2. Bénis  en Christ

2. Bénis en Christ

Chap: 1 - Croissance dans la foi (suite) - Si quelqu’un est devenu « croyant » dans le Seigneur Jésus, et persévère dans ce chemin, il se montre fidèle. Mais s’il s’éloigne, il est infidèle. Or nous voyons que les Éphésiens étaient « saints et fidèles ».

L’héritage.

Le verset 11 commence la troisième partie de ce paragraphe ; il nous y est montré que, à côté des bénédictions éternelles, nous possédons aussi des bénédictions pour le temps présent, qui ont également leur origine en Christ.

Verset 11

« … en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté » (Éphésiens 1.11).

Dans le Christ glorifié, nous avons reçu un héritage (ou « avons été faits héritiers »). Cet héritage est en rapport avec le Millénium. Le Seigneur Jésus est l’héritier de toutes les choses qu’il possédait comme Fils éternel et Créateur, mais sur lesquelles il a acquis un droit comme homme par sa mort et par sa résurrection (comp. Hébreux 1.2). Dieu les lui a rendues, pour ainsi dire, comme homme, à lui qui en revêtant son humanité, a renoncé à toute sa gloire et s’est anéanti lui-même (comp. Philippiens 2.6-11).

Dans le règne millénaire, Christ exercera ce droit. Et nous avons part non seulement à sa position dans le ciel, mais aussi à celle qui concerne la terre. C’est pourquoi il n’est pas fait mention ici de l’héritage du Seigneur Jésus, bien qu’il en soit ainsi, mais du fait que nous avons reçu un héritage en lui (comp. Romains 8.17). Outre notre prédestination pour être adoptés, mentionnée au verset 5, nous avons aussi « été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté » à cela.

Verset 12

« … afin que nous soyons à la louange de sa gloire, nous qui avons espéré à l’avance dans le Christ » (Éphésiens 1.12).

Arrivé à ce point, Paul fait une différence entre ceux qui autrefois étaient des Juifs et les nations. Tous les croyants ont part de la même manière à la bénédiction et sont à la louange de la gloire de Dieu ; mais de ceux seuls qui appartenaient au peuple de Dieu de l’Ancien Testament, il pouvait être dit qu’ils avaient « espéré à l’avance dans le Christ ». Les nations n’avaient pas espéré en lui ; elles étaient sans Dieu et sans espérance dans le monde (2.12). Mais tous les Juifs avaient et ont espérance dans l’Oint (hébreu : Maschiach, rendu en grec par Messias ; grec : Christos). Le résidu fidèle n’attendait toutefois pas seulement le salut, mais il a aussi accepté le Rédempteur rejeté par la masse du peuple juif, et Paul pouvait se compter parmi eux. Les autres ont été endurcis par Dieu, jusqu’à ce que survienne parmi les Juifs, au temps de la fin, une nouvelle attente de l’apparition du Christ autrefois rejeté (Romains 11.7, 25, 26).

Verset 13

«  … en qui vous aussi vous avez espéré, ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut ; auquel aussi ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse » (Éphésiens 1.13).

Toutefois, dès le moment de la venue du Seigneur Jésus et de la proclamation de son évangile, les nations ont également pu y avoir part. Au verset 13, qui s’adresse aussi aux croyants d’entre les nations, les trois étapes qui conduisent au salut de l’âme nous sont présentées :

1. « Ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de votre salut. » « La parole de la vérité » nous indique le côté de Dieu. Sa Parole est la vérité (Jean 17.17).

Seule la Bible contient la vérité concernant Dieu et ses pensées, concernant l’état de l’homme pécheur et l’unique chemin du salut. « L’évangile de votre salut » est le côté orienté vers nous. La bonne nouvelle par laquelle l’homme est sauvé, est annoncée depuis bientôt deux mille ans dans le monde. Nombreux sont ceux qui l’ont entendue, mais il ne suffit pas d’entendre.

2. « Ayant cru. » La foi est nécessaire. C’est le seul chemin pour recevoir la parole de la vérité, l’évangile de notre salut. Paul dit au geôlier de Philippes : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Actes 16.31). C’est tout simple. On dit souvent : « Je ne peux pas croire ! » mais en réalité, on raisonne : « Je ne veux pas croire ! » Personne ne peut dire : « Je ne peux pas croire ! » Si Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, l’homme ne peut pas dire : « Je ne le peux pas ! » Dieu n’attend pas de ses créatures une chose impossible.

3. « Vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse. » Quiconque a cru la parole de la vérité, l’évangile du salut, est ensuite scellé du Saint-Esprit (comp. 4.30 ; 2 Corinthiens 1.22). C’est le « sceau » ou la « marque de propriété » de Dieu sur le croyant : Tu es à moi ! Comme le Seigneur Jésus a annoncé à ses disciples la prochaine venue du Saint Esprit, il est appelé « le Saint-Esprit de la promesse » (Luc 24.49 ; Jean 14.16 et suiv. ; Actes 1.4-5).

Verset 14

«  … qui est les arrhes de notre héritage, pour la possession de la rédemption acquise, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1.14).

Mais le Saint-Esprit est plus que cela, il est aussi les arrhes. Ce mot ne signifie pas proprement « gage, contre-valeur », mais « acompte ». Il désigne donc certes une part importante, mais non pas encore la totalité de ce que nous recevrons. Nous possédons déjà les bénédictions spirituelles, mais notre place en relation avec le Seigneur et notre héritage dans le Millénium sont encore futurs. Il faut pour cela que vienne d’abord le « jour de la rédemption » (comp. 4.30) (*). C’est pourquoi il nous est dit ici que le Saint-Esprit en est les arrhes, car par lui, nous pouvons aussi goûter déjà maintenant la joie de la gloire future. Ce n’est qu’au moment où le Seigneur Jésus viendra pour l’enlèvement des siens que nous serons rendus capables, quant au corps, à l’âme et à l’esprit, de connaître pleinement, dans la gloire du ciel, la « possession acquise » par lui à si grand prix et d’en jouir. Tout sera alors éternellement « à la louange de sa gloire ».

(*) La « rédemption » future mentionnée ici et au chapitre 4, verset 30, de même que « l’espérance » citée au verset 18 et au chapitre 4, verset 4 sont les seules allusions à la venue du Seigneur dans cette épître où nous sommes considérés, selon le conseil de Dieu, comme déjà en possession de toutes les bénédictions spirituelles dans les lieux célestes.

C’est la troisième fois qu’apparaît ici le mot « gloire ». Au verset 6, ce que Dieu a fait est « à la louange de la gloire de sa grâce » ; au verset 12, les pécheurs sauvés doivent être « à la louange de sa gloire » ; et ici, tous les résultats de l’œuvre de la rédemption par Christ aboutissent à « la louange de sa gloire ». Puissions-nous déjà maintenant discerner toujours plus l’amour et la grandeur de notre Dieu et Père, qui s’est révélé dans la personne et dans l’œuvre de son Fils, notre bien-aimé Seigneur, pour notre bénédiction infinie et insondable, et ainsi être amenés à une adoration plus grande.

Les richesses des chrétiens – (1.15-23).

Ce paragraphe est souvent appelé la première prière de l’apôtre dans cette épître ; nous en trouvons une seconde au chapitre 3, versets 14 à 21. Il ne s’agit évidemment pas de prières au sens littéral, mais, comme Paul le dit ici, il prie continuellement pour les saints à Éphèse et donne le contenu ou les pensées de ses prières renouvelées pour eux.

Verset 15

«  … C'est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints » (Éphésiens 1.15).

La locution introductive « c’est pourquoi » marque la relation étroite avec le paragraphe précédent. En conséquence de toutes les merveilleuses bénédictions accordées aux Éphésiens – et à nous – l’apôtre ne cessait pas de prier pour qu’elles deviennent leur possession spirituelle effective.

Bien qu’il se soit trouvé en prison à Rome, le lien qui l’unissait aux saints en Asie Mineure, à des milliers de kilomètres, n’était pas rompu. Il avait entendu parler « de la foi au Seigneur Jésus qui est en vous, et de l’amour que vous avez pour tous les saints ». Il rend aussi ce beau témoignage aux Colossiens, ainsi qu’au frère Philémon (Colossiens 1.4 ; Philémon 5).

Ici la foi n’est pas celle qui sauve, la foi au Seigneur Jésus comme Sauveur. Mais il s’agit de la vie des croyants, caractérisée par cette foi au Seigneur Jésus (proprement : dans le Seigneur Jésus) et possédant ainsi le vrai centre et la véritable source de force. La manifestation en était, chez les Éphésiens, l’existence dans leur vie d’un cercle dans lequel ils se trouvaient, les saints, c’est-à-dire tous les croyants (voir v. 1). Les Éphésiens aimaient tous les enfants de Dieu. C’est ce que Paul avait entendu, et c’était pour lui quelque chose de grand de savoir que, dans leur vie de foi, les Éphésiens connaissaient le vrai centre et la vraie communion. Qu’en est-il de nous ?

