5. Propre à  l'usage du  Maître

5. Propre à l'usage du Maître

Chap: 5 - Le pouvoir de l'appropriation Les hommes pensent toujours que le ciel touche la terre à l'horizon, soit à l'est, soit à l'ouest, et que le ciel qui les entoure est loin. Mais le ciel est aussi proche de la terre ici et maintenant qu'à l'horizon.

Permettez-moi de lire le troisième chapitre du livre des Actes : « Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l'heure de la prière: c'était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l'aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit :

Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n'ai ni argent, ni or ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c'était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ?

Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c'était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme? Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d'avis qu'on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous » (Actes 3.1-16).

Imaginez un double escalier en marbre, menant à la première terrasse réservée aux femmes, puis à la deuxième terrasse réservée aux hommes. Au sommet du deuxième escalier se trouve la Belle Porte, ainsi nommée, faite de bronze corinthien, si lourde qu'il fallait quatre hommes pour l'ouvrir et la fermer au lever et au coucher du soleil. Elle était magnifiquement ouvragée et considérée comme l'une des merveilles du monde.   Au-delà se trouvaient l'autel, le bassin et le temple, la cour où notre Sauveur se promenait souvent et où les prêtres accomplissaient leur travail habituel. Elle se dressait là, un peu comme la porte d'entrée d'une vie entière, car il existait une ancienne loi dans le livre du Lévitique qui stipulait que tout homme présentant un défaut ou une difformité, même s'il était né avec du sang israélite dans les veines, ne devait jamais y entrer. Il pouvait monter jusqu'à la dernière marche, mais là, il devait s'arrêter. Aucun homme difforme ou défectueux ne pouvait franchir cette limite. Je pense que nous pouvons donc considérer aujourd'hui cette porte comme l'entrée dans une vie parfaite et saine.

L'homme sur lequel nos pensées doivent se concentrer est né boiteux. D'après ce que je comprends du récit, il n'y avait pas de malformation du membre, mais simplement une paralysie du nerf moteur. Ses chevilles étaient parfaitement formées. L'articulation fonctionnait avec une précision parfaite. La volonté pouvait influencer les centres nerveux, et ceux-ci pouvaient envoyer une impulsion à travers la moelle épinière jusqu'aux chevilles, mais quelle que soit l'impulsion de la volonté, une paralysie empêchait son exécution. C'est pourquoi quatre de ses amis, des hommes aimables et honnêtes, se faisaient un devoir de venir le chercher chaque matin dans son humble demeure, de le porter jusqu'en haut du double escalier, de le déposer sur la marche la plus haute, puis de retourner à leurs occupations, pour revenir le chercher au coucher du soleil avec sa besace plus ou moins remplie des aumônes qu'il avait reçues.

Nous ne savons pas s'il était marié ou non. S'il l'était, il aurait probablement beaucoup à raconter à sa femme et à ses voisins sur ce qui s'était passé ce jour-là dans le Temple. S'il s'était passé quelque chose dans les cours du Temple, s'il y avait eu une émeute ou quelque chose de ce genre, ou si les chœurs lévites avaient chanté un nouvel hymne, il en aurait parlé. S'il y avait eu une foule inhabituelle, il en aurait parlé. Il s'intéressait beaucoup à tout ce qui se passait dans le Temple. Il vivait des miettes qui tombaient à proximité. Il se nourrissait de ce que lui donnaient les gens qui allaient et venaient et lui laissaient quelques pièces dans la main en passant. Il aurait aimé entrer lui-même, mais il ne le pouvait pas. Il n'avait pas le pouvoir de faire ce qu'il voulait. Il connaissait le chemin, mais il ne pouvait pas le prendre.

N'est-ce pas là une image de vous-même ? Juste devant vous se trouve la porte qui mène à une vie saine, où les hommes peuvent venir à l'autel de Dieu avec une joie immense, se laver dans le bassin, allumer la flamme du chandelier à sept branches et adorer derrière le voile. C'est là la santé parfaite de la vie, où les hommes sautent et louent Dieu, l'idéal vers lequel leur esprit est tourné, où se trouve la puissance de servir Dieu, de vivre pour Lui et de devenir un holocauste. C'est la porte de la foi parfaite, mais vous vous trouvez juste à l'extérieur, aussi près que possible, mais vous vous arrêtez là.

