1. Le Chemin  vers le lieu Très Saint

1. Le Chemin vers le lieu Très Saint

Chap: 1 - La parole de Dieu Qu’est-ce donc qui aurait pu conduire l’humanité à reconnaître, dans ces soixante‑six courts traités, un lien si étroit qu’il faille les rassembler sous une même reliure?

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde » (Hébreux 1.1-2).

« Dieu ! » Quel mot pourrait plus convenablement se tenir en tête de la première ligne du premier paragraphe de cette noble épître ! Chaque structure doit reposer sur lui comme fondation ; chaque arbre doit jaillir de lui comme racine ; chaque dessein et entreprise doit prendre son origine en lui comme source. « Au commencement, Dieu » (Genèse 1.1), est une devise digne d’être inscrite au commencement de chaque traité, qu’il s’agisse du volume pondéreux ou du tract éphémère.

Et avec ce nom, nous commençons notre tentative de rassembler quelques-unes des leçons ardentes, qui furent d’abord adressées aux Hébreux persécutés et vacillants de l’âge primitif, mais qui ont toujours été très hautement prisées par les Gentils croyants à travers l’Église universelle. Le festin fut originellement préparé pour les enfants de la race d’Abraham ; mais qui contestera notre droit aux miettes ?

Dans notre effort pour réunir ces leçons, « sois toi-même, ô Dieu, l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier ! » Dans le texte grec, le terme «Dieu» est précédé de deux mots qui expriment la diversité et la richesse de sa révélation à lhumanité. Tout le verset présente un grand intérêt: il expose lorigine et lautorité de la Parole de Dieu, et met en lumière cette grande loi qui se manifeste dans tant daspects de l’œuvre divine, justement nommée la loi de la variété dans lunité.

Cette loi se manifeste dans la nature, le plus ancien des livres de Dieu. Aucun esprit attentif ne peut contempler le monde sans être saisi par l’infinie diversité qui se déploie de toutes parts. « Toute chair n'est pas la même chair… Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais autre est l'éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres… Même une étoile diffère en éclat d'une autre étoile » (1 Corinthiens 15.39-42).

Nulle part vous ne trouverez deux visages identiques dans une foule, deux feuilles semblables dans une forêt, ni deux fleurs parfaitement pareilles dans les bois du printemps. On dirait que les moules où se façonnent les œuvres de la nature sont brisés, et rejetés dès qu’ils ont servi une fois.

Et c’est précisément cette profusion de formes qui ouvre un champ d’étude et de délectation sans limites, bannissant toute crainte de monotonie ou de lassitude pour l’âme.

Et pourtant, au milieu de toute cette variété naturelle, il existe une unité merveilleuse. Chaque partie de l’univers s’imbrique par des liens subtils et délicats avec toutes les autres parties. Vous ne pouvez perturber l’équilibre nulle part sans envoyer une onde de perturbation à travers tout le système. Tout comme dans quelque majestueuse cathédrale gothique, la même idée se répète sous des formes plus audacieuses ou plus légères, ainsi les mêmes grandes pensées se retrouvent dans l’arbre et la fleur, dans la molécule et la planète, dans la diatomée et l’homme. Et tout cela parce que, si vous pénétrez jusqu’au cœur de la nature, vous rencontrez Dieu. « C'est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses » (Romains 11.36).

« Il y a diversité d’opérations ; mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous » (1 Corinthiens 12.6). L’unité qui imprègne le temple de la nature résulte du fait qu’il est issu d’un seul Esprit, et ayant été réalisé par une seule main, l’Esprit est la main de Dieu.

Cette loi opère également à travers les Écritures. Il y a là une aussi grande variété que dans la nature. Elles furent écrites à différentes ères, certaines aux jours des « pères » ; d’autres à « la fin de ces jours » pour nous. Dans les chapitres d’ouverture, sous la direction de l’Esprit de Dieu, Moïse a incorporé des fragments de tradition sacrée, qui passaient de bouche en bouche dans les tentes des patriarches ; et ses derniers chapitres furent écrits quand la ville sainte, Jérusalem, avait déjà été frappée, jusqu’au sol, par la main endurcie de Titus.

Ils furent écrits dans différents pays : ceux-ci dans les déserts d’Arabie ; ceux-là à l’ombre des pyramides ; et d’autres au milieu des flots de vie qui déferlaient à travers les plus grandes cités de Grèce et de Rome.

Dans certains écrits, on distingue la simplicité de la vie pastorale de Palestine; dans dautres, la splendeur de lempire de Nebucadnetsar. Ici résonne le murmure de la mer Égée aux eaux bleues, et là, dans plus dun passage, le cliquetis des chaînes dans une cellule de prison romaine. Ils furent écrits par des hommes appartenant à divers rangs, occupations et modes de pensée… bergers et pêcheurs, guerriers et rois. Le psalmiste, le prophète et le prêtre ; certains employant l’hébreu religieux majestueux, d’autres le patois chaldéen, d’autres encore le grec raffiné.