Verset 16

«  … je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières » (Éphésiens 1.16).

La foi dans le Seigneur Jésus et l’amour pour tous les saints sont pour ainsi dire les bases et les caractéristiques de la vie chrétienne. Paul, comme Philémon, faisait partie de ces croyants qui aimaient reconnaître tout le bien qu’ils pouvaient discerner chez leurs frères et sœurs (Philémon 6) et rend ainsi grâces à Dieu pour les Éphésiens et pour leur bon état spirituel. Mais pour comprendre les pensées de Dieu dans toute leur profondeur, il faut plus. C’est pourquoi il ne cessait pas de rendre grâces pour eux et de les mentionner dans ses prières.

Verset 17

 « afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne l’esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance » (Éphésiens 1.17).

L’apôtre adresse sa prière au « Dieu de notre Seigneur Jésus Christ ». Au verset 3, nous avons lu : « le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ ». Si nous regardons la prière du chapitre 3, versets 14 et suivants, nous voyons qu’il y est question du « Père de notre Seigneur Jésus Christ ». Il est les deux : le Dieu du Seigneur Jésus quand nous considérons celui-ci comme homme dans son abaissement ici-bas, et dans sa glorification actuelle comme homme à la droite de Dieu, mais il est également le Père du Fils, de toute éternité et aussi dans son humanité sur la terre. Par grâce, nous avons été introduits dans la relation du Seigneur comme homme avec son Père. En revanche, nous ne pouvons jamais entrer dans sa relation comme Fils éternel avec son Père.

Nous sommes amenés par son œuvre devant Dieu dans la même position qu’il occupe comme homme glorifié dans le ciel. Son Dieu est maintenant notre Dieu, son Père est maintenant notre Père (Jean 20.17). Quelle proximité ! Il ne peut y en avoir de plus grande que celle dans laquelle nous pouvons appeler Dieu le Père du même nom que le Seigneur Jésus.

Dans cette prière, toutefois, par les mots « le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ », un seul de ces aspects nous est présenté. Cela signifie que ce qui va suivre parle de la position du Seigneur Jésus comme homme glorifié dans le ciel, tandis que dans le chapitre 3, il est question du « Père de notre Seigneur Jésus Christ » et par conséquent de l’amour du Père pour Celui qui l’a tellement glorifié par son œuvre sur la terre.

Nous trouvons aussi ici la seule fois dans les Saintes Écritures où Dieu est appelé « le Père de gloire » (comp. Actes 7.2 : « le Dieu de gloire »). C’est une désignation de Dieu dans sa grandeur inaccessible et insondable, considéré ici comme l’origine et la source de toute gloire. Car chaque fois que Dieu se révèle, sa gloire est présente, même lors de la venue du Fils dans son abaissement comme homme sur la terre. Jean a pu dire : « Nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père » (Jean 1.14). Dans l’épître aux Éphésiens, cette gloire de Dieu paraît d’une manière toute particulière dans son conseil (v. 6, 12 et 14).

Trois bénédictions.

Paul commence en demandant que « le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne l’esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance ». C’est donc la demande du discernement spirituel. « L’esprit de sagesse et de révélation » n’est pas le Saint Esprit comme personne, mais ce qu’il veut produire en nous : une disposition spirituelle marquée par la sagesse et la révélation dans la connaissance de Dieu. Tout cela doit conduire à une croissance plus grande dans la connaissance de Dieu. La sagesse est nécessaire pour appliquer justement ce que l’on a discerné ; la révélation, en revanche, pour comprendre ce qui nous est révélé. Il ne s’agit donc pas ici de nouvelles révélations : depuis que le Nouveau Testament est achevé, Dieu n’en a plus donné (comp. Colossiens 1.25).

La connaissance de Dieu n’est pas ici la même qu’en Jean 17.3, que tout enfant de Dieu doit posséder, mais va plutôt dans le sens de Philippiens 3.10, où Paul dit qu’il estime toutes choses comme une perte et des ordures, afin de plus et mieux connaître Christ. Pierre aussi souhaitait que les saints croissent dans la grâce et dans la connaissance de Jésus Christ (2 Pierre 3.18).

