appelé le baptême des prosélytes, un païen se séparait de son peuple et se joignait à Israël. Nous trouvons également cette pensée chez Jean le Baptiseur. Il annonçait que le jugement sur les Juifs était à la porte (Luc 3 v. 7 à 9 ; 16 à 20). Ceux qui recevaient sa parole étaient baptisés et se séparaient de cette manière du peuple incrédule. Le Seigneur Jésus se fit baptiser pour s’identifier au Résidu croyant. Il entra par la porte dans la bergerie (Jean 10 v. 1 à 3).

Nous trouvons cette même pensée très clairement exprimée dans ce qui est appelé le baptême chrétien. Dans l’évangile selon Matthieu, le Seigneur est présenté comme le Roi d’Israël. Lorsqu’il envoya ses disciples prêcher (Matthieu 10 v. 5), il leur dit par conséquent : « Ne vous en allez pas sur le chemin des nations, et n’entrez dans aucune ville de Samaritains ; mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël ».

Israël rejeta son Roi. Alors le Seigneur dit que le « royaume des cieux », ne serait pas encore établi dans la gloire, mais qu’il serait seulement établi dans une forme provisoire, un royaume duquel le roi est absent et dans lequel l’ennemi a encore la puissance de déployer son activité (Matthieu 13). En même temps, le Seigneur montre que le royaume ne doit plus maintenant être limité à Israël seul : « Le champ, c’est le monde ». « Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme  (v. 38 et 37) ». Lorsque le Seigneur eut définitivement été rejeté et qu’il eut été crucifié, il rassembla ses disciples en Galilée, loin de Jérusalem. Là il leur donna la mission de prêcher dès lors l’évangile à toutes les nations. Tous ceux qui reçoivent cet évangile n’ont plus à être ajoutés à Israël, mais doivent être baptisés pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Le royaume étant maintenant venu dans la Personne du Roi, la Trinité est parfaitement révélée, et ainsi il n’y a pas d’autre chemin que de venir à Dieu (la Trinité). Mais parce que sur la terre Dieu n’est connu que dans le Seigneur Jésus, l’Écriture dit à maintes reprises que les croyants sont baptisés pour son nom.

 

2 - Baptisé pour le Seigneur Jésus crucifié.

1 Corinthiens 10 v. 2 montre clairement ce que signifie « baptiser pour ». Cela veut dire être rattaché à quelqu’un, être placé dans la même position. Les Israélites ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer. De même nous sommes baptisés pour le nom du Seigneur Jésus (Actes 19 v. 5, etc.). Mais nous ne sommes pas baptisés pour un Seigneur vivant, glorifié dans le ciel. Certes, nous sommes unis à ce Seigneur. Maintenant déjà nous pouvons avoir communion avec Lui et, dans l’éternité, nous partagerons sa gloire dans tout ce qu’il possédera en vertu de son œuvre à la croix.

Mais ce monde ne le connaît pas comme le Ressuscité, le Glorifié. Il l’a vu pour la dernière fois alors qu’il mourait sur la croix et était enseveli. Pour le monde, il est Celui qui a subi la mort ignominieuse de la croix et qui a été enseveli, Celui qu’il a mis à mort.

Eh bien ! Nous avons reçu ce Crucifié. Dieu nous a amenés à reconnaître que le salut ne pouvait être trouvé qu’en son nom, le nom de cet homme rejeté (Actes 4 v. 11 et 12). Par Lui nous avons reçu le pardon des péchés et la vie éternelle. Nous partagerons éternellement avec Lui sa place dans la gloire. Nous voulons maintenant aussi partager avec Lui sa place sur la terre, la place du rejet. Et cela répond à la pensée de Dieu : « Si du moins nous souffrons avec Lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec Lui  (Romains 8 v. 17) ».

 

3 - « Le monde entier gît dans le méchant (1 Jean 5 v. 19) ».

