L’usage de nos sens

L’usage de nos sens

Nos sens physiques sont des sentinelles ; ils nous avertissent quand le danger approche. C'est peut-être là leur fonction la plus vitale.

Si l'œil, l'oreille, le nez, le goût et le toucher sont les canaux par lesquels nous parviennent les plaisirs les plus exquis, beautés naturelles, sons mélodieux, parfums délicats ; ils sont aussi les messagers qui chevauchent à toute allure pour nous prévenir de l'approche d'un péril.

En règle générale, ce qui nuit à la santé est odieux à nos sens ; plus ceux-ci sont aiguisés, mieux nous préservons notre vie des poisons extérieurs.

L'Écriture nous enseigne, notamment dans Hébreux 5.14 : « Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal », qu'il existe des équivalents spirituels à nos cinq sens, et que nous devons les exercer pour « discerner le bien et le mal ». C'est une discipline capitale : de même que l'attention portée à nos sens physiques préserve la santé du corps, l'écoute de nos sens intérieurs nous arme contre les influences hostiles à notre vie spirituelle.

L'oreille de l'âme.

Un musicien entraîné perçoit des nuances de sons et des discordances imperceptibles pour le profane. Sans une oreille sensible au moindre faux pas, une voix ne peut jamais atteindre la perfection de l'harmonie. Est-il alors rien de plus nécessaire que d'avoir l'oreille interne éduquée par les notes divines de la charité ?

On entend souvent des gens tenir des propos discordants : critiquer leur prochain, juger sévèrement leurs amis. Cela leur serait impossible si leur oreille était éduquée à détecter la dissonance de leurs propres paroles. Cherchons constamment à purifier notre oreille, pour qu'elle nous avertisse à l'instant même où nous prononçons un mot incompatible avec l'harmonie de la nature de Dieu, qui est Amour.

L'œil de l'âme.

L'œil exercé détecte le danger là où d'autres ne voient rien : un brin d'herbe courbé, une branche cassée.

De même, l'entraînement de l'œil de l'âme permet d'anticiper la tentation. Il est terrible de n'être prévenu de l'approche de l'adversaire que lorsqu'il a déjà forcé la porte de notre vie.

Heureux celui qui sait déceler la tempête alors qu'elle n'est qu'un point à l'horizon, afin de réduire les voiles à temps. Grâce à cette prévoyance, qui est l'un des plus beaux cadeaux de Dieu, nous traversons les épreuves de la vie indemnes, car nous avons appris à appeler le Christ au secours avant même que le conflit n'éclate.

L'odorat de l'âme.

Un odorat fin nous sauve des gaz toxiques ou de l'air vicié. Si nos sens spirituels étaient plus aiguisés, nous percevrait immédiatement l'impureté dans les paroles ou le comportement de ceux qui nous entourent, et nous nous en détournerions avec dégoût. Une personne spirituelle ne saurait prendre plaisir à des conversations douteuses, des familiarités ou aux allusions déplacées de certains divertissements à la mode. Le cœur pur fuit l'obscénité comme s'il se trouvait soudainement face à un égout à ciel ouvert.

Le goût de l'âme.

Le goût agit comme une sentinelle à l'entrée de notre corps pour rejeter ce qui est nuisible. Combien de maux nous épargnerions-nous si le « goût de notre âme » était mieux éduqué vis-à-vis des livres que nous lisons ?

Trop souvent, des esprits inexpérimentés dévorent des ouvrages ou des traités qui empoisonnent leur vie intérieure. S'ils savaient distinguer le bien du mal, s'ils détectaient le venin distillé entre les pages par le « grand serpent », ils rejetteraient ce qui flétrit leur croissance spirituelle.

Le toucher de l'âme.

Le toucher peut atteindre un degré de perfection incroyable, capable de distinguer les moindres variations de texture. Puissions-nous avoir cette même sensibilité face au juste et à l'injuste !

Comme une main expérimentée reconnaît instantanément une pièce de monnaie trop légère, nous devrions savoir, d'un simple contact spirituel, si une doctrine ou une affirmation est conforme au standard de la vérité de Dieu ou si elle lui fait défaut.

Ces facultés ne s'acquièrent pas en un jour. Elles se développent avec l'usage et l'exercice. Lorsque l'Esprit de Dieu nous remplit, Il nous rend, comme notre Maître, « prompts à discerner ».

Dans un monde comme le nôtre, nous ne pouvons préserver la finesse de notre âme qu'en restant attentifs aux moindres avertissements de l'Esprit agissant à travers les sens de l'âme.

 

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