1. Les ravages obscurs de la psychologie
Intro et chap: 1 - Ses racines : Les fondements occultes et humanistes des Pères de la psychologie - Ce que beaucoup ignorent, c’est que la psychologie, loin d’être un terrain neutre. Sous couvert d’aide et de compassion, elle risque de détourner les cœurs de la seule source de vraie guérison et de délivrance : Jésus-Christ.
INTRODUCTION
Dans notre société contemporaine, la psychologie est devenue une autorité presque incontestée. On la consulte pour tout : anxiété, dépression, conflits conjugaux, éducation des enfants, traumatismes passés, manque de confiance en soi, et même pour « trouver son vrai moi ». Les cabinets de psychologues et de psychothérapeutes se multiplient, les livres de développement personnel envahissent les rayonnages des librairies, les podcasts et les réseaux sociaux regorgent de « coachs mentaux », et les formations en « santé mentale » pullulent jusque dans les églises. On parle de « blessures intérieures », de « schémas toxiques », de « besoin d’être validé », de « guérison émotionnelle ». Tout semble tourner autour de l’écoute empathique, de l’exploration du passé et de l’acceptation inconditionnelle de soi.
Beaucoup présentent la psychologie comme une science neutre, objective, presque salvatrice. On nous dit qu’elle est indispensable pour comprendre l’être humain dans sa complexité, qu’elle apporte des outils concrets là où la foi seule serait insuffisante face à la souffrance moderne. Et pourtant… derrière cette apparence bienveillante se cachent des racines sombres, des fondements philosophiques et spirituels qui s’opposent radicalement à la révélation de Dieu dans les Écritures.
Les pères fondateurs de la psychologie moderne – Sigmund Freud, Carl Gustav Jung, Wilhelm Reich et bien d’autres – n’ont pas construit leurs théories sur une observation purement scientifique et désintéressée de l’homme. Leurs œuvres sont imprégnées d’humanisme athée, de matérialisme réductionniste, d’occultisme assumé et d’une vision pervertie de la sexualité qui élève les pulsions les plus basses au rang de moteur essentiel de la vie psychique. Ces influences n’ont pas disparu avec le temps ; elles irriguent encore les pratiques thérapeutiques actuelles, même lorsqu’elles se parent d’un langage plus doux ou d’un vernis chrétien.
La Parole de Dieu, elle, est d’une clarté tranchante. Elle nous met solennellement en garde :
« Ainsi parle l’Éternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui fait de la chair son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel ! Il est comme un arbuste dans la steppe… » (Jérémie 17.5-6).
« Il n’y a point de sagesse, point d’intelligence, point de conseil en face de l’Éternel » (Proverbes 21.30).
« Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux… mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël ! » (Ésaïe 31.1).
Et concernant les pratiques occultes dont certains fondateurs de la psychologie étaient friands : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien… Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel » (Deutéronome 18.10-12).
L’apôtre Paul nous exhorte à « examiner toutes choses ; retenir ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21) et à « éprouver les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu » (1 Jean 4.1). Or, ce que beaucoup ignorent, c’est que la psychologie, loin d’être un terrain neutre, peut devenir un terrain miné où l’ennemi de nos âmes tend des pièges subtils. Sous couvert d’aide et de compassion, elle risque de détourner les cœurs de la seule source de vraie guérison et de délivrance : Jésus-Christ, le Bon Berger qui restaure l’âme (Psaume 23.3), le Médecin merveilleux qui guérit les cœurs brisés (Psaume 147.3) et dont les meurtrissures nous ont apporté la guérison (Ésaïe 53.5 ; 1 Pierre 2.24).
Je ne parle pas ici en théoricien détaché. J’ai moi-même traversé des années de souffrances profondes : blessures d’enfance, échecs, déchirements dans mon couple, un cœur meurtri et une âme en miettes. Pendant un temps, alors que j'étais déjà chrétienne, j’ai consulté une psychologue, espérant trouver des réponses, du soulagement, une écoute qui comprenne enfin ma douleur. Cette personne m’a écoutée, m’a aidée à mettre des mots sur certaines choses, mais au fond, elle n’a fait que poser un pansement sur des plaies béantes. Un jour, je lui ai partagé que j'en voulais à ma belle-mère et que je sentais qu'il fallait que je lui pardonne. Sa réponse m'a profondément choquée : "Mais vous n'êtes pas obligée de pardonner !"