Il y a toute variété de style, depuis la lettre amicale ou le proverbe sentencieux, jusqu’à l’histoire nationale ou le traité soigneusement préparé, dans lequel la pensée et l’expression rougeoient comme dans des feux. Mais tous contribuant leur part à la symétrie et à la beauté de l’ensemble.

Et pourtant, à travers toute l’Écriture, se déploie une unité incontestable. Qu’est-ce donc qui aurait pu conduire l’humanité à reconnaître, dans ces soixante‑six courts traités, un lien si étroit qu’il faille les rassembler sous une même reliure? Il existe en eux quelque chose dunique: ils ont toujours tenu ensemble, et toujours chuté ensemble. En détacher un, c’était les désunir tous.

Croire à lun, c’était être conduit à croire aux autres. Leurs mains sont si étroitement liées que là où lun savance, tous doivent le suivre. Et malgré les efforts des esprits les plus sages et les plus brillants, nul n’a jamais réussi à composer un seul écrit possédant cette qualité indéfinissable qui confère à la Bible son unité mystérieuse. En être dépourvu suffit à disqualifier tout ouvrage prétendant se joindre à elle ou réclamer la vénération particulière de l’humanité.

Le monde est plein de livres religieux ; mais l’homme qui a nourri sa vie religieuse de la Bible saura dire en un instant la différence entre eux et les Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament. De même que l’œil reconnaît aussitôt l’absence de vie dans une fleur artificielle, et que la langue discerne immédiatement la présence ou le manque d’une saveur particulière, ainsi le cœur humain, ce sens moral intérieur, perçoit avec promptitude ce qui manque à tous les autres livres religieux: cette saveur propre aux Écritures, qui les imprègne depuis la Genèse, livre des commencements, jusquaux visions apocalyptiques annonçant la venue prochaine du Roi.

Et dans la possession de cet attribut mystérieux, l’Ancien et le Nouveau Testament ne font qu’un.

Vous ne pouvez pas dire qu’il y en a plus dans les paragraphes ardents de l’apôtre Paul que dans les splendides prophéties et appels du grand prophète « évangélique », Ésaïe. On la trouve assurément dans les Évangiles, mais elle n’est pas moins présente dans le récit de l’Exode.

Partout, un silence volontaire est gardé sur les sujets qui ne feraient que satisfaire la curiosité ; sujets sur lesquels d’autres prétendues révélations se sont répandues avec abondance. Partout, aucune tentative n’est faite pour instruire l’homme en matière de science ou de nature; toute lattention se porte sur les droits de Dieu sur lhumanité. Partout encore, le fil cramoisi du sacrifice apparaît nettement, reliant les livres les uns aux autres comme des perles enfilées sur une même corde.

Et partout demeure cette qualité subtile, mystérieuse, ineffable, que l’on nomme Inspiration: un terme éclairé par les paroles majestueuses de ce verset inaugural: « Dieu, ayant parlé autrefois aux pères, nous a parlé à la fin de ces jours » (Hébreux 1.1).

L’Écriture est la parole de Dieu à l’homme. C’est ce qui lui donne son unité. « Dieu, Dieu, l'Eternel, parle, et convoque la terre » (Psaume 50.1). Les secrétaires peuvent différer ; mais l’esprit qui inspire est le même. Les instruments peuvent varier ; mais dans chaque cas, le même thème est joué par la même main maîtresse. Nous devrions lire la Bible comme ceux qui écoutent la parole même de Dieu. On peut bien l’appeler « la Parole de Dieu ».

Mais l’Écriture est la parole de Dieu dans l’homme. Le trésor céleste est dans des vases de terre. « Il a parlé aux pères par les prophètes… Il nous a parlé par son Fils ». Il est frappant d’étudier la vie de Jésus et d’entendre ses affirmations répétées concernant la source de ses paroles extraordinaires. Il s’était tellement dépouillé de lui‑même qu’il ne tirait rien de son propre fonds; il vivait du Père, tout comme nous sommes appelés à vivre de lui. Il déclara clairement que les paroles quil prononçait ne venaient pas de lui, mais que ses paroles comme ses œuvres procédaient du Père qui demeurait en lui. Par ces lèvres dargile, c’était le Dieu éternel qui parlait. Aussi pouvait‑on, à juste titre, le nommer «la Parole de Dieu». Et ici les paroles des prophètes dans l’Ancien Testament sont élevées au niveau des paroles de Jésus dans le Nouveau.

