7. Fondamentaux bibliques (vol.3)

7. Fondamentaux bibliques (vol.3)

Chap: 5 - Dieu en toute chose - Rien n'aide autant le chrétien à supporter les épreuves de la vie que de prendre l'habitude de voir Dieu en toute chose. Il n'existe aucune circonstance, aussi insignifiante ou banale soit-elle, qui ne puisse porter un message de Dieu.

« Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. Ne sois point sage à tes propres yeux… » (Proverbes 3.6). Si nous perdons de vue cette vérité, la vie risque de n'être plus qu'une morne succession d'événements ordinaires, sans relief ni profondeur. Mais si nous commencions chaque journée en nous souvenant que la main de notre Père se manifeste en toute chose ; si nous pouvions reconnaître, dans les petites comme dans les grandes circonstances, les traces de sa présence ; combien chaque journée deviendrait riche et vivante !

Le livre de Jonas illustre cette vérité de façon saisissante. Il nous enseigne une chose essentielle : pour le chrétien, rien n'est ordinaire. Tout est extraordinaire. Dans l'histoire de Jonas, même les événements les plus banals révèlent une intervention divine. Pour s'en convaincre, il n'est pas nécessaire d'analyser le livre en détail ; il suffit de relever une expression qui y revient régulièrement : « Le Seigneur avait préparé ! »

Au chapitre un, le Seigneur déchaîne sur la mer un vent violent, un vent qui portait un message solennel destiné à l'oreille du prophète, s'il avait été attentif. C'est Jonas qui avait besoin d'être instruit, c'est pour lui que ce messager fut envoyé. Les pauvres marins païens avaient certainement déjà essuyé bien des tempêtes ; pour eux, il n'y avait là rien d'exceptionnel, rien de plus que les aléas habituels de leur métier. Pourtant, pour un homme à bord, endormi dans les flancs du navire, la situation était tout autre. En vain les marins tentèrent de lutter contre la tempête : rien ne pouvait avancer tant que le message du Seigneur n'avait pas atteint celui à qui il était adressé.

En poursuivant la lecture du livre de Jonas, on trouve un autre exemple de cette présence divine qui se manifeste en toute chose. Jonas se retrouve dans des circonstances entièrement nouvelles, mais il n'est pas pour autant hors de portée des messagers de Dieu. Le chrétien ne peut jamais se trouver dans une situation où la voix de son Père ne peut l'atteindre, ou où la main de son Père resterait invisible, car cette voix se fait entendre et cette main se voit en toute chose.

Ainsi, lorsque Jonas fut jeté à la mer, « l'Éternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas » (Jonas 2.1). Là encore, rien d'extraordinaire en soi : la mer en est pleine. Et pourtant, l'Éternel en avait préparé un pour Jonas, pour qu'il devienne le messager de Dieu pour son âme.

Au chapitre quatre, on retrouve Jonas assis à l'est de Ninive, sombre et irrité. Il est attristé que la ville n'ait pas été détruite et supplie le Seigneur de lui ôter la vie. Il semble avoir oublié la leçon de ses trois jours dans les profondeurs, et il a donc besoin d'un nouveau message divin : « L'Éternel fit préparer une calebasse (ricin) » Cette image est très parlante. Une calebasse n'a rien d'extraordinaire en soi ; d'autres hommes pouvaient en voir des milliers, voire s'asseoir à leur ombre, sans y trouver quoi que ce soit de particulier. Mais la calebasse de Jonas portait la marque de la main de Dieu.

Elle constituait un maillon important dans la chaîne d'événements que le prophète traversait selon le dessein divin. La calebasse, comme le grand poisson auparavant, très différente par sa nature mais identique dans sa fonction, était le messager de Dieu pour son âme : « Jonas fut rempli de joie à la vue de la calebasse ». Il avait certes déjà exprimé le désir de mourir, mais ce désir venait davantage de l'impatience et du chagrin que d'un véritable élan vers la paix et le repos éternel. C'est la douleur du présent, plus que l'espérance de l'avenir, qui le poussait à vouloir en finir.

C'est souvent ainsi que les choses se passent. Nous souhaitons fréquemment échapper aux pressions du moment, mais si ces pressions venaient à disparaître, ce désir s'évanouirait lui aussi. Si nous aspirions vraiment à la venue de Jésus et à la gloire de sa présence bienheureuse, les circonstances extérieures n'auraient plus guère d'importance, et nous aurions le même désir de le rejoindre, qu'elles soient douces ou difficiles. Jonas, assis à l'ombre de la calebasse, ne songeait plus à partir. Et le fait même qu'il se soit réjoui si vivement de cette calebasse, montrait à quel point il avait besoin de ce messager particulier du Seigneur.

