Noël
Soyez les bienvenus, trois fois bienvenus ! Les jours les plus sombres et les plus courts de l'année sont la saison idéale pour la bûche de Noël, la bonne chère, les réunions de famille et les cadeaux des petits et des grands.
La bûche de Noël ! Comme nous l'aimons ! Pour les jours ordinaires, un simple feu de charbon suffit ; mais oh, les crépitements, les pétillements et la flamme bleutée de la bûche de fête ! Nul besoin de bougie ou de gaz quand la flamme l'enveloppe, rampe sur ses bords et dévore son cœur. Voyez ce nœud de bois qui résiste ! Quelle odeur sucrée et quelle lumière vacillante ! C'est le moment de se rassembler pour une heure de discussion familiale bénie, entre la lumière mourante du jour d'hiver et l'éclairage artificiel qu'il faudra bientôt apporter pour le travail de la soirée.
Dans le cercle familial, il ne devrait y avoir aucun secret. Les intérêts de chacun sont ceux de tous. La vie commune s'illumine de plaisanteries, de taquineries, des mots d'esprit des enfants et des conseils avisés du père. Cela me rappelle ces anciens missels où le texte noir et austère est entouré d'une marge somptueuse, ornée de visages, de fleurs, d'oiseaux et d'anges.
Heureux les enfants nés dans de grandes familles ! Il est rare qu'un enfant unique atteigne son plein développement. Dans une grande fratrie, il y a une influence réciproque, un polissage des caractères, un abaissement de l'orgueil qui n'ont pas de prix. Cet échange de répartie et de complicité prospère mieux que partout ailleurs à la lueur de la bûche de Noël.
La bonne chère et le partage.
On me dira qu'il y a du gaspillage et de la gourmandise, et l'on me demandera de réprimander les ménagères occupées par leurs paniers de marché et leurs dindes. Certes, l'extravagance est à bannir, et nous n'avons pas le droit de nous gaver quand les pauvres meurent de faim à notre porte.
Avant de s'asseoir à la table de Noël, il faut « préparer des portions » pour ceux qui n'ont rien. Envoyez de quoi faire un bon dîner aux familles démunies du voisinage : la femme de ménage, la mère veuve du livreur de journaux, le vieux couple qui lutte pour garder sa dignité, ou la couturière que ses clients ne paient pas. Ne vous contentez pas de donner une pièce à une œuvre caritative ; trouvez les nécessiteux et servez-les de votre propre main. C'est alors, avec une conscience tranquille, que vous pourrez profiter de votre table bien garnie.
J'aime voir les étals des bouchers, les dindes pendues chez le volailler, les gâteaux givrés chez le pâtissier. J'aime cela, non pour la gourmandise, mais pour le plaisir que cela donne aux femmes de nos foyers de préparer la fête ! J'ai en tête cette vision de bras blancs de farine, de visages rougis par le feu, de chuchotements sur de nouvelles recettes, de hachage, de rôtissage et de dégustation... Quelle merveilleuse occasion pour tant de ménagères d'exercer des qualités purement altruistes dans la préparation de ce grand événement de l'année !
Le retour au foyer.
Les enfants sont rentrés de l'école ; les vacances sont là. La fille aînée, absente toute l'année, arrive par le train de nuit ; les fils adultes amènent leurs épouses et leurs bébés. Le jeune marin revient d'un long et pénible voyage. Oh, béni soit ce festival du foyer, où les cercles brisés se reforment et où les souvenirs dorés du passé sont renouvelés !
Que de vies sont gardées pures au milieu du mal du monde par la seule pensée de ce rassemblement de Noël ! Le père s'étonne de voir combien les garçons ont grandi ; la mère embrasse encore et encore le visage bronzé de son fils marin. Puis vient le dîner, les vieilles histoires, les plaisanteries usées, les compliments à la cuisine de maman, les taquineries entre frères et sœurs... Oh, foyers bénis ! Le cœur de notre pays ne pourra jamais vieillir ou s'attrister tant que Noël viendra ranimer vos braises mourantes en une flamme vive !
Les cadeaux.
Pendant des semaines, il y a eu des complots, des chuchotements et des paquets mystérieux cachés sous des manteaux. Des indices lancés et saisis, des boutiques fouillées, des bourses vidées ! On reçoit probablement l'équivalent de ce qu'on donne, et beaucoup de choses offertes ne seront d'aucune utilité. Pourtant, l'intention est magnifique.
Chercher à comprendre les besoins de l'autre est sain. Il est toujours plus beau de donner que de recevoir. Quelle richesse de générosité a été suscitée par ce « Don Ineffable » que nous commémorons à Noël !
Ne soyons pas mesquins dans nos dons, de peur que les fontaines de notre vie ne gèlent. Personne ne veut devenir une mer Morte, recevant toujours et ne donnant jamais. Donnez, non seulement à ceux qui peuvent vous rendre la pareille, mais surtout à ceux qui ne le peuvent pas.
Ainsi, nos jours de Noël passent. La fête se termine, chacun reprend son chemin. Mais la lumière de la bûche vacille encore dans nos cœurs, et l'amour du foyer agit comme un préservateur contre les maux du monde.
Si vous connaissez des personnes seules qui n'ont pas de cercle familial pour les attendre, trouvez-les et invitez-les. Que votre joie de Noël soit imprégnée de l'amour de Dieu. Ouvrez la vieille Bible familiale et rendez grâce à Celui de qui toute famille tire son nom.
Que rien ne soit dit ou fait qui puisse blesser son Esprit. Et s'il y a des chaises vides ou des voix silencieuses, tournez votre regard vers la grande fête dans la maison du Père, là où ceux qui ont été séparés se réuniront, où les cercles seront complets, et où il n'y aura plus qu'amour, paix et joie.
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