Sans marquer la moindre distinction, l’auteur affirme, sous l’enseignement de l’Esprit, que Celui qui parlait dans l’un parlait également dans les autres. Honorons donc l’Ancien Testament avec la même révérence que le Nouveau. C’était la Bible de notre Sauveur: la nourriture quil chérissait et dont il se nourrissait. Il consentait volontiers à se priver de toute autre forme d’aliment, pourvu qu’il pût se nourrir de celle‑ci. Elle fut son recours suprême dans le combat contre le diable, comme dans la conclusion de ses entretiens, de ses arguments et de ses exhortations auprès des hommes. Et voici la raison: la voix de Dieu parlait par les prophètes, dont le nom même évoque l’élan jaillissant dun geyser surgissant de sa source cachée.

Puisque Dieu parlait à travers des hommes, il apparaît clairement qu’il les a laissés exprimer ses pensées dans le langage et selon les méthodes qui leur étaient les plus familiers. Ils décrivaient la nature telle qu’ils avaient l’habitude de la percevoir. Ils employaient, selon leur tempérament, la forme d’expression, poétique ou en prose, qui leur était la plus naturelle. Ils faisaient allusion aux événements de leur époque de manière à être aisément compris de leurs contemporains.

Mais, bien qu’ils aient ainsi été libres d’exprimer les pensées divines à leur manière propre, il demeure absolument certain que l’Esprit de Dieu veillait attentivement sur leurs paroles, afin que leurs mots transmettent fidèlement ses messages aux hommes.

Dans de nombreuses parties de la Bible, il y a une dictée absolue, mot pour mot. Dans d’autres, il y a une superintendance divine qui protège de l’erreur et guide dans la sélection et l’arrangement des matériaux : comme lorsque Daniel cite des documents historiques ; et que Moïse incorpore les histoires sacrées que sa mère lui avait enseignées au bord du Nil. En tout cela se manifeste la pleine inspiration de l’Esprit de Dieu, par qui toute l’Écriture a été donnée. Des hommes saints ont parlé sous l’impulsion du Saint‑Esprit, « sondant quel, ou quelle sorte de temps, l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait » (2Timothée3.16; 2Pierre1.20‑21; 1Pierre1.11).

Nous n’avons nul besoin de nier que d’autres hommes aient été illuminés; mais la distance qui sépare lillumination de linspiration est aussi grande que celle qui sépare lorient de loccident.

Nous ne prétendons pas davantage que Dieu n’ait jamais parlé par d’autres hommes, ni même par ceux‑ci à d’autres moments; mais nous affirmons que cest uniquement dans la Bible que Dieu a donné la révélation suprême de sa volonté, ainsi que la règle souveraine de notre foi et de notre conduite. Le cœur de l’homme en témoigne.

Nous savons qu’il y a dans ces paroles un ton qui ne s’entend dans aucune autre voix. Les cordes supérieures de cet instrument lui donnent un timbre qu’aucun autre ne peut égaler. La révélation contenue dans l’Ancien Testament fut donnée par fragments, ou par portions. Tel est le sens du terme traduit dans l’Ancienne Version par «diverses fois», et dans la Version Révisée par «diverses portions». Il ne renvoie pas aux époques successives sur lesquelles la révélation sest étendue, mais aux multiples «portions» dont elle se compose.

Aucun prophète n’était en mesure d’exprimer toute la vérité: chacun ne reçut quune ou deux syllabes des vastes phrases du discours divin. Au mieux, la vision de Dieu que les prophètes saisirent et transmirent aux hommes, bien quauthentique, demeurait partielle et limitée.

Mais en Jésus, rien ne subsiste de cette révélation fragmentaire : « En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2.9). Il a fait connaître le Père. Quiconque l’a vu a vu Dieu; et écouter Ses paroles, c’est recevoir la révélation entière de l’infini.

La révélation antérieure revêtait de nombreuses formes. Le tremblement de terre, le feu, la tempête et le murmure doux et léger, chacun avait son ministère. Symbole et parabole, vision et métaphore, type et préfiguration historique, tous à leur tour servaient le dessein divin ; comme le rayon qui se décompose en de nombreuses teintes prismatiques.

Mais en Jésus brille constamment le pur rayon de sa gloire, une méthode de révélation uniforme et invariable.

Oh le Livre incomparable et glorieux, la Parole de Dieu aux hommes, à nous ; révélant non seulement Dieu, mais nous-mêmes ; expliquant des états d’âme pour lesquels nous n’avions aucune clé ; nous touchant comme aucun autre livre ne le peut, et dans des moments où toutes les autres voix deviennent faibles et silencieuses ; racontant des faits que nous n’avons pas été capables de découvrir, mais que nous reconnaissons instantanément comme vérité ; le pain de l’âme ; la clé de la vie ; dévoilant plus de profondeurs à mesure que nous montons plus haut dans l’expérience chrétienne : nous t’avons éprouvé trop longtemps pour douter que tu es ce que Jésus a dit que tu étais, le don indispensable et précieux de Dieu.

 

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