Cela révélait aussi le véritable état de son cœur lorsqu'il avait dit : « Enlève-moi la vie, je t'en prie, car il vaut mieux pour moi mourir que vivre ». Le Seigneur peut ainsi se servir d'une simple calebasse pour mettre à nu les secrets du cœur humain. Le chrétien peut le dire en toute vérité : Dieu est en toute chose. La tempête gronde, et la voix de Dieu s'y fait entendre ; une calebasse pousse silencieusement, et la main de Dieu s'y manifeste.

Mais la calebasse n'était qu'un maillon de la chaîne, car « l'Éternel prépara un ver ». Ce ver, aussi insignifiant qu'il puisse paraître comparé à d'autres instruments, était tout autant un agent divin que le « grand vent » ou le « grand poisson ».

Un ver, lorsque Dieu l'utilise, peut accomplir des choses remarquables : il fit dépérir la calebasse de Jonas et lui enseigna, comme il nous l'enseigne, une leçon solennelle. C'était un agent infime, dont l'efficacité dépendait de son action conjuguée avec d'autres, mais cela ne fait que rendre plus frappante encore la grandeur de notre Père. Il peut préparer un ver, il peut préparer un vent d'est brûlant, et faire en sorte que tous deux, si différents qu'ils soient, servent ses grands desseins.

En un mot, celui qui a l'esprit spirituel voit Dieu en toute chose. Le ver, le grand poisson, la tempête : tous sont des instruments entre ses mains. Les agents les plus humbles comme les plus impressionnants servent ses desseins. Le vent d'est, aussi violent fut-il, n'aurait pas produit son effet si le ver n'avait pas d'abord accompli sa tâche. Qui aurait pu imaginer qu'un ver et un vent d'est travaillent ensemble pour accomplir l'œuvre de Dieu ? Et pourtant, il en fut ainsi.

Les notions de grand et de petit sont des catégories humaines qui ne s'appliquent pas à Celui qui « abaisse ses regards pour contempler les choses des cieux et de la terre » (Psaume 113.6). Pour Celui qui « siège au sommet de la terre », tout est à égale portée. Le Seigneur peut compter les étoiles et, dans le même mouvement, remarquer un moineau qui tombe. Il peut faire du tourbillon son char et d'un cœur brisé sa demeure. Rien n'est grand ni petit pour Dieu.

Le croyant ne doit donc rien considérer comme ordinaire, car Dieu est présent en toute chose. Il peut traverser les mêmes épreuves que les autres hommes, faire face aux mêmes revers, mais il ne doit pas les vivre de la même façon, ni les interpréter selon le même principe. Ces épreuves ne lui portent pas le même message. Il doit écouter la voix de Dieu et être attentif à son message, aussi bien dans les événements les plus insignifiants que dans les plus importants de la journée. La désobéissance d'un enfant, la perte d'un bien, la malhonnêteté d'un domestique, la mort d'un ami : tout cela doit être reçu comme un message divin adressé à son âme.

De même, lorsque nous regardons le monde qui nous entoure, Dieu est présent en toute chose. Le renversement des trônes, l'effondrement des empires, les famines, les épidémies, chaque événement qui survient entre les nations porte la marque de la main de Dieu et constitue un message pour l'humanité. Le diable cherchera à priver le chrétien de la douceur et de la force de cette conviction. Il tentera de lui faire croire que les circonstances ordinaires de la vie quotidienne ne sont que des événements banals, qui arrivent à tout le monde, sans signification particulière. Mais nous ne devons pas céder à cette tentation. Chaque matin, nous devons commencer notre journée avec cette vérité solidement ancrée dans notre esprit : Dieu est en toute chose.

Le soleil qui traverse le ciel dans toute sa splendeur et le ver qui rampe sur le chemin ont tous deux été préparés par Dieu, et tous deux pourraient coopérer à l'accomplissement de ses desseins insondables.

Pour conclure, il faut souligner que seul notre Seigneur béni a vécu dans le souvenir constant de cette vérité précieuse et fondamentale. Il a reconnu la main du Maître et entendu la voix du Père en toute chose. Cela apparaît de façon particulièrement éloquente dans les moments de plus profonde tristesse.

C'est en sortant du jardin de Gethsémané qu'il prononça ces paroles mémorables : « La coupe que mon Père m'a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18.11) ; reconnaissant pleinement, jusque dans l'épreuve la plus intense, que Dieu est présent en toute chose.

 
 
Les livres de Charles H.Mackintosh en Pdf 
 
 

➲ Articles à découvrir...

➲ REUNION SUR ZOOM

    reunion zoom

Réunions d’édification spirituelle
et de partages bibliques sur Zoom.

        INSCRIPTIONS       

 

 

➲ NOUVEAUX EBOOKS

Collection "Les Anciens Sentiers"
PDF Révisés

13 Juillet 2026
18 Juillet 2026
19 Mai 2026
25 Avril 2026
25 Avril 2026
8 Avril 2026