18. Le Chemin  vers le lieu Très Saint

18. Le Chemin vers le lieu Très Saint

Chap: 18 - Le vrai tabernacle - Dieu lui donna à Moise des instructions détaillées concernant le Tabernacle. Ces instructions sont d’une précision extrême. Rien n’était laissé à l’imagination humaine.

Il y eut trois étapes par lesquelles Moïse, l’homme de Dieu, monta sur la montagne. Dans la première, il y alla avec Aaron, Nadab, Abihu et soixante‑dix anciens d’Israël, les représentants choisis du peuple : « Ils virent le Dieu d’Israël ; et il y avait sous ses pieds comme un pavement de saphir, clair comme le ciel lui‑même ; ils virent Dieu, et ils mangèrent et burent » (Exode 24.10‑11). Ce repas sacré était évidemment un signe d’amitié et de paix, fondé sur l’effusion du sang mentionnée dans les versets précédents. Nous aussi, nous pouvons voir Dieu, et manger la chair et boire le sang du Fils de l’Homme, sur la base de ce sang précieux par lequel nous avons été rendus proches : « Selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne » (Hébreux 8.5).

Quand cette fête fut achevée, la voix de Dieu appela Moïse vers une hauteur plus élevée, une pente plus raide. Il ordonna d’abord aux anciens de rester où ils étaient ; puis, accompagné seulement de Josué, Moïse se leva et monta sur la montagne de Dieu, sur laquelle la nuée reposait, baignée et imprégnée de la gloire du Seigneur, comme les longues bandes de nuages embrasées par un soleil couchant.

Mais le septième jour, même Josué fut laissé en arrière. Dieu appela Moïse du milieu de la nuée. Alors Moïse monta encore plus haut, pénétrant toujours plus profondément dans le cœur de la gloire ardente. Tous ses sens étaient intensément éveillés et   ravis ; chacun devenait un canal par lequel affluaient des vagues de joie extatique, sans douleur, sans conscience de soi, sans paralysie de la peur, comme si une marée de gloire et de musique le portait toujours plus loin, chaque mouvement étant une extase nouvelle : « Et Moïse fut sur la montagne quarante jours et quarante nuits » (Exode 34.28).

Durant ce temps, Dieu lui donna des instructions détaillées concernant le Tabernacle qui devait être dressé dans les plaines en contrebas.

Ces instructions se trouvent dans Exode 25, 26 et 27, et elles sont d’une précision extrême. Rien n’était laissé à l’imagination humaine. En commençant par l’arche et son propitiatoire, le trône de Dieu, les directives passent à la table en bois de Sittim, au chandelier à sept branches, aux planches, aux rideaux, aux tentures, jusqu’à l’autel d’airain dans le parvis du Tabernacle, là où Dieu et le pécheur se rencontraient.

N’est‑ce pas aussi le chemin parcouru par le Seigneur lui‑même, la réalité de tous ces symboles, qui est venu du sein du Père jusqu’à la croix du Calvaire, cet autel d’airain où il a ôté les péchés des hommes ?

Mais en plus de cette description minutieuse, il semble qu’une représentation visible des choses à construire ait été montrée à Moïse. C’était comme si les réalités éternelles, demeurant depuis toujours dans la pensée de Dieu, prenaient forme devant ses yeux. L’invisible devenait visible. L’éternel prenait corps. Un modèle lui fut présenté. Il parcourut les allées du vrai Tabernacle. Il contempla les réalités célestes elles‑mêmes. Et c’est selon ce modèle qu’il fut instamment et à plusieurs reprises exhorté à construire : « Selon tout ce que je te montre, d’après le modèle du Tabernacle et le modèle de tous ses ustensiles, vous le ferez exactement ainsi » (Exode 25.9, 40 ; 26.30 ; 27.8).

Il est toujours touchant d’étudier les formes anciennes du culte religieux, même lorsque les rites ont disparu, que les autels sont abandonnés, et que la poussière du prêtre et du fidèle s’est depuis longtemps mêlée au sable du désert ou à l’herbe d’une clairière. Qui pourrait regarder sans émotion les immenses monuments qui se dressent encore dans les forêts épaisses du Mexique central, vestiges d’un âge de géants disparus, ne laissant derrière eux aucun indice pour déchiffrer les symboles ou les hiéroglyphes qu’ils ont gravés ? Qui pourrait marcher sans être ému parmi les cercles de pierres de Stonehenge, de Keswick ou de Penmaenmawr, sans tomber dans une rêverie profonde ?