C’est une telle croissance dans la connaissance qui est envisagée ici. Chaque croyant doit confesser qu’il est encore loin d’une connaissance complète de Dieu. Aussi Paul prie-t-il pour que nous apprenions à le connaître toujours plus, non pas d’une connaissance intellectuelle, mais de celle de la foi qui remplit notre cœur. S’il s’agissait d’une connaissance rationnelle, beaucoup de gens seraient défavorisés, parce qu’ils ne sont pas aussi doués que d’autres. Mais les personnes intelligentes ne sont pas ici plus avantagées que celles qui le sont moins. La connaissance dont il s’agit dans ce verset concerne le cœur et introduit le croyant plus près de son Dieu.

Verset 18

« … les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » (Éphésiens 1.18).

La condition préliminaire mentionnée ici confirme ce que nous venons de dire. Le cœur de l’homme a donc aussi des yeux, avec lesquels il peut discerner des choses spirituelles, mais pour voir, il faut de la lumière, comme en ce qui concerne nos yeux naturels. Le cœur est ici une partie de l’homme intérieur, qui dans le Nouveau Testament est synonyme de la « nouvelle nature » de tous les croyants (Romains 7.22 ; 2 Corinthiens 4.16 ; Éphésiens 3.16). Le cœur est le centre de l’être humain : « Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » (Proverbes 4.23).

C’est dans le cœur que sont prises les décisions. Le cœur humain souillé par le péché est purifié par la foi (Actes 15.9). Les yeux d’un cœur non purifié peuvent par l’imagination voir des choses horribles. Mais il nous est présenté ici ce que les yeux d’un cœur purifié, éclairés par Christ et par Son Esprit, peuvent voir (comp. 5.14).

La prière de l’apôtre qui vient maintenant a trois objets, ou thèmes (*) :

    « l’espérance de son appel » (v. 18)

    « les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » (v. 18)

    « l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons » (v. 19).

(*) Cette « prière », contrairement à celle du ch. 3.14 à 21, n’a pas de fin apparente ! Les instructions du Saint Esprit et notre croissance spirituelle continuent aussi longtemps que nous sommes sur la terre.

Le premier sujet de prière de l’apôtre Paul pour les Éphésiens, et par là même, aussi pour nous, est : « pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel ». Nous avons déjà vu dans les versets 3 à 6 notre appel : nous avons été bénis de toute bénédiction spirituelle, nous avons été élus en Christ avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant Dieu en amour, et nous avons été prédestinés pour être adoptés pour lui par Jésus Christ. Comme enfants, nous sommes nés de Dieu, participants de sa nature et objets de son amour (Jean 1.12 ; 1 Jean 3.1) ; dans notre position de fils, nous lui exprimons notre amour en adorant (Romains 8.15).

Tel est l’appel de tout chrétien dans le temps actuel. Il n’est pourtant pas nommé ici notre appel, mais « son appel » : tout émane de Dieu. Ce n’est pas nous qui sommes le centre, mais lui. Lorsque le Seigneur nous introduira dans la gloire du ciel, tout ce qui maintenant encore, en nous, est entravé par la faiblesse et même par le péché, déploiera pour nous en perfection, comme une fleur qui s’épanouit, tout le rayonnement de sa gloire. C’est cela qui fait l’objet de l’espérance de notre appel. Dans la gloire céleste, nous jouirons de toutes ces bénédictions dans des corps glorifiés. Aussi notre regard est-il dirigé ici vers l’éternité et l’espérance de notre appel qui y est liée.

Il est vrai que dans cette épître, il n’est pas parlé de la venue du Seigneur parce que nous sommes, selon le ch. 2.6, déjà considérés comme assis ensemble dans les lieux célestes. Mais comme, pratiquement, nous ne jouissons pas encore de tout en perfection, elle est évoquée par les mentions de « l’espérance de son appel » ici, et de « l’espérance de votre appel », au chapitre 4, verset 4. Ces deux passages dirigent nos regards sur la gloire future auprès de Christ.

En deuxième lieu, les Éphésiens devaient savoir « quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints ». Il est dit au verset 10 ce que Dieu s’est proposé pour l’administration de la plénitude des temps, le règne millénaire : « réunir en un toutes choses dans le Christ… en qui nous avons aussi été faits héritiers ». Selon le verset 14, nous avons reçu le Saint-Esprit comme arrhes de notre héritage. Il s’agit ici du même mot (en grec, (kléronomia) = héritage). Ainsi donc nous, croyants, sommes les héritiers, ou cohéritiers (comp. Romains 8.17), et l’héritage est la part que nous recevrons avec notre Sauveur, le Fils de l’homme glorifié dans le royaume millénaire.

