1. Le Christ exalté
Chap: 1 - Christ, la clé de l'ancien testament - Au centre de Rome, il y avait une borne milliaire vers laquelle convergeaient toutes les routes du monde connu ; et nous croyons qu'il y a un chemin, une route, dans chaque livre et dans chaque chapitre de la Bible, qui converge vers Jésus-Christ.
« Et je pleurais beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder. Et l'un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un Agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre » (Apocalypse 5.4-6).
Vous remarquerez les trois paradoxes de ce passage biblique. Jean s'attendait à voir un Lion et il a vu un Agneau ; il cherchait la racine de David, et voici, c'était un descendant de David ; il cherchait Celui qui avait vaincu, et voici, quelqu'un qui avait apparemment échoué. Mais vous noterez que cette scène peut servir d'illustration à la manière dont notre Seigneur béni a pris le Livre scellé de l'Ancien Testament et en a brisé les sceaux pour ses disciples par le Saint-Esprit.
Tournons-nous un instant vers Matthieu 1, et accordons l'importance qu'elle mérite à cette page blanche qui, dans nos Bibles, sépare l'Ancien et le Nouveau Testament. Parce que ces deux livres sont reliés ensemble, nous oublions parfois que cette page représente un laps de temps de quatre cents ans. Pourtant, nous sommes certains que les Juifs possédaient l'Ancien Testament, dans sa version grecque, deux cents ans avant Jésus-Christ.
Or, dans l'Ancien Testament qui se trouve d'un côté de la vallée, et dans le Nouveau qui se trouve de l'autre côté, Jésus-Christ est tout. Dans l'Ancien Testament, Jésus-Christ est latent ; dans le Nouveau, il est manifeste. Dans l'Ancien, la référence à sa personne est implicite ; dans le Nouveau, elle est explicite. Dans l'Ancien, nous avons la prévision ; dans le Nouveau, nous avons la vision claire.
L'Église primitive n'a pas cherché à débattre des faits concernant la vie, la mort et la résurrection de notre Sauveur. Ces faits ont été reconnus pendant les trois cents ans qui ont suivi le départ du Christ de notre monde.
L'unique effort de l'Église primitive a été de montrer que la vie et l'œuvre de Jésus-Christ étaient la pierre de Rosette permettant de déchiffrer les hiéroglyphes des Écritures de l'Ancien Testament. On a dit qu'il y a environ 333 prédictions et références de l'Ancien Testament qui sont mentionnées dans le Nouveau. L'Ancien Testament traverse le Nouveau, comme le fil de chaîne traverse le fil de trame. Lors de sa résurrection, comme le rapporte Luc 24.27, notre Seigneur Jésus-Christ s'est appliqué à montrer ce lien : « Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait ».
Dans toutes les Écritures.
En d'autres termes, la gloire de Jésus brille sur les pages de l'Ancien Testament, tout comme la lumière de Dieu brillait sur le visage de Moïse. Seulement, pour beaucoup, elle est cachée. Mais votre étude de l'Ancien Testament sera vraiment vaine, à moins que vous n'ayez appris à trouver votre Seigneur dans chaque type et chaque symbole voilés, dans chaque récit et chaque personnage, ainsi que dans les mots de la prophétie. Lorsque vous vous tournez vers le Seigneur, le voile est ôté.
Considérons la référence constante que faisait l'Église primitive à cet enseignement concernant notre Seigneur dans l'Ancien Testament. Tournons-nous vers les Actes des Apôtres (Actes 2). Dans le sermon de l'apôtre Pierre, sur les vingt-deux versets de notre version, onze sont des citations de l'Ancien Testament. Je ne suis pas sûr que les assemblées d'aujourd'hui supporteraient une telle proportion de citations bibliques dans nos sermons.
Mais vous remarquerez que ce sermon, dont le Saint-Esprit s'est servi de manière si remarquable pour convertir des milliers de personnes, était en grande partie une mosaïque d'Écritures. Nous pouvons en déduire pourquoi le Saint-Esprit n'approuve pas beaucoup de nos sermons modernes. Il y cherche quelque chose qu'Il puisse utiliser. Si nous pouvons apprendre une bonne fois pour toutes à utiliser la Parole de Dieu, c'est là l'épée qu'Il peut manier. Dans le troisième chapitre, dans le deuxième sermon de Pierre, il y a cinq références aux prophètes ; dans Actes 2.18, 2.21, 2.22, 2.24 et 2.25. Il ne peut pas ouvrir la bouche devant le Sanhédrin (Actes 4.7) sans citer l'Ancien Testament ; et au 25e verset, dès que les disciples se réunissent, ils citent la Parole de Dieu pour s'encourager.