Vous êtes très heureux de vivre des aumônes des gens qui entrent, des petits livres qu'ils écrivent, des discours qu'ils prononcent. Il est dommage que vous n'entriez pas pour obtenir ce que Dieu a de meilleur.

Mais vous dites : « Cela ne m'arrivera jamais. Je suis heureux d'entendre ce que les autres ont découvert au sujet de Dieu ! »

Il n'y a pas la moindre raison au monde pour que vous ne puissiez pas connaître et jouir aujourd'hui autant que n'importe qui d'autre de l'amour de Dieu. La seule chose qui vous manque, c'est qu'il y a quelque part dans votre nature une paralysie, un manque de puissance. Vous ne faites pas le bien que vous voulez, et vous faites le mal que vous ne voulez pas. Tout ce que vous avez à faire aujourd'hui, de la manière la plus simple qui soit, c'est de relier votre nature à celle du Christ, le Seigneur vivant et ressuscité. Suivons les pas que pierre a faits, afin que vous puissiez vous relever et louer Dieu, et rentrer chez vous sans jamais plus être paralysé.

Premièrement, il a suscité l'attention de cet homme.

Il a dit : « Regarde-nous ! » Il les regarda, et à première vue, il fut très déçu. En les examinant de la tête aux pieds, il pensa qu'ils étaient parmi les hommes les plus pauvrement vêtus qu'il eût vus depuis longtemps. Leur costume indiquait qu'ils venaient de Galilée, où la plupart des gens étaient pauvres, et il se dit : « Je ne tirerai pas grand-chose de vous ! » Pierre devina à l'expression déçue qui passa sur son visage ce qu'il pensait, et dit : « Je n'ai ni argent, ni or ! »

Lorsque vous œuvrez pour Dieu auprès des âmes humaines, vous ne voulez ni l'argent de l'éloquence, ni l'or du savoir, car vous avez quelque chose de mieux à offrir. Pierre détourna ainsi l'attention de l'homme de lui-même.

Si j'essayais de faire appel à votre intellect ou à vos émotions, vous pourriez commencer à dépendre des chrétiens que je fréquente, ou de leurs livres. Ce faisant, ils s'interposeraient entre vous et la seule chose qui demeure et qui aide vraiment, à savoir le contact de l'esprit humain avec le médiateur en qui Dieu habite et qui attend de se donner Lui-même à vous. Il vous accompagnera dans la rue. Quand vous arriverez dans votre chambre solitaire, il sera là. Quand vous vous réveillerez demain matin, votre première pensée sera : « Celui que j'ai trouvé hier est présent ! » Vous ne compterez plus sur l'impulsion d'une voix humaine, qui s'évanouit rapidement dans le vent de la nuit, mais vous marcherez dans la force d'une nature qui sera toujours vôtre, déversée dans votre vie, vous donnant puissance et énergie, venant de Jésus-Christ.

La première étape consiste donc à détourner les pensées des gens de celui qui parle.

Deuxièmement, Pierre a commencé à parler de son Maître.

Et il l'a fait avec sagesse. S'il avait commencé par parler de la foi de cet homme, celui-ci aurait regardé sa propre foi. La pire chose que l'on puisse faire est de parler de foi à des gens qui n'y croient pas. Chaque fois qu'un pasteur parle de foi, ses auditeurs se demandent s'ils ont la bonne. Plus vous prenez votre pouls, plus vous perturbez les battements de votre cœur. Plus vous vous demandez si vous allez bien, plus vous devenez morbide.

Si vous voulez que les gens croient, ne parlez pas de foi, parlez de l'objet de la foi et éliminez tout obstacle moral à la foi qui pourrait exister dans la nature ; car la foi n'est pas intellectuelle mais morale, et l'incrédulité est généralement le résultat d'une certaine inaptitude morale, d'une certaine délinquance, d'un péché qui doit être traité. Lorsque vous avez traité cela et présenté le Christ, la foi s'élève doucement vers Lui.

Ne dites pas aux gens d'examiner leur foi, mais élevez le Christ. C'est ce qu'a fait Pierre. Seulement le Christ ! Il l'a présenté à l'homme.