Notre attention est ainsi attirée sur un avenir proche. Dieu a donné toute la création en héritage au Seigneur Jésus, en récompense de son obéissance jusqu’à la mort, et il régnera mille ans sur elle en paix et en justice (Hébreux 1.2). Ensuite viendra le moment où il remettra toutes choses au Père afin que Dieu soit tout en tous (1 Corinthiens 15.28).

Selon Éphésiens 1.11, le Seigneur Jésus n’exercera toutefois pas le pouvoir seul, mais le partagera avec ceux qu’il s’est acquis pour lui. Ainsi donc nous hériterons et nous régnerons avec lui (Romains 8.17 ; 2 Timothée 2.12).

Le vrai « possesseur » de tout est le Dieu éternel (Exode 19.5). Cependant un jour, il donnera tout en héritage au Fils de l’homme, mais pas à lui seul. Christ en prend possession avec les siens, dans les siens. De même le pays de Canaan appartenait à Dieu. Il le donna en héritage à son peuple terrestre sans qu’il cesse d’être à lui. En Lévitique 25.23, il est écrit : « le pays est à moi », et en Exode 15.17 : « Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage », passage qui désigne tout le pays, et en particulier la ville de Jérusalem. C’était la possession de l’Éternel, son héritage, dont il prenait possession pour ainsi dire dans son peuple Israël.

Nous pouvons ainsi nous représenter le royaume millénaire. Ce n’est pas une chose à sous-estimer. Dieu a un plan non seulement pour l’éternité, mais aussi pour cette terre, maintenant pleine de détresse, de misère, de guerre, de maladie, de péché et de mort. Mais cette terre appartient à Dieu, et il dit : elle ne disparaîtra pas tout simplement de la scène.

Avant d’être dissoute par le feu (2 Pierre 3.10), il montrera pendant mille ans quelles sont ses pensées quant à la vie sur la terre. Le premier homme, par sa désobéissance, a fait obstacle aux pensées de Dieu, mais le second homme, Christ, les accomplira de manière glorieuse ! Pendant mille ans régneront une justice parfaite et une paix parfaite. Tout ce que les hommes désirent, et dont ils s’éloignent pourtant toujours plus malgré tous leurs efforts, sera alors réalisé.

Ainsi nous comprenons que Dieu dise : J’ai aussi un plan pour cette terre. Tout cela trouvera son accomplissement par la domination du Seigneur Jésus. Il veut faire participer à ce gouvernement tous ceux qui croient en lui dans le temps actuel de son rejet. Nous hériterons et régnerons avec lui. Et Dieu veut que nous sachions et comprenions déjà maintenant « quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints ».

Verset 19

« … et quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force » (Éphésiens 1.19).

Le troisième vœu de l’apôtre concerne le temps présent : Paul priait pour que les Éphésiens sachent « quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons ».

Ce sujet, dont il n’a pas encore été question jusqu’à maintenant, va être développé en détail. Il s’agit en fait de « l’opération de la puissance de sa force, qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ». C’est le thème de la parenthèse des versets 20 à 23. La pensée introduite ici sera reprise au chapitre 2, verset 1 et, après une autre interruption, sera développée dans les versets 4 à 7. L’enchaînement des pensées de l’apôtre est en quelques mots celui-ci : Je veux que vous sachiez quelle puissance de Dieu opère envers vous. Cette puissance a déjà opéré dans le Seigneur Jésus, mais par la foi, elle a aussi agi envers vous.

  Lorsque le Seigneur Jésus a donné sa vie sur la croix, aucune trace de force ou de puissance n’a été vue. Au contraire, la parole de Dieu déclare qu’il a été « crucifié en infirmité » (2 Corinthiens 13.4). Mais lors de sa résurrection d’entre les morts, la puissance de Dieu s’est manifestée d’une manière qui n’a jamais existé auparavant. La mort a été annulée, et la vie et l’incorruptibilité ont lui (2 Timothée 1.10).

Toutefois dans notre passage, il s’agit de la manifestation de cette puissance, pas seulement comme dans les versets suivants, en Christ, mais « envers nous qui croyons ». La puissance qui nous a délivrés du pouvoir de Satan et de la mort et nous a donné une place comme saints et bien-aimés dans la présence de Dieu, est la même qui a ressuscité Christ d’entre les morts et lui a donné sa place dans la gloire ! Et pourtant, combien facilement nous perdons de vue cette source inépuisable de force, quand nous traversons des circonstances difficiles et ne savons plus comment en sortir ! Combien souvent nous nous sentons faibles devant nos problèmes ! C’est pourquoi l’apôtre priait pour que nous connaissions mieux et réalisions en pratique l’excellente grandeur de la puissance de Dieu envers nous qui croyons.

