6. Guide vers le Sauveur

6. Guide vers le Sauveur

Chap: 6 - Les conditions pour parvenir à la sainteté (suite et fin) - Pour parvenir à la sainteté, nous avons besoin que Christ nous soit révélé comme notre Bouclier. Comme la Part de son peuple. Comme notre Espérance.

Comme notre Salut. Comme le Rocher de notre salut. Comme un Rocher fendu. Comme un Rocher plus élevé que nous. Comme le Rocher dont l’âme est rassasiée de miel. Comme le Rocher sur lequel l’Église est bâtie. Comme la Force de notre cœur. Comme Celui par qui nous pouvons nous considérer morts au péché et vivants pour Dieu ! »

À un moment, nous sommes tentés de désespérer de vaincre nos tendances au péché, et d’abandonner la sanctification comme une chose sans espoir. Alors nous avons besoin d’une révélation de Christ comme notre sanctification.

À un autre moment, l’âme est harcelée par la vue de la subtilité et de la sagacité de ses ennemis spirituels, et fortement tentée de désespérer à cause de cela. Elle a alors besoin de connaître Christ comme sa Sagesse.

Encore, elle est tentée au découragement à cause du grand nombre et de la force de ses adversaires. Dans de telles occasions, elle a besoin que Christ lui soit révélé comme le Dieu puissant, comme sa tour forte, comme son refuge, sa forteresse de rochers.

Encore, l’âme est accablée par le sentiment de l’infinie sainteté de Dieu, et de l’infinie distance qui existe entre nous et Dieu, à cause de notre péché et de sa sainteté infinie, et à cause de son infinie aversion pour le péché et les pécheurs. Alors l’âme a besoin de connaître Christ comme sa justice, et comme Médiateur entre Dieu et les hommes.

Et puis, la bouche du chrétien est fermée par le sentiment de sa culpabilité, si bien qu’il ne peut lever les yeux ni parler à Dieu du pardon et de l’acceptation. Il tremble et est confondu devant Dieu.

Il est étendu sur son visage, et des pensées désespérées roulent comme une marée d’agonie dans son âme. Il est sans voix et ne peut que gémir ses auto-accusations devant le Seigneur. Alors, comme condition pour s’élever au-dessus de cette tentation au désespoir, il a besoin d’une révélation de Christ comme son Avocat, comme son Souverain Sacrificateur, comme Celui qui vit toujours pour intercéder pour lui.

Cette vision de Christ permettra à l’âme de tout lui confier dans cette relation, de maintenir sa paix et de garder sa fermeté.

L’âme est aussi conduite à trembler en voyant son exposition constante aux assauts de tous côtés, oppressée par un tel sentiment de son impuissance totale devant ses ennemis qu’elle est presque désespérée. Elle a alors besoin de connaître Christ comme le Bon Berger qui veille constamment sur les brebis, et porte les agneaux dans son sein. Elle a besoin de le connaître comme un Veilleur et un Gardien.

Elle est oppressée par le sentiment de son vide total, et est forcée de s’exclamer : « Je sais qu’en moi, c’est-à-dire dans ma chair, il n’habite rien de bon » (Romains 7.18). Elle voit qu’elle n’a en elle ni vie, ni onction, ni puissance, ni spiritualité. Alors elle a besoin de connaître Christ comme le vrai Cep, duquel elle peut recevoir une nourriture spirituelle constante et abondante. Elle a besoin de le connaître comme la source de l’eau de la vie, et dans ces relations qui répondent à ses besoins dans cette direction. Que ces exemples suffisent pour illustrer ce que l’on entend par la sanctification entière ou permanente, conditionnée par la révélation et l’appropriation de Christ dans toute la plénitude de ses relations officielles.

À mon avis, l’Église, en tant que corps, je veux dire l’Église nominale, s’est complètement trompée sur la nature et les moyens ou conditions de la sanctification. Elle n’a pas considéré qu’elle consistait en un état de consécration entière, ni compris que la consécration entière et continuelle était la sanctification entière. Elle a considéré la sanctification comme consistant dans l’anéantissement des penchants constitutionnels au lieu de leur maîtrise.

Elle s’est également trompée sur les moyens ou conditions de la sanctification entière. Elle semble avoir considéré la sanctification comme produite par une purification physique dans laquelle l’homme était passif.

Ou bien, elle est tombée dans l’excès opposé, considérant la sanctification comme consistant dans la formation d’habitudes d’obéissance.

L’« Ancienne École » a semblé attendre une sanctification physique, dans laquelle les chrétiens seraient en grande partie passifs, qu’ils ne l’attendent donc pas dans cette vie. Ils pensent que la constitution de l’âme et du corps est souillée ou pécheresse dans toutes ses facultés et puissances et ils ne peuvent évidemment pas venir à la sanctification entière dans cette vie. Si les appétits, passions et penchants constitutionnels sont en fait, comme ils le soutiennent, péchés en eux-mêmes, alors la question est réglée : la sanctification entière ne peut avoir lieu ni dans ce monde ni dans l’autre, sauf si la constitution est radicalement changée, et cela bien sûr par la puissance créatrice de Dieu.

La « Nouvelle École », rejetant la doctrine de la dépravation constitutionnelle et morale, et de la régénération et sanctification physique, et perdant de vue Christ comme notre sanctification, est tombée dans une vision auto-juste de la sanctification, et a soutenu que la sanctification est produite par les œuvres ou par la formation d’habitudes saintes, etc. Les deux écoles sont tombées dans des erreurs énormes sur ce sujet fondamentalement important.

La vérité est, sans aucun doute, que la sanctification est par la foi et non par les œuvres.

C’est-à-dire que la foi reçoit Christ dans toutes ses fonctions et dans toute la plénitude de ses relations à l’âme ; et Christ, lorsqu’il est reçu, agit dans l’âme pour vouloir et pour faire selon son bon plaisir, non par une action physique, mais par une action morale et persuasive. Remarquez, Il influence la volonté.

Cela doit être par une influence morale, si ses actes sont intelligents et libres, comme ils doivent l’être pour être saints. C’est-à-dire que s’Il influence la volonté à obéir à Dieu, cela doit être par une persuasion morale divine. L’âme n’obéit jamais en aucun cas dans un sens spirituel et véritable, si ce n’est ainsi influencée par l’Esprit de Christ demeurant en elle.

Mais chaque fois que Christ est saisi et reçu dans une relation, dans cette relation Il est plein et parfait ; de sorte que nous sommes complets en Lui.

Car il a plu au Père que toute plénitude habitât en Lui ; et que nous recevions tous de sa plénitude jusqu’à ce que nous ayons grandi en Lui en toutes choses, « jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4.13).

Fin

 

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