Vous remarquerez en outre, et c'est très important, qu'il n'a pas mis en avant des faits concernant le Christ, mais le Christ lui-même. Les hommes ne sont pas sauvés par la mort du Christ (même si c'est souvent ce qu'on dit), mais par la foi en celui qui est mort. Ils ne sont pas sauvés par la résurrection du Christ, mais par celui qui est ressuscité. Les hommes me disent de retourner au Christ. À quoi cela sert-il de revenir dix-huit cents ans en arrière ? Ils me disent de monter vers le Christ. À quoi cela sert-il de monter ? Il est ici, réellement présent, le même hier, aujourd'hui et éternellement. Je l'entends dire : « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles » (Apocalypse 1.18).

Les hommes pensent toujours que le ciel touche la terre à l'horizon, soit à l'est, soit à l'ouest, et que le ciel qui les entoure est loin. Mais le ciel est aussi proche de la terre ici et maintenant qu'à l'horizon, que ce soit dans un passé lointain ou dans un avenir lointain. Le Christ est ici.

Il se déplace parmi nous, et nous vous montrons le Christ présent. Et Pierre est allé plus loin. Il n'a pas parlé du Christ comme d'un enseignant, d'un faiseur de miracles ou d'un exemple humain parfait. Il a dit : « Celui qui est mort est glorifié ! » Qu'est-ce que la gloire ? La gloire est l'éclosion et la manifestation d'une qualité cachée. Quelle est la gloire de la lumière ?

L'arc-en-ciel, car il révèle la beauté et les couleurs cachées de la lumière. Quelle est la gloire d'une graine ? La fleur, car la fleur dévoile le parfum et la beauté qui se cachent dans la graine. Quand voit-on la beauté du diamant, si ce n'est lorsque ses facettes sont taillées pour refléter la lumière ? Et donc, quelle est la gloire du Christ ? C'est que, par sa mort, sa véritable nature a été révélée et libérée, afin que la nature de Jésus puisse imprégner les autres natures. Si la nature du Christ peut passer librement dans la nature des hommes, ceux-ci doivent devenir parfaitement sains. Par la mort, la résurrection et l'ascension du Christ, il est devenu possible à la nature du Christ d'être omniprésente. C'est pourquoi Pierre a commencé avec sagesse à parler de cela et à dire : « Dieu a glorifié son Fils Jésus, que vous avez crucifié » (Actes 2.23).

Puis Pierre a poursuivi en exprimant une autre pensée. Il a parlé du Christ comme du chef de file de la vie. Il a utilisé un mot qui n'apparaît que quatre fois dans la Bible et qui signifie « le chef d'un groupe d'hommes ». Si j'avais ici cent hommes et que je plaçais le plus représentatif d'entre eux en tête, vous verriez en lui un spécimen des quatre-vingt-dix-neuf qui se trouvent derrière lui. Il serait le chef de file. Regardez-le et vous comprendrez le reste.

Pierre a dit : « Mon Maître est le chef du groupe, le chef de file de la vie ! » C'est une expression merveilleuse. L'ancienne version dit « le Prince de la vie » ; la version révisée dit « l'Auteur de la vie » ; mais le grec dit « le chef de file de la vie ». Pierre dit : « Il ne conduit pas des estropiés, Il ne conduit pas des boiteux, Il ne conduit pas une foule de décrépits qui marchent avec des béquilles ; Il conduit une file de vie. Si vous vous joignez à lui et le suivez, vous découvrirez que vous deviendrez comme l'un des membres du cortège des vivants ! »

N'est-ce pas là une conception grandiose ? C'est comme si, lorsque le Christ est ressuscité des morts, Il s'était mis en marche, suivi de Pierre, Jean et Marie, puis de l'Église primitive, puis des martyrs, puis de tous les saints qui ont confessé le Christ pendant les âges sombres, et qu'ils marchaient tous ensemble aujourd'hui.

Une marche rythmée à travers les âges.

Tous ceux qui suivent le Christ le trouvent chef de file d'une vie parfaite. Suivez-le, boiteux, et marchez !  Oh, frères et sœurs, vous et moi suivons ceux qui ont franchi la belle porte où Jésus nous a précédés. Il marche vers la gloire éternelle, toujours plus profondément dans le cœur du ciel, vers les sources d'eau vive. Il nous guide, et nous Le suivons, et nous Le suivrons pour toujours. Il est le chef de file des vivants. Pierre a frappé un grand coup en disant cela.