Je lui ai rétorqué : "Oh, que si, je suis chrétienne !", car la Bible nous commande de pardonner comme Dieu nous a pardonné (Éphésiens 4.32 ; Matthieu 6.14-15). À partir de ce moment, j'ai compris que ce n'était plus possible de continuer avec elle, tant cette vision relativisait un principe biblique fondamental. Le vrai changement, la vraie paix, la vraie restauration ne sont venus que plus tard – lorsque j’ai compris, par la prédication fidèle de l’Évangile, qui j’étais réellement aux yeux de Dieu : une pécheresse rachetée à grand prix par le sang de Christ (1 Corinthiens 6.20), une créature déchue mais appelée à devenir une nouvelle création (2 Corinthiens 5.17).
Quand j’ai saisi la profondeur du message de la croix – non pas une croix édulcorée qui excuse tout, mais la croix qui expose le péché dans toute sa laideur et offre la grâce dans toute sa puissance. C’est alors que les chaînes ont commencé à tomber, que les fruits de l’Esprit ont commencé à apparaître, que la joie et la paix ont inondé mon cœur. Pas grâce à des techniques thérapeutiques, mais grâce à Christ seul, par Sa Parole et Son Esprit.
Ce témoignage n’est pas unique. Des milliers de frères et sœurs, à travers les siècles et encore aujourd’hui, ont connu la même délivrance radicale sans passer par les cabinets des psychologues. Et pourtant, dans nos églises, on voit de plus en plus de chrétiens rester des années dans une immaturité spirituelle, dépendants d’une écoute humaine, s’apitoyant sur leur sort, cherchant sans cesse des explications psychologiques à leurs luttes au lieu de se laisser confronter par la vérité de Dieu et transformer par Sa grâce.
Ce livre a donc un double objectif :
1. Exposer avec clarté et sans compromis les dangers réels de la psychologie moderne – ses racines occultes, ses fondements antibibliques, sa vision déformée de l’homme, de Dieu et du péché, son mercantilisme et les pièges de dépendance qu’elle crée.
2. Rappeler avec force la suffisance absolue de la Parole de Dieu et la puissance unique de Jésus-Christ pour guérir, restaurer et sanctifier complètement ceux qui s’abandonnent à Lui.
Nous allons cheminer ensemble à travers ces chapitres pour que la lumière de l’Écriture éclaire ce domaine souvent laissé dans l’ombre. Ma prière est que ce livre ouvre les yeux, fortifie les convictions et ramène le plus grand nombre à une dépendance totale envers le Seigneur. Car Lui seul connaît parfaitement le cœur de l’homme (Jérémie 17.9-10), Lui seul peut le sonder, le purifier et le renouveler.
Que le Saint-Esprit nous guide dans cette étude et nous garde dans toute la vérité (Jean 16.13).
Maintenant, entrons sans détour dans le vif du sujet.
Chapitre 1. Ses racines : Les fondements occultes et humanistes des Pères de la psychologie.
Pour comprendre les dangers profonds de la psychologie moderne, il est essentiel de remonter à ses origines. Contrairement à ce que beaucoup imaginent – une discipline purement scientifique, née de l'observation neutre et empirique de l'esprit humain –, les fondations de la psychologie reposent sur des influences occultes, spirites et humanistes qui imprègnent encore aujourd'hui ses théories et ses pratiques. Les « pères » de cette discipline n'ont pas bâti leur édifice sur la Parole de Dieu ou sur une vision créatrice de l'homme, mais sur des expériences personnelles avec le monde des esprits, des pulsions matérialistes et une exaltation de l'homme autonome.
La Bible nous avertit clairement contre de telles pratiques : « Qu'on ne trouve chez toi personne [...] qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, de sorcier, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel » (Deutéronome 18.10-12). Ces interdits divins ne sont pas arbitraires ; ils protègent l'âme des influences démoniaques qui se déguisent en connaissance ou en sagesse (2 Corinthiens 11.14).
Examinons les principaux fondateurs et leurs racines manifestement occultes.
Sigmund Freud : L'intérêt ambigu pour l'occultisme et la télépathie.