Le septième chapitre des Actes est une série continue de références bibliques. Et encore une fois, dans le dixième chapitre, le sermon que le Saint-Esprit a utilisé pour présenter l'Évangile aux non-Juifs était rempli de citations bibliques.
Dans le premier sermon enregistré de l'apôtre Paul (Actes 13), vous remarquerez des références claires aux Écritures dans les versets 22, 27, 29, 32, 33, 34, 35, ainsi que dans ses mots de conclusion au verset 41. Si bien que, là encore, si vous comptez le nombre de mots dans ce sermon, vous constaterez que la bonne moitié d'entre eux sont des citations de l'Ancien Testament. D'un bout à l'autre, il s'efforce de faire voir au peuple la correspondance entre l'Homme de Nazareth et du Calvaire et ce merveilleux portrait dressé dans l'Ancien Testament.
Prenez ensuite Actes 17.3, où vous apprenez que dès son arrivée à Thessalonique, pendant trois jours de sabbat, Paul a discuté avec eux à partir des Écritures, expliquant et démontrant qu'il fallait que le Christ souffre et ressuscite des morts, et affirmant : « Ce Jésus que je vous annonce, c'est le Messie annoncé, le Christ promis ». Ensuite, si vous allez dans Actes 18.28, la caractéristique de l'éloquence d'Apollos était qu'il réfutait vigoureusement les Juifs, et démontrait publiquement par les Écritures que Jésus était le Christ.
Vous retrouvez cela dans Actes 26.27. Lorsque l'apôtre Paul s'est retrouvé devant un juge juif, il a dit : « Roi Agrippa, crois-tu aux prophètes ? Je sais que tu y crois ». Et enfin, dans Actes 28.23, on nous dit qu'il exposait la foi aux Juifs de Rome, rendant témoignage au Royaume de Dieu et cherchant à les persuader au sujet de Jésus, à partir de la loi de Moïse et des Prophètes, et ce, du matin jusqu'au soir.
Il y a deux choses à remarquer ici. La première, bien sûr, c'est que dans notre propre lecture de la Parole de Dieu, nous devons trouver Christ dans l'Ancien Testament ; et la seconde concerne la façon d'accompagner les jeunes hommes et les jeunes femmes qui sont troublés par le doute moderne, et qui réclament ardemment toutes sortes de livres et d'aides pour le combattre. Montrons-leur que la Bible est son propre et meilleur témoin, et que la preuve la plus concluante de la véracité des Écritures, est probablement cette merveilleuse correspondance entre la prophétie de l'Ancien Testament et le portrait dressé dans le Nouveau.
Parce que le sujet est si vaste, je suis obligé de prendre un exemple pour illustrer mon propos, et de limiter notre réflexion aux paradoxes de l'Ancien Testament. Un paradoxe est une phrase composée de deux affirmations distinctes, chacune étant vraie en soi, mais qui semblent contradictoires lorsqu'on les place côte à côte. Cependant, elles sont combinées et harmonisées par une vérité plus profonde qui se trouve en dessous.
Par exemple, c'est un paradoxe de dire que, d'une part, nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, et que d'autre part, il est nécessaire que chaque âme agisse par elle-même et fuie pour trouver refuge, afin de s'emparer du Christ. C'est le vieux débat entre la prédestination et le libre arbitre. Mais ces deux affirmations sont sans aucun doute compatibles si nous pouvions saisir les vérités plus profondes qui les harmonisent, et qui pour l'instant sont voilées à nos yeux. Il en va de même pour les paradoxes de l'Ancien Testament. Il y avait un certain nombre d'affirmations apparemment contradictoires qui attendaient l'accomplissement des temps lorsque Jésus-Christ est apparu ; mais, à mesure que la vérité plus profonde de Dieu a été révélée, il est devenu évident qu'elles étaient en harmonie.
Regardons un instant certains d'entre eux. Prenez le propre paradoxe de notre Seigneur dans Matthieu 22.42. Là, notre Seigneur renverse la situation face à ceux qui l'interrogent. « Comme les pharisiens étaient assemblés, Jésus les interrogea, disant : Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : De David ». C'était l'appellation courante pour désigner le Messie. Ainsi l'aveugle s'était écrié : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » Et Jésus leur dit : « Comment donc David, animé par l'Esprit, l'appelle-il Seigneur ? », citant ainsi le Psaume 110. Comment le même être pouvait-il être en même temps le fils de David et le Seigneur de David ?
Il existe trois sortes de paradoxes : le paradoxe dans la prophétie, le paradoxe dans la typologie, et le paradoxe dans l'histoire.