Mais l'homme ne s'est pas encore relevé. Il a dit : « Je ne peux pas ! »

« Eh bien, dit Pierre, Il est le Prince de la vie. Sa nature (c'est-à-dire Son nom), par la foi en Son nom, vous rendra forts ! » Chaque fois que vous rencontrez le mot « nom » dans la Bible, remplacez-le par « nature » ; le nom est toujours la nature. Pierre a dit : « Homme, ta nature est paralysée, mais Sa nature est forte. Si donc tu peux recevoir Sa nature en toi, en particulier dans cette partie de tes chevilles qui est paralysée, Il te rendra fort là où tu es faible ! »

N'est-ce pas ce que vous voulez ? Vous voulez Sa nature là où votre nature est faible. Vous voulez qu'Il remplace votre paralysie par Sa force. Il est assez fort. Ses pieds brillent comme des charbons ardents.

L'homme se mit à réfléchir : « Oui, dit-il soudainement, si seulement Sa nature, qui est forte, pouvait entrer dans ma nature, qui est faible, mes chevilles recevraient de la force. C'est cela ! »

Et l'homme reçut de Christ, par un acte de foi, la qualité qui lui manquait ; ou, pour le dire autrement, il prit la nature de Christ pour être en lui cette qualité qui lui faisait défaut.

Il n'y a pas un seul véritable croyant en Christ qui ne soit conscient de sa faiblesse. Ce n'est pas que votre jugement soit erroné ou que votre connaissance du bien et du mal soit déficiente, mais vous êtes paralysé par une certaine faiblesse de votre nature morale, qui vous empêche de faire ce que vous voudriez. Cela peut toutefois être corrigé si, à partir de cette leçon, vous apprenez à vous approprier là. Ce fut une révélation pour moi.

Je séjournais chez le chanoine Wilberforce un automne. Nous avions passé l'après-midi à nous promener près de Southampton en compagnie d'un certain nombre de membres du clergé et de gentlemen, puis nous étions rentrés pour prendre le thé tôt et discuter au coin du feu à la tombée de la nuit. Il était assis là et m'a demandé de lui raconter brièvement mon expérience religieuse. Je lui ai dit que j'avais récemment renoncé à quelque chose pour le Christ.

Un vieux pasteur assis de l'autre côté de la pièce se leva alors, la lumière éclairant son visage vénérable. Il dit qu'il était très surpris de m'entendre parler de renoncement. Pour sa part, il avait toujours tout accepté. Il raconta que, autrefois, alors qu'il était un homme très impétueux et impulsif, il était sur le point de perdre son sang-froid avec un groupe d'enfants, quand soudain il s'était tourné vers le Christ et avait dit : « Ta patience, Seigneur ! »

Et au lieu de perdre son sang-froid, il avait pu supporter deux fois plus d'enfants et deux fois plus de bruit, parce qu'il avait rencontré la nature du Christ ressuscité. Il disait que depuis lors, chaque fois que le diable le tentait, il avait pris l'habitude de suivre cet exemple et de puiser dans le Christ une grâce qui lui donnait la force d'agir à l'opposé. Ainsi, ce que le diable voulait faire de lui, il l'avait transformé en un véritable tremplin.

Je crois que c'est pour cela que Dieu nous permet d'être tentés, car la tentation peut devenir un moyen de grâce, si nous la traitons comme tel. Dans les moments d'impureté, recevez Jésus pour être pur. Dans les moments d'irritabilité, recevez Jésus pour être calme et tranquille. Dans les moments de précipitation, recevez Jésus pour être au repos. Dans les moments de faiblesse et de lâcheté morale, recevez Jésus pour être fort.

Vous commencez à comprendre mon texte maintenant ? Sa nature, grâce à la foi en Sa nature, rend les hommes forts là où ils sont faibles, et leurs chevilles reçoivent de la force.

Oh, que chacun ici s'arrête un instant et se demande : « Où suis-je faible ? Où est-ce que j'échoue ? » Nous savons tous où. Quand on s'est cassé un membre, il reste toujours faible à cet endroit. Si un mur a été démoli, on peut toujours voir où il a été réparé. Vous et moi savons où nous avons échoué, échoué, échoué encore.

