Les divertissements

Les divertissements

Cette difficulté concernant les divertissements, où aller et où ne pas aller, n'est pas nouvelle. Elle agitait déjà les chrétiens de Corinthe il y a des siècles, et a conduit l'Apôtre Paul à formuler des réponses mémorables.

Imaginez leur position : ils vivaient quotidiennement dans des rues où tout semblait fait pour éteindre les aspirations spirituelles et attiser les désirs charnels. La vie mondaine les pressait de si près ; ne pouvaient-ils pas se mêler aux festivals, rejoindre les processions joyeuses ou assister aux spectacles de la cité ? Devaient-ils se nourrir exclusivement de la manne céleste et ne jamais plus goûter aux plaisirs terrestres ?

Pour répondre à ces dilemmes, l'Apôtre a posé deux principes qui sont comme des phares pour nous aider à tracer notre chemin :

« Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile ; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit » (1 Corinthiens 6.12).

« Tout est permis, mais tout n'édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d'autrui » (1 Corinthiens 10.23-24).

La nécessité du repos.

Nous avons besoin de récréation. Les nerfs fatigués doivent se régénérer et les cerveaux épuisés se tourner vers des thèmes plus légers. Nous accomplirons le travail sérieux de la vie avec plus de succès si nous nous accordons des moments de répit. Notre nature réclame des saisons où le rire et le chant viennent pincer les cordes les plus légères de la harpe de notre vie. Les enfants, avec leur rire cristallin et leur soif de s'amuser, nous rappellent à cette joie et nous donnent une excuse bienvenue pour mettre de côté, un instant, les affaires sérieuses.

La question demeure : jusqu'où cela est-il légitime ? Notre attitude doit être guidée par des principes, mais la décision finale revient toujours à l'individu. C'est sur ce « terrain vague » entre la lumière totale et l'obscurité que se forge notre caractère.

Premier principe : Ne pas devenir esclave.

L'Apôtre a affirmé de ne pas se laisser asservir, même par des choses innocentes en soi. Il est frappant de voir avec quelle facilité on peut devenir esclave d'un loisir sain. Un homme peut être si obsédé par le golf ou le cricket, une femme si fascinée par le tennis ou le vélo, qu'ils en oublient les devoirs pratiques de la vie. Ils ne pensent, ne rêvent et ne planifient plus que pour cela : « car l'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout » (1 Timothée 4.8).

Quand le divertissement, qui ne devrait être qu'un moyen pour atteindre une fin (le repos), devient une fin en soi ; quand nos meilleures énergies sont détournées des exigences sérieuses de l'existence, il est temps de s'arrêter et de regarder vers où nous dérivons. La vie nous a été donnée pour des buts plus élevés. Le corps n'est que l'instrument de l'âme, et il doit rester au service des nobles desseins que l'âme conçoit.

Deuxième principe : Penser aux autres

Il existe des formes d'amusement que nous ne pouvons pratiquer sans risquer de détruire l'âme d'autrui. Nous n'avons pas le droit de mettre en péril les intérêts éternels de ceux qui copient notre exemple.

Paul disait qu'il se sentait libre, personnellement, de manger dans un temple païen, mais qu'il s'en abstiendrait pour ne pas troubler la conscience d'un frère plus faible. Quelle influence ma conduite a-t-elle sur mes enfants, mes élèves ou mes proches qui n'ont pas forcément ma force pour résister aux influences nocives ? En tant qu'alpiniste expérimenté, je pourrais prendre le chemin le plus escarpé, mais pour ceux qui me suivent, je dois choisir le sentier sûr.

De plus, avons-nous le droit, pour notre simple plaisir, d'inciter des jeunes gens ou des enfants à mettre leur corps ou leur âme en danger dans des spectacles risqués ? « Tout n'édifie pas », et nous devons chercher le bien d'autrui.

Privilégier les plaisirs simples et naturels.

Dans l'ensemble, les plaisirs simples et naturels sont les meilleurs. Préférez le patinage sur l'étang gelé à la salle de bal surchauffée ; la fête de famille aux jeux traditionnels plutôt que le spectacle artificiel du music-hall ; le vrai plutôt que le factice ; le jour plutôt que le milieu de la nuit ; l'intimité du foyer plutôt que la société des étrangers.(Ndlr-que dire aujourd’hui en 2026 avec le cinéma, la télévision, les réseaux sociaux, le sport à outrance…).

Que chacun ait un « hobby », un dada. Devenez expert dans une branche des sciences naturelles ou de l'histoire. Apprenez à bien faire quelque chose : manier la rame, utiliser un appareil photo, collectionner des fleurs ou des minéraux. Ces intérêts enrichiront vos promenades d'été et occuperont sainement vos longues soirées d'hiver.

En résumé :

Tout ce qui ne laisse pas un goût amer dans la bouche, tout ce qui ne provoque ni regret ni componction, tout ce qui n'a pas d'effet néfaste sur ceux qui nous servent, tout ce qui ne nous rend pas inaptes à la prière et à la communion avec Dieu, tout ce qui peut Lui être présenté pour recevoir sa bénédiction et qui est en harmonie avec la nature sainte et désintéressée de Jésus…

Voilà un divertissement dont nous pouvons jouir avec joie. Ce sera pour nous comme l'aiguisage de la faux pour le faucheur : un moment nécessaire pour repartir de plus belle au travail.

 

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