Dieu a créé Adam dans l’innocence et la pureté. Mais Adam n’obéit pas à Dieu et devint un pécheur. Ses descendants s’unirent pour devenir grands, pour être forts contre Dieu et pour rendre inefficace la malédiction sur cette terre. Caïn bâtit la première ville. Ses descendants furent des inventeurs, qui rendirent la vie plus agréable. Et finalement les hommes s’allièrent pour être grands et puissants (Genèse 11 v. 4). C’est ainsi que se constitua le monde, la vie communautaire organisée des hommes. Dieu s’occupait de ce monde. Il l’avertit par Noé. Après le déluge, il établit un nouveau commencement sur la terre purifiée. Lorsque les hommes se détournèrent à nouveau de Lui et s’adonnèrent à l’idolâtrie, il appela Abraham, parla avec lui, sépara sa famille de tous les peuples, lui donna ses commandements et ses ordonnances, conclut une alliance avec lui et le conduisit dans son pays, dans le pays d’Emmanuel.

Nous connaissons le résultat. Les descendants d’Abraham aussi se détournèrent de Dieu, bien que Dieu leur parlât par sa discipline, ses juges, ses rois et ses prophètes.

Il envoya ensuite son Fils. Dieu voulait leur pardonner leurs péchés et leur offrait le Seigneur Jésus comme Réconciliateur : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes  (2 Corinthiens 5 v. 19) ». Mais au lieu d’accepter la main que lui tendait Dieu, le monde rejeta le Seigneur Jésus. « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous ». Sa condamnation était fondée sur le fait qu’il était le Fils de Dieu. Ils le crucifièrent et, ce qui augmente leur responsabilité, ils le mirent à mort ignominieusement.

À la croix tout le monde se ligua contre le Seigneur. Hérode et Pilate devinrent amis. Le souverain sacrificateur et les scribes, la puissance religieuse la plus élevée sur la terre, s’unirent à l’empire romain, la puissance civile et politique la plus grande. L’inscription sur la croix était rédigée dans les trois langues du monde d’alors. Dans leur lutte contre Dieu, ils étaient tous conduits par Satan.

Là, à la croix, l’état du monde fut pleinement manifesté ; pas seulement l’état de ceux qui étaient présents, mais aussi celui de toute la vie communautaire organisée des hommes. Tous les moyens dont disposait cette société furent employés dans la lutte contre Dieu. Il n’y a maintenant plus de grâce pour le monde. Après la croix, Dieu n’a plus rien à offrir. Il ne reste pour lui que le jugement, et Dieu l’exécutera bientôt sans grâce. C’est ce que nous décrivent les chapitres 6 à 20 de l’Apocalypse.

Si Dieu n’exécute pas encore maintenant le jugement c’est parce qu’il offre encore la grâce à des individus. C’est à des individus qu’il ordonne de se repentir et qu’il dit : « Soyez réconciliés avec moi ! »

 

4 - La croix de Christ.

À la croix, Dieu considérait le monde avec colère. Comment pouvait-il en être autrement face au mépris et à la honte dont les hommes accablaient son Fils. Sur la terre il y avait cependant un endroit sur lequel son regard pouvait s’abaisser avec amour et pleine satisfaction. C’était la croix, avec Celui qui y était cloué. Alors que le monde entier avec tous ceux qui lui appartenaient était assemblé contre Celui qui était sur la croix, Dieu a laissé voir, sans aucun doute possible, qu’il était du côté du Crucifié.

Telle est la situation, sur la terre, depuis la croix : D’un côté le monde qui a mis à mort Christ, et qui ne le connaît pas autrement que comme le Crucifié enseveli, et de l’autre côté la croix et ceux qui sont unis à elle. Dieu offre encore sa grâce à l’individu, mais uniquement par Jésus. Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, et l’a fait Seigneur et Christ (Actes 2 v. 36). Ce n’est que si l’on croit au Crucifié et qu’on le reçoit comme Seigneur qu’on est sauvé, c’est-à-dire délivré du jugement. « Mais nous, nous prêchons Christ crucifié, aux Juifs occasion de chute, aux nations folie, mais à ceux qui sont appelés, et Juifs et Grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu  (1Corinthiens 1 v. 23 et 24) ».