Peut-être dites-vous : « Je m'énerve facilement. Je n'entrerai jamais dans la Belle  Porte ! »

Oui, mais si vous pouvez une fois recevoir la nature de Christ pour remplacer votre irritabilité, de sorte que lorsque la tentation de vous irriter se présente, vous y faites face, non pas par votre résolution de ne pas vous irriter, mais par la paix, la douceur et la gentillesse de Christ, vous serez capable de marcher, de sauter et de louer Dieu. Votre nature s'effondrerait en cinq minutes. Votre résolution ne vous mènera pas plus loin que la vitesse d'un train express emportant un copeau ou une paille qu'il soulève un instant avant de le rejeter aussitôt. Mais si vous pouvez comprendre une fois pour toutes ce que signifie avoir la nature de Jésus qui se déverse en vous à chaque instant, comme la chaleur se déverse dans un radiateur lorsque l'on ouvre le robinet, alors vous ne serez plus jamais froid et vous ne tomberez plus jamais. Sa nature, par la foi en Sa nature, rend les gens forts.

Mais ils doivent le recevoir. Ici et maintenant, sans émotion, sans sentiment, sans sérieux, conscients seulement que vous avez besoin de force, je veux que vous puisiez en Christ Sa nature, par un acte de foi appropriée.

Cela me ramène au matin de noël dans le « auld lang syne » qui ne reviendra jamais, mais dont le souvenir reste à jamais gravé dans mon cœur comme une musique dans un rêve, ces jours heureux, si heureux, qui continuent de vivre dans notre capacité à comprendre la vie d'un enfant. Lorsque le matin de Noël arriva, ce matin tant attendu, les prières semblaient longues, et nous avions à peine touché au petit-déjeuner lorsque le domestique vint annoncer que tout était prêt, et que notre père et notre mère nous laissèrent entrer en trombe.

Je revois encore la table couverte de cadeaux, et le sapin au milieu. Il y en avait une grande pile, et je n'avais pas besoin de les demander à qui que ce soit, je les prenais simplement. Le papier d'emballage volait et tombait par terre, on marchait dans des déchets de papier jusqu'aux genoux ; et quand il n'y avait plus de papier, les cadeaux étaient répartis : celui-ci est à moi, celui-là à toi… Tu ne peux pas imaginer Dieu levant le voile d'une grande table couverte de cadeaux ?

Tout est prêt. Mon enfant, tu l'as attendu pendant dix ans, et le jour est venu, voici ton cadeau, et le tien, et le tien. Que veux-tu ? Tu as prié pour obtenir le pardon. Le voici ! Maintenant, viens le prendre. Tu as demandé l'assurance de ta filiation. Elle est là ! Prends-le. Que veux-tu ? Le pouvoir sur tes pensées passionnées et la délivrance d'un appétit malsain ? Eh bien, la pureté du Christ répondra à tout cela. Que veux-tu ? « J'ai un tempérament terrible, monsieur. J'essaie d'être agréable à la maison, mais quand je suis le plus déterminé, je m'énerve facilement et je suis prêt à me tuer de remords. Si seulement je pouvais tenir ma langue ! »

Eh bien, la voici, la patience du Christ. Que voulez-vous ? Vous demandez depuis cinq ans d'être rempli du Saint-Esprit. Tout est prêt, cela fait longtemps que c'est là, mais vous n'êtes jamais venu le chercher. Le voici. Que voulez-vous ? De la force dans vos chevilles ? Vous voulez marcher dans les voies de Dieu, vous voulez bondir un peu ? Eh bien, la voici, toute la force ancienne et joyeuse des jours passés, quand tu bondissais comme un cerf. Elle est ici, en Jésus-Christ. Il est la table, Il est le don, Il est aussi le voile. Sa nature humaine, libérée par la mort, est maintenant glorifiée sur le trône de Son Père. Cela ne te suffit-il pas ? Le Seigneur Jésus est le complément de ton besoin.

Laissez-moi vous donner une leçon de mathématiques. Si je trace un arc de cercle, le reste de la circonférence nécessaire pour former un cercle complet s'appelle le complément. Complément n'est qu'une forme abrégée de complémentaire. Plus l'arc est grand, plus le complément est petit. Ceux qui veulent le plus tireront le plus du Christ complémentaire.

Le Christ est le complément des besoins humains, et ainsi les aveugles ont pris la vue au Christ, les sourds ont pris l'ouïe au Christ, les morts (si je puis m'exprimer ainsi) ont pris la vie au Christ, et les femmes qui avaient beaucoup souffert pendant douze ans ont pris la vertu au Christ. Tous ceux qui voulaient quelque chose ont pris ce qu'ils voulaient, et Il est devenu le complément de leurs besoins. Sa nature, par la foi en Sa nature, a rendu la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux et la vie aux morts. Chacun a pris en Lui ce qu'il voulait ; et Il est ici maintenant, et vous n'avez qu'à prendre ce dont vous avez besoin et à rentrer chez vous avec, non, à rentrer chez vous avec LUI.