Sigmund Freud (1856-1939), souvent considéré comme le père de la psychanalyse, a toujours cherché à démarquer sa discipline de l'occultisme pour la rendre « scientifique ». Pourtant, son attitude envers les phénomènes paranormaux était ambivalente et évolutive. Influencé par son disciple Sándor Ferenczi, passionné de spiritisme dès sa jeunesse (son premier article médical, en 1899, portait sur le spiritisme), Freud s'est progressivement ouvert à l'idée de télépathie et de transmission de pensée.
Freud a exploré la télépathie comme un possible « noyau de vérité » dans l'occultisme, la voyant comme un mode de communication archaïque entre les inconscients. Dans des conférences comme « Rêve et occultisme » (1933), il évoque la télépathie comme une réalité potentielle, un « mode de communication archaïque » qui subsisterait en arrière-plan. Il a même adhéré à des sociétés de recherche psychique et correspondu abondamment sur ces sujets avec Ferenczi, partageant expériences et réflexions sur la transmission de pensée.
Bien que Freud ait souvent rationalisé ces phénomènes par des processus inconscients, son intérêt croissant pour la télépathie (dans les années 1920-1930) montre qu'il n'a jamais pleinement rejeté l'occultisme. Cela a même inquiété certains disciples, comme Ernest Jones, qui craignait pour la réputation scientifique de la psychanalyse. Freud lui-même avouait que l'occultisme le rendait « perplexe jusqu'à lui en faire perdre la tête ».
Ces influences ont marqué la psychanalyse : une vision matérialiste de l'homme, réduite à des pulsions inconscientes, souvent sexuelles, sans place pour un Dieu personnel ou une âme immortelle.
Carl Gustav Jung : L'immersion profonde dans le spiritisme et l'occultisme.
Si Freud était ambivalent, Carl Gustav Jung (1875-1961) était profondément immergé dans l'occultisme dès son enfance et sa carrière. Sa famille maternelle baignait dans le spiritisme : sa grand-mère Augusta Preiswerk était clairvoyante (elle tomba dans le coma à 20 ans et communiqua avec les morts), sa mère Emilie voyait des esprits la nuit, et son grand-père Samuel Preiswerk, pasteur, conversait avec l'esprit de sa première épouse décédée, lui réservant une chaise dans son bureau.
Jung lui-même organisa et participa à des séances spirites familiales dès l'adolescence. Sa cousine, Hélène Preiswerk (1881-?), servit de médium lors de nombreuses séances où des esprits – souvent des ancêtres de Jung – se manifestaient. Ces expériences formèrent la base de sa thèse de doctorat en 1902 : Sur la psychologie et la pathologie des phénomènes dits occultes, un cas de somnambulisme chez une médium spirite.
Jung y décrit les transes d'Hélène, les personnalités secondaires et les communications avec les morts, tout en les analysant psychologiquement. Influencé par Théodore Flournoy (qui étudia la médium Hélène Smith), Jung intégra ces phénomènes à sa théorie de l'inconscient collectif et des archétypes, puisant dans l'alchimie, la gnose, l'astrologie et les mythologies ésotériques.
Jung ne rejeta jamais ces racines : il considéra toujours l'occultisme comme une porte sur l'inconscient collectif, confondant psychique et spirituel. Cela le mena à diviniser le « Soi » et à syncrétiser des éléments païens, gnostiques et orientaux, loin de la révélation biblique unique en Christ (Jean 14.6).
Wilhelm Reich et d'autres : La perversion sexuelle comme fondement.
Wilhelm Reich (1897-1957), disciple de Freud, poussa plus loin la dimension sexuelle, voyant dans l'orgasme complet la clé de la santé mentale et sociale. Ses théories, imprégnées d'un matérialisme extrême, prônaient une révolution sexuelle totale, influençant la culture moderne. Bien que moins occulte que Jung, Reich contribua à une vision de l'homme réduit à ses pulsions, sans morale divine.
Carl Rogers : L'humanisme centré sur l'expérience subjective et le rejet de l'autorité extérieure.
Carl Rogers (1902-1987), souvent présenté comme l'un des fondateurs de la psychologie humaniste – dite la « troisième force » après la psychanalyse et le behaviorisme –, a développé une approche thérapeutique centrée sur la personne. Il met l'accent sur l'acceptation inconditionnelle, l'empathie et la congruence, affirmant que l'homme est fondamentalement bon et capable de s'auto-actualiser si on lui offre un environnement favorable.