Pour cette raison, si ce n’était pour aucune autre, le rituel lévitique garderait toujours un intérêt en lui‑même. Lorsque nous pensons aux nobles esprits qui nous ont transmis nos écrits religieux les plus précieux, qui ont chanté dans les Psaumes, pleuré dans les Lamentations, et resplendi dans l’extase de la prophétie messianique ; et qui tous ont été formés dans le système dont le Tabernacle était le centre et le cœur.

Nous ne pouvons nous empêcher de l’examiner avec une curiosité empreinte de respect, comme si nous visitions la chambre d’enfance ou l’école où des maîtres aimés et honorés ont passé leurs premières années.

Mais il y a ici un intérêt encore plus profond. Car il nous est dit que toutes ces choses furent faites selon le modèle des réalités célestes. Chaque bouton, chaque agrafe, chaque rideau, chaque vase, chaque pièce de mobilier avait un équivalent spirituel, dont il n’était que l’expression matérielle et imparfaite. À travers ces images et ces ombres, il ne fait aucun doute que les saints de l’ancienne alliance ont entrevu les réalités éternelles. Nous le comprenons en voyant combien leur vie religieuse, telle qu’elle transparaît dans leurs écrits, ressemble à la nôtre.

Et si eux, qui n’avaient que les symboles pour les guider, ont pu discerner tant de leçons profondes et saintes, combien plus devrions‑nous être capables de reconnaître les grands principes de la rédemption dans l’ancien rituel, maintenant que les scènes de Bethléem, du Calvaire, du jardin d’Arimathée et du mont de l’Ascension se sont déroulées devant nous !

Parfois, une ombre nous permet de distinguer des détails qui, dans la pleine lumière, nous échapperaient. L’une des merveilles de notre époque est la photographie solaire, qui permet d’obtenir des images du disque du soleil dans certaines conditions. Il est évidemment bien plus facile d’étudier la nature du soleil à partir de ces photographies que de le faire en affrontant directement l’éclat insoutenable de sa présence. L’œil peut alors observer sans être aveuglé ni troublé.

De même, nous pouvons mieux comprendre certains aspects de l’œuvre de Christ en étudiant le Lévitique qu’en nous tenant avec les apôtres au pied de la croix, ou avec le Voyant au milieu de la lumière céleste de l’Apocalypse.

Ne vous détournez donc pas à la légère du livre du Lévitique, qui annonce l’Évangile et fournit une grande partie du langage, des images et des symboles qui seront employés plus tard. Sous l’enseignement du même Saint‑Esprit qui instruisit Moïse autrefois, nous explorons les significations sacrées attachées à l’arche et au propitiatoire ; au fin lin retors et au bleu ; au chandelier et à la table ; à l’autel des parfums et à l’autel des holocaustes ; au bassin, au vase et au mouchoir.

Chacun est comme un crochet dans la maison de Dieu, auquel il a suspendu une signification sacrée, et qui livrera son secret à ceux qui demandent, cherchent et frappent avec révérence. En adaptant des paroles bien connues, nous pouvons dire : « Les choses invisibles de Dieu, depuis la construction du Tabernacle, se voient clairement, étant comprises par les choses qui ont été faites, même son dessein éternel de rédemption ! »

Les vérités de l’évangile sont des réalités éternelles.

Nous ne devons pas imaginer que ces réalités célestes disparaîtront un jour, comme l’ont fait les symboles de l’ancienne alliance. Elles ne le peuvent pas. Elles sont les choses célestes elles‑mêmes : le vrai, l’idéal, le divin. Elles ont toujours été ce qu’elles sont, et elles le seront toujours. Il est possible que nous ayons encore à pénétrer plus profondément dans leur sens ; que Dieu doive nous les enseigner par des méthodes plus élevées de communication divine ; que nous devions être élevés à une expérience plus haute pour les comprendre. Mais elles sont, dans leur essence, établies pour toujours : le granit même du fait éternel. Toute construction fondée sur elles demeure à jamais.