Vous avez donc maintenant reconnu le Seigneur Jésus comme le seul chemin par lequel un pécheur peut s’approcher de Dieu et recevoir le pardon des péchés. Vous l’avez aussi accepté comme votre Seigneur. Et vous serez éternellement unis à Lui, et participerez à tous les résultats glorieux de l’œuvre de la croix.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour la vie sur la terre ? Cela veut dire que vous reconnaissez que le monde a agi injustement en crucifiant le Seigneur, plus même : Que vous avez passé du camp du monde à celui du Seigneur Jésus, que vous appartenez à la famille de Dieu ; mais cela doit être manifesté publiquement. Il ne suffit pas de l’avoir fait dans son cœur. Il vous faut aussi extérieurement être séparés du monde. C’est pourquoi il ne suffisait pas à Israël de se mettre à l’abri du sang de l’agneau ; le peuple devait également sortir d’Égypte. Et c’est seulement après qu’il eut passé à travers la mer Rouge que la parole de Dieu dit qu’il est racheté. Et en 1 Corinthiens 10 nous avons vu que le passage à travers la mer Rouge sert d’image pour le baptême.

Ainsi, par le baptême, nous entrons dans la profession chrétienne, nous sommes placés publiquement du côté du Seigneur, qui a été rejeté et crucifié par le monde. C’est là la vraie confession de foi de l’homme, car c’est reconnaître Jésus crucifié comme Seigneur : Le baptisé est placé de son côté, contre le monde : « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés pour le Christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa mort  (Romains 6 v. 3) ? »

Dieu, dans son gouvernement, nous voit alors comme sortis de ce monde placé sous le jugement, et amenés sous l’autorité d’un Seigneur qui est le Sauveur mort, qui a porté le jugement pour nous. C’est le terrain où il n’y a plus de jugement, mais au contraire la délivrance de la puissance du péché, du monde, de Satan et de la loi. C’est pourquoi Ananias dit à Saul : « Lève-toi et sois baptisé, et te lave de tes péchés, invoquant son nom  (Actes 22 v. 16) ». Est-ce donc que Paul n’était pas alors lavé de ses péchés ? Pour ce qui en était de son salut éternel, pour Dieu, certainement. S’il était mort avant d’avoir été baptisé, il aurait sans aucun doute été au ciel. Ananias l’appelle frère. Mais, en ce qui concernait le gouvernement de Dieu ici sur la terre, ses péchés n’étaient pas encore ôtés. Extérieurement, Paul appartenait encore au monde qui est placé sous le jugement.

C’est pourquoi en 1 Pierre 3 il est dit que l’antitype de l’eau du déluge, le baptême, nous sauve maintenant. De même que, à travers l’eau du jugement, Noé passa du lieu du jugement au lieu de la faveur divine (la terre purifiée) (Genèse 8 v. 21), nous aussi, par l’eau du baptême qui parle du jugement de Dieu sur le péché à la croix, nous passons ouvertement sous la seigneurie d’un Jésus mort, sur lequel le regard de Dieu se repose avec satisfaction. Aussi Pierre également, en Actes 2, dit : « Sauvez-vous de cette génération perverse. Ceux donc qui reçurent sa parole, furent baptisés ».

 

Une fois encore, je vous demande, êtes-vous baptisés ?

Si vous ne l’êtes pas, vous n’êtes pas encore ici bas un chrétien, car vous n’avez pas été introduits dans la profession chrétienne, cela de la seule manière que la parole de Dieu reconnaisse. Si vous avez appris à connaître le Seigneur Jésus comme Celui par la mort duquel vous avez reçu le pardon des péchés et la vie éternelle, Celui avec qui vous serez unis dans la gloire éternelle, ne voulez-vous pas ici-bas aussi Lui être associés publiquement ? Cela même si une telle place est méprisée et haïe par le monde ?

Dans ce qui vient d’être dit, je n’ai évidemment pas traité tous les côtés du baptême. Je n’ai pas non plus parlé du grand privilège des parents chrétiens de faire baptiser leurs enfants. Je me suis limité à la signification première, qui est bien la plus importante.

Avec mes affectueuses salutations.

Votre frère attaché dans le Seigneur Jésus

 

 

 

 

 

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