Premièrement, le paradoxe dans la prophétie. Examinons deux ou trois exemples. Prenez deux psaumes, le Psaume 22 et le Psaume 45. Le Psaume 22 a été appelé par un illustre commentateur le « Psaume des sanglots », parce qu'il est si rempli des soupirs et du cœur brisé de Jésus. Il me semble probable (si j'ose dire) que notre Seigneur Jésus-Christ se récitait ce psaume, verset par verset, alors qu'il mourait lentement sur la croix. Regardez le verset 6 : « Je suis un ver » ; regardez le verset 12 : « m'environnent » ; regardez le verset 15 : « la soif » ; regardez le verset 16 : « m'ont environné et ont percé » ; regardez le verset 18 : « se partagent mes vêtements ».
Il est très remarquable que la mort ainsi préfigurée ne pouvait être que la mort sur la croix, et très étonnant que cela ait été prédit de Jésus-Christ, puisque pour l'esprit juif, c'était tout à fait répugnant. Mais passez maintenant au Psaume 45, le Psaume de l'Époux. Au verset 2, Celui qui avait été comme un ver est décrit comme étant « le plus beau des enfants des hommes » ; Celui qui avait été entouré d'ennemis, au verset 3, est un « conquérant » ; Celui qui avait soif, au verset 2, voit « la grâce répandue sur ses lèvres ».
Celui qui, dans le Psaume 22.16, avait été percé, se trouve « sur un trône » au verset 6 ; et Celui qui, dans le psaume précédent, avait été dépouillé de ses vêtements, est « revêtu d'habits royaux » au verset 8. Quelle énigme pour un Juif ! N'a-t-il pas dû se demander comment les Psaumes 22 et 45 pouvaient s'appliquer au même Messie ? Et pourtant, la fin de ces deux Psaumes indique clairement qu'ils font référence à Lui.
Prenez un autre chapitre où ces paradoxes sont très nombreux, Ésaïe 53.1-12. Un de mes amis a remarqué qu'Ésaïe 53.1-12 se trouve exactement au milieu des soixante-six chapitres de prophéties messianiques par lesquels se termine le livre d'Ésaïe. Prenez maintenant cette série de paradoxes. Au verset 8, Il est « retranché », au verset 10 Il « prolongera ses jours ».
Au verset 2, Il est « une racine qui sort d'une terre desséchée » (il n'en sort aucune semence), mais au verset 10, « Il verra une postérité et sera rassasié ». Au verset 9, on a mis « son sépulcre parmi les méchants », et au verset 12 Il « partagera le butin avec les puissants ». Au verset 12, Il est « mis au nombre des malfaiteurs », mais dans le même verset Il « intercède pour les coupables ». Au verset 12, Il « livre son âme à la mort », tandis qu'au verset 10, « l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains ». Êtes-vous surpris que les Juifs aient inventé deux Messies afin de donner un sens à ce chapitre merveilleux ? Voilà pour le paradoxe dans la prophétie.
Passons un instant au paradoxe dans la typologie. Il était le pigeon dont on tordait le cou et dont le sang était versé sur l'eau courante ; et Il était le pigeon lancé en l'air, qui s'envolait vers les bois de son pays natal ; l'image de la résurrection. Il était le bouc qui tombait sous le couteau du sacrificateur, et le bouc qui partait dans le désert solitaire, portant la culpabilité du peuple. Il était à la fois la victime et le sacrificateur.
En ce qui concerne le paradoxe dans l'histoire, Il était Élie s'élevant dans le char de l'ascension, et Élisée accomplissant un ministère plus doux. Il était David le grand conquérant, et Salomon l'homme de paix. Il était Moïse le législateur ; non, un plus grand que Moïse ; et il était Aaron le sacrificateur, et Josué le précurseur. Il était Adam le père, car Il était le second Adam, et la figure de Celui qui devait venir ; mais Il était aussi Abel, bien que son sang parle mieux que celui d'Abel et efface le péché.
Il était Noé, qui a construit l'arche et a survécu au déluge, et Il était l'Arche qui l'a transporté. Il était le Josué qui a conduit le peuple dans la terre promise, et Il est Lui-même la terre promise. Ainsi, derrière tous ces paradoxes dont l'Ancien Testament est si rempli, nous devons implicitement trouver notre Seigneur Jésus béni comme la seule interprétation de ce qui est contradictoire.