Encore une fois. Pierre a dit : « Ce que j'ai, je te le donne ! »

Pendant longtemps, je n'ai pas compris ce que Pierre avait donné. Je me trompe peut-être, mais il me semble que la seule chose qu'il ait donnée, outre sa présentation du Christ, était son aide.

Il a pris l'homme par la main et l'a relevé, et au moment où il l'a fait, c'était comme un sacrement, un signe extérieur et visible d'un mouvement similaire de son Maître. Ce que Pierre a fait de manière visible, le Christ l'a fait de manière invisible.

Alors que j'essaie de vous élever vers la foi en Christ, il me semble que la foi qui vient de Lui vous donnera une parfaite santé en présence de tous les anges. Et ensuite, vous devrez agir avec foi.

Supposons que cet homme, après avoir entendu Pierre, ait touché ses chevilles pour voir si elles avaient été touchées, pensez-vous qu'il aurait été guéri ? Supposons qu'il les ait étendues pour voir si elles avaient retrouvé leur force, pensez-vous qu'il aurait été guéri ? Il n'a pas attendu, mais il s'est levé d'un bond, « d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher ». C'est-à-dire qu'il a agi avec foi. Il ne se sentait pas bien avant de commencer à marcher, mais dès qu'il a commencé à marcher, il a senti qu'il pouvait marcher. Si Pierre, lors d'une occasion mémorable, avait mis un pied par-dessus le bord du bateau pour voir si l'eau le porterait, il aurait mouillé ses pieds et n'aurait jamais fait un pas. Mais Pierre a franchi le pas et a marché sur l'eau.

Maintenant, si un homme dit : « Je vais essayer ce mode de vie, mais je n'ai pas l'impression d'avoir reçu quoi que ce soit, je ne me sens pas différent de ce que je ressentais quand je suis entré dans l'église, et donc je n'ai rien ! », cet homme ne sera pas aidé. J'ai connu dans ma vie, pendant un certain temps, une grande lutte intérieure.

Il y a deux ou trois mois, j'ai dit au Christ : « Je te confie cette partie de ma nature où, jusqu'à présent, j'ai toujours craint de tomber, afin que je sois parfaitement sain ! » J'étais assis tranquillement dans ma chambre lorsque j'ai fait ce transfert. Ce fut un acte de foi silencieux, mais toute ma vie a ressenti l'effet de ce moment solennel. Depuis lors, je n'ai plus craint la tentation, car je savais que le Christ y ferait face dès qu'elle se présenterait.

Ne vous contentez pas de prier le Christ demain matin de vous garder, mais dites : « Jésus-Christ, je te demande maintenant la patience, la douceur et la gentillesse pour toute la journée ! » ; puis prenez-le et osez croire que lorsque vous serez tenté par l'irritabilité, l'orgueil ou la passion, vous pourrez faire face à la tentation avec la nature du Christ.

Il y a des années, au Metropolitan Tabernacle de Londres, j'ai entendu M. Spurgeon raconter une vieille histoire avec une force nouvelle. Elle concernait un navire appelé le Central America. Lorsque l'eau potable vint à manquer et que l'équipage était dans le besoin, ils hissèrent un pavillon de détresse. Un autre navire répondit.

« Que se passe-t-il ? » demanda-t-on à travers le tube acoustique.

« De l'eau ! De l'eau ! Nous mourons de soif ! »

Et la réponse fut : « Puisez donc ! Vous êtes à l'embouchure de l'Amazone ! »

Le puissant fleuve Amazone déversait un flot d'eau douce loin dans la mer. Ils puisèrent. Il n'était plus nécessaire de demander de l'eau potable.

Hommes et femmes, vous êtes dans l'estuaire de la grâce de Dieu. Tout le torrent de la nature du Christ qui jaillit dans les montagnes de la Divinité se déverse autour de votre vie. Ne montez pas dans les montagnes pour implorer, mais plongez le seau de votre foi dans Jésus-Christ, et puisez la pureté, la paix, la santé. Plongez-le, plongez-le ! Sa nature, par la foi en Sa nature, vous rendra forts devant tous ceux qui vous connaissent.

Que Dieu vous aide à agir maintenant !

 

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