Bien que Rogers n'ait pas été directement impliqué dans des pratiques spirites comme Jung, ses racines idéologiques sont profondément humanistes et subjectivistes. Issu d'une famille protestante conservatrice, il abandonna progressivement la foi chrétienne lors de ses études théologiques, déclarant plus tard : « L'expérience est, pour moi, l'autorité suprême. Le critère de validité est mon expérience personnelle. Ni la Bible ni les prophètes – ni Freud ni la recherche – ni aucune révélation ne peut avoir une autorité supérieure à celle de ma propre expérience directe ».
Cette exaltation de l'expérience subjective personnelle au-dessus de toute autorité extérieure, y compris la Parole de Dieu, est un pilier de l'humanisme séculier. Rogers voyait l'homme comme intrinsèquement bon, capable de trouver en lui-même les réponses à ses problèmes, sans besoin d'une révélation divine ou d'une confrontation avec le péché. Cela contredit directement la Bible, qui affirme que « le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17.9) et que nous ne devons pas nous appuyer sur notre propre intelligence (Proverbes 3.5).
L'approche de Rogers favorise une empathie qui accepte tout sans jugement moral, risquant de rationaliser les comportements plutôt que de les confronter à la vérité divine. Son influence a pavé la voie à une psychologie où le « moi » devient la mesure de toute chose, un humanisme qui, bien que moins occulte que chez Jung, reste antibiblique en plaçant l'homme au centre au lieu de Dieu.
Abraham Maslow : Les « expériences de pointe » et l'ouverture au mysticisme syncrétiste.
Abraham Maslow (1908-1970), autre pilier de la psychologie humaniste, est célèbre pour sa hiérarchie des besoins et le concept d'auto-actualisation. Il décrivit les « peak experiences » (expériences de pointe) comme des moments d'extase, d'unité cosmique, de transcendance et de bonheur intense, qu'il compara explicitement aux expériences mystiques des religions.
Maslow affirmait que ces expériences – souvent déclenchées par l'art, la nature, l'amour ou même des états altérés de conscience – révèlent la « nature supérieure » de l'homme et constituent le cœur de toute religion authentique. Il écrivit : « Le noyau intrinsèque, l'essence de toute religion connue [...] a été l'illumination privée, solitaire et personnelle [...] du prophète ou du voyant. » Il alla jusqu'à proposer une « quatrième force » en psychologie : la psychologie transpersonnelle, qui intègre le spirituel, le mystique et le transcendant, mélangeant mysticisme oriental (bouddhisme, hindouisme), occidental et expériences psychédéliques.
Ces idées ouvrent la porte à un mysticisme syncrétiste, où les « peak experiences » sont vues comme naturelles et accessibles à tous, sans besoin d'un Dieu personnel révélé en Christ. Maslow influença directement la psychologie transpersonnelle, qui fusionne psychologie et spiritualités orientales ou New Age, souvent imprégnées d'occultisme (alchimie, états modifiés de conscience, etc.). Cela divinise l'expérience humaine et réduit la vraie révélation divine à une projection psychique, contredisant la Bible qui met en garde contre les faux mysticismes et les expériences spirituelles non ancrées en Christ (Colossiens 2.18-19 ; 2 Corinthiens 11.4).
L'humanisme de Maslow et Rogers, bien que moins explicitement occulte que chez Freud ou Jung, repose sur une exaltation du potentiel humain autonome et d'expériences subjectives élevées au rang spirituel. Ces fondements humanistes séculiers rejettent la dépravation de l'homme et sa dépendance totale à Dieu, préparant le terrain à une psychologie qui, sous couvert de bienveillance, détourne les âmes de la croix de Christ.
En résumé de ce chapitre, les racines de la psychologie moderne sont doubles : occultes et spirites chez certains (Jung surtout, Freud en partie), humanistes et subjectivistes chez d'autres (Rogers, Maslow). Toutes ces influences convergent vers une vision de l'homme sans Dieu, autonome et bon par nature – une vision radicalement opposée à l'Écriture, qui déclare que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23) et que la vraie sagesse commence par la crainte de l'Éternel (Proverbes 1.7).
Avec l'aimable autorisation de Laetitia Gilman: Site de l’auteur : www.iltaime.com
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