N'est-ce pas également vrai pour toute la perplexité et l'anxiété ; pour tout ce qui semble si contradictoire dans votre vie et dans la mienne ; que sous toutes ces actions de Dieu, il y a l'unique dessein d'amour en Jésus-Christ notre Sauveur ? Chaque fois qu'il y a un voile, que ce soit sur la vie humaine ou concernant les mystères des Écritures, dès que nous nous tournons vers le Seigneur, il est retiré.
Puisque Jésus-Christ était au cœur de l'Ancien Testament, plein de grâce et de vérité, il était nécessaire pour ceux qui ont vécu après son époque d'extraire par la foi de l'Ancien Testament tout ce qu'Il était. Tout comme il est nécessaire pour nous aujourd'hui, qui savons qu'Il est au cœur du Nouveau Testament, d'en extraire par la foi toute la grâce et toute la bénédiction qui nous y attendent.
Tournez-vous un instant vers 2 Corinthiens 3. L'apôtre imagine qu'on lui réclame des lettres de recommandation, ce qu'il refuse, car au troisième verset il dit : « Vous êtes nos épîtres, vous êtes nos lettres de recommandation ; sur vos cœurs, les Saintes Écritures ont gravé le caractère de Jésus » ; puis il établit un contraste que je vous prie de remarquer.
Au verset 7 et suivants, il suggère un parallèle entre le visage de Moïse, sur lequel il y avait un voile, et la gloire voilée du Christ dans l'Ancien Testament. Il décrit les Juifs assis dans leurs synagogues avec leurs visages voilés, comme si le voile était tombé du visage de Moïse sur le leur, et il craint que ce même voile ne cache à ses convertis les gloires du Seigneur. Aux versets 14 et 15, il déclare : « Jusqu'à ce jour, le même voile demeure quand ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît. Jusqu'à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ».
Lorsque le peuple se tournera vers le Seigneur, le voile sera ôté. Commençons par retirer le voile ; recevons ensuite l'Esprit du Seigneur ; et alors, le visage découvert, contemplant comme dans un miroir, ou reflétant comme un miroir, la gloire du Seigneur, nous serons transformés. L'Ancien Testament ne leur était d'aucun profit à cause du voile, parce qu'ils ne réalisaient pas la puissance du Saint-Esprit, parce qu'ils ne la reflétaient pas de manière adéquate
Ce sont là les trois leçons que nous devons retenir pour nous-mêmes aujourd'hui.
1. Le Christ est dans le Nouveau Testament, comme Il était et est dans l'Ancien. Jusqu'à présent, peut-être, pour certains d'entre nous, notre étude de la Bible n'a pas été profitable. Nous n'avons pas vu Jésus dans l'Ancien ou dans le Nouveau Testament. C'est pourquoi, aujourd'hui, relevons tous ce défi solennel : y a-t-il un voile sur notre visage ?
Il fut un temps où, dans le Saint des Saints, le voile s'est déchiré en deux, de haut en bas. Y a-t-il jamais eu, dans votre vie et dans la mienne, une déchirure de ce voile ? Y a-t-il jamais eu un moment où votre esprit et votre âme ont été, pour ainsi dire, fusionnés, et où votre individualité a été couverte et pénétrée par le rayonnement de la Shékinah du Saint-Esprit ? Y a-t-il jamais eu un instant dans votre vie où il y a eu la déchirure soudaine, de haut en bas, d'un préjugé, d'un manque de charité, ou d'une incohérence dans votre cœur ou dans votre vie ? Oh ! Faut-il s'étonner, si un tel voile existe, que jusqu'à présent la Parole de Dieu ait été un livre voilé, et que vous n'y ayez pas vu le Christ ! Quel que soit ce voile, je vous en prie, mettez-vous seuls devant le Dieu Tout-Puissant, et demandez que ce voile ; tout ce qui s'est interposé entre vous et la vision parfaite du Christ dans sa Parole ; soit déchiré en deux, et que vous puissiez voir clairement.
2. Ensuite, il doit y avoir la réception du Saint-Esprit. C'est par le Saint-Esprit que les prophètes ont écrit, et c'est par le Saint-Esprit que les apôtres ont été guidés pour comprendre ce que le Saint-Esprit voulait dire. Il doit y avoir, de la part de chacun de nous, la réception constante du Saint-Esprit qui a inspiré la Parole, et qui révélera Jésus dans cette Parole. C'est par l'Esprit que nous apprenons à connaître le Seigneur tout au long de notre vie.