Les Juifs n’avaient que l’exemple ; nous avons la réalité. Ils avaient l’image ; nous avons la personne. Ils avaient l’ombre ; nous avons la substance.

Il est frappant de constater que Moïse n’a pas vu d’autre vérité dans la révélation de Dieu que celle que Paul a vue ; seulement, pour Moïse, elle prit la forme du Tabernacle avec ses peaux et ses tentures, tandis que pour Paul elle prit la forme d’arguments éclatants et de rhétorique inspirée. Mais, dans la pensée de Dieu, il y a toujours eu la même distinction entre la sainteté et le péché ; toujours le besoin d’un sacrifice, jusqu’à la  mort ; toujours l’exigence d’une vie donnée comme seul moyen pour le pécheur d’approcher la majesté divine ; toujours la nécessité de l’encens de louange, du pain de l’obéissance, de la lumière d’un caractère illuminé ; toujours le prêtre pour intercéder ; et toujours des lieux consacrés à l’adoration et à la communion, élevés comme la communion entre le Père et le Fils.

Le Calvaire n’est pas une nouveauté, ni la Prêtrise, ni l’œuvre de Jésus. Ils sont l’expression visible de réalités éternelles dans la nature même de Dieu. Les ignorer, c’est manquer l’union avec Dieu sur les lois les plus profondes de son être. L’Agneau a été immolé avant la fondation du monde ; et il apparaît encore dans le ciel portant les marques de sa mort, « un Agneau comme immolé ».

Nous avons besoin de lieux où nous rassembler avec nos frères chrétiens ; mais aucun de ces lieux n’est essentiel au vrai culte. Le type est passé, et nous savons que le Tabernacle juif n’existe plus. Pourtant, que voyons‑nous ? Des hommes qui tentent de le reproduire ou d’inventer un substitut. Comme ils se trompent sur notre véritable position ! Nous n’avons besoin ni du Tabernacle juif ni d’un équivalent terrestre, car nous sommes faits sacrificateurs du Tabernacle céleste, que nulle main humaine n’a construit, et qui est le lieu de rencontre entre Dieu et tous les cœurs sincères, tous ceux qui l’aiment : « Ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père » (Jean 4.21).

Lorsque nous nous réunissons avec d’autres croyants, nous ne devons pas penser qu’ils sont la totalité de ceux avec qui nous adorons. Le vrai adorateur fait partie d’une grande assemblée en fête, qui remplit le temple spirituel. Nous ne sommes qu’une fraction d’une immense congrégation composée de tous les saints déjà partis, et de tous les croyants vivants, dans toutes les confessions et à travers l’univers de Dieu.

Le prisonnier, le voyageur, l’invalide, la mère, l’infirmière ; tous se rencontrent là, unis, et adorent ensemble. Tous sont sacrificateurs, et là se trouve le Souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux et vit toujours pour intercéder. « Un ministre du véritable tabernacle ».

Comme paraissent dérisoires, devant une telle assemblée, ceux qui revendiquent des prétentions sacerdotales et voudraient nous faire croire qu’ils répètent le sacrifice de Christ ! Dans ce temple, on n’a pas besoin d’eux, car Christ est là pour offrir lui‑même le sacrifice.

Le véritable modèle de notre vie est suggéré ici. Nous avons tant de plans, de projets, de modèles ; et combien souvent ils échouent ou déçoivent ! Si seulement nous pouvions passer de longs moments avec Dieu sur la montagne, recevant de lui le modèle pour notre vie et notre œuvre !

Il n’y a rien de plus élevé que de construire quelque chose qui ressemble à la pensée éternelle de Dieu. Toute structure bâtie selon ce plan demeure à jamais. Et Dieu trouvera toujours des ressources, plus qu’il n’en faut, pour ceux qui osent être différents parce qu’ils sont fidèles au modèle qu’il montre sur la montagne.

Et si l’on demande quel est ce modèle que Dieu nous révèle dans la communion avec lui, nous pouvons répondre : c’est la vie, le caractère et l’œuvre de Jésus‑Christ notre Seigneur ; le modèle, l’exemple et le patron de tout ce qui est vrai, juste, pur, aimable et digne de louange. Veille à façonner ta vie selon ce modèle que Dieu désire te montrer sur la montagne. Dieu t’y appelle, et il te rendra capable de l’accomplir.

 

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