Vous découvrirez que si vous vivez près de Dieu, il y aura une réception constamment renouvelée, une réception toujours plus grande du Saint-Esprit. Et à mesure que vous Le recevrez, Il vous ouvrira l'Ancien et le Nouveau Testament de la même manière, vous révélant Jésus-Christ et sa gloire. Avez-vous reçu le Saint-Esprit ? Avons-nous reçu le Saint-Esprit de manière concrète dans notre vie, comme un esprit de révélation ? Et est-ce que, chaque fois que vous ouvrez la Parole de Dieu, vous inclinez humblement la tête en disant : « Oh ! Esprit de Dieu, montre-moi le visage de Christ ici » ?
3. Et enfin, pour apprécier le Christ dans l'Ancien ou le Nouveau Testament, il faut le refléter. Les gens repartent de nos conventions et conférences avec leurs carnets de notes, et se disent : « J'ai tout noté ici ! » ; et ils pensent que parce qu'ils ont consigné les paroles de l'orateur, ils détiennent la vérité. Alors qu'en réalité, ils ne possèdent la vérité que dans la mesure où ils y obéissent et la mettent en pratique dans leur vie. Ceux qui écoutent ne sont pas bénis, mais ce sont ceux qui agissent par l’Esprit qui le sont ; « cet homme sera heureux dans son activité » (Jacques 1.25).
Et si vous voulez vraiment voir Jésus dans la Bible, vous devez aller, et vivre Jésus dans votre vie quotidienne. Lorsque vous avez remarqué un trait de caractère admirable de Jésus-Christ dans la Parole, vous devez demander que, par la grâce du Saint-Esprit, vous puissiez le refléter parmi les hommes. Je tiens à dire ici une chose qui m'a été d'un grand secours. Bien souvent dans la vie, on attend de se sentir poussé dans une certaine direction chrétienne ; et si l'impulsion ne vient pas, on est enclin à reporter l'action.
Mais nous n'avons pas le droit d'attendre d'être d'humeur à agir de telle ou telle manière ; au contraire, par la force de notre volonté, en obéissant à l'impulsion du Saint-Esprit qui agit en nous, il est de notre devoir de faire, ou d'essayer de faire, ce que nous savons devoir faire. Et en le faisant, nous nous en découvrirons capables ; de sorte que ce que nous faisions simplement par la force de notre volonté, nous finirons par le faire par le choix de notre cœur.
Ainsi, si vous commencez à vivre pour Christ dans la petite mesure de vos connaissances, et parce que c'est votre devoir, vous serez transfigurés en reflétant le Christ, vous serez transformés à l'image du Christ.
En d'autres termes, la transfiguration ne vient pas seulement à l'homme qui, avec une attention soutenue, contemple la gloire de Dieu en Jésus, mais à l'homme qui, jour après jour, essaie de traduire Jésus dans sa vie quotidienne, et de reproduire Jésus en pensée, en parole et en action. Si vous deveniez vous-même une Bible, vous comprendriez la Bible. Si vous transmettiez ce que vous avez trouvé, la Bible deviendrait plus riche et plus profonde pour votre âme.
Ainsi, avec le voile déchiré, avec la réception du Saint-Esprit, et avec l'effort quotidien dans la puissance de l'Esprit de vivre pour Christ, nous trouverons toujours dans cette Parole le Christ qui est dans notre cœur. Nous verrons son visage transparaître dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, et nous réaliserons que le Livre tout entier est comme sa tunique sans couture, « tissée d'une seule pièce depuis le haut » (Jean 19.23).
1 Rois 6.20 nous dit ceci : « L'amour de Jésus n'est-il pas le Saint des Saints pour des millions d'âmes ? L'amour de Jésus n'est-il pas le sanctuaire intérieur dans lequel, à présent que le voile est déchiré, il nous est permis d'entrer en tant que sacrificateurs ? Nous nous tenons sur un pavement qui est le fondement de la rédemption, et ce fondement est posé, chaque pierre qui le compose, dans l'amour de Jésus.
Nous nous tenons entre les murs de la providence et de la grâce, et qu'il s'agisse de la providence de sa main ou de la grâce de son Esprit, dans les deux cas nous sommes entourés par l'amour de Jésus. Nous nous tenons sous une voûte éclatante de gloire et pleine de miséricorde. C'est un véritable ciel des cieux pour nous, mais c'est un ciel d'amour, le ciel de l'amour de Jésus.
Par conséquent, que nous regardions vers le haut, nous regardons dans l'amour de Jésus ; ou que nous regardions vers le bas, nous regardons dans l'amour de Jésus ; ou que nous regardions à droite, c'est vers l'amour de Jésus ; ou que nous regardions à gauche, c'est vers l'amour de Jésus. L'Oracle est tout entier rempli d'amour dans sa largeur, sa longueur, sa profondeur et sa hauteur ! »
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