Verset 20a

« … qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts » (Éphésiens 1.20).

Paul en vient maintenant à l’origine de cette puissance divine. Il a mentionné l’espérance, sans rien ajouter ; quant à l’héritage, il a parlé des richesses de la gloire ; mais quand il s’agit de la puissance actuelle qui a opéré et opère encore envers chaque croyant, il dit : « quelle est l’excellente grandeur de sa puissance (grec : dunamis) envers nous qui croyons ». Ensuite il emploie trois autres expressions : l’opération (grec : energeia), la puissance (grec : kratos), la force (ischus) : ainsi donc quatre désignations différentes (dans l’original), pour cette immense puissance divine. Elle correspond à ce que Dieu a déjà opéré, et est en accord avec quelque chose que nous pouvons voir. Et où voyons-nous cela ? En Christ.

Certes, il a aussi manifesté cette puissance de Dieu dans sa vie ici-bas déjà. Pensons seulement aux multiples signes et miracles, jusqu’à la résurrection de morts ! Mais ici, il s’agit du fait que lui-même, qui a pris volontairement sur lui la mort pour ôter le pouvoir de la mort à celui qui l’avait, c’est-à-dire le diable (Hébreux 2.14), a été ressuscité d’entre les morts par Dieu. Cela a été la plus grande preuve de puissance que Dieu ait jamais montrée sur la terre.

Et cette puissance, il l’a également manifestée envers nous, comme nous le trouvons exposé au chapitre 2. Nous aussi sommes ressuscités, bien qu’il n’en soit pas encore ainsi quant à notre corps. Notre rédemption et notre résurrection spirituelle avec Christ sont une chose dans laquelle Dieu a montré non seulement sa grâce et son amour, mais aussi sa puissance. Il nous a fait passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Chaque croyant doit savoir que cette force a opéré envers lui aussi, afin que sa foi soit fortifiée. Dieu a d’abord manifesté cette puissance en « le ressuscitant d’entre les morts ». Ici, seule la résurrection de Christ est mentionnée ; au chapitre 2, verset 6, nous avons aussi le fait que nous sommes ressuscités avec lui.

Christ, le centre.

Dans la parenthèse des versets 20b à 23, nous trouvons les glorieuses conséquences que la résurrection de Christ d’entre les morts a eues pour lui-même. Sa résurrection a été pour ainsi dire son premier pas de retour dans le ciel, où il se tient maintenant comme homme glorifié. Dieu l’a ressuscité d’entre les morts et « l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes ».

Verset 20b

« … et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes » (Éphésiens 1.20).

Nous rencontrons ici pour la deuxième fois l’expression « les lieux célestes ». Au chapitre 1, verset 3, nous y voyons nos bénédictions, ici nous lisons que le Seigneur Jésus s’y trouve. Il est assis là à la droite de Dieu, dans sa présence. Comme Fils, il était toujours auprès de Dieu (Jean 1.1), mais comme tel, il n’est pas assis à la droite de Dieu. Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, est éternellement « un ». Cette place à la droite de Dieu, c’est par conséquent l’homme Christ Jésus glorifié qui l’a reçue, et non pas le Fils éternel. Elle est la place de l’honneur le plus élevé et du plus grand pouvoir (comp. Psaumes 110.1 ; Matthieu 22.44). Nous nous sentons souvent faibles et misérables et n’avons pas le courage de rendre témoignage.

Pensons alors que notre Seigneur si méprisé des hommes se trouve au centre de toute puissance et de toute gloire ! Bientôt tous le verront, lorsqu’il exercera son autorité sur l’univers. Mais il nous est accordé de voir notre bien-aimé Seigneur déjà maintenant à la droite de Dieu comme source de notre force ! Quelle persévérance, quelle fermeté, quel courage et quelle force nous pourrions avoir si nous faisions plus usage de cette puissance de Dieu, qui a ressuscité Christ d’entre les morts !

Verset 21

« … au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir » (Éphésiens 1.21).

Le Christ glorifié à la droite de Dieu est établi au-dessus de toute autorité dans le monde entier, non seulement dans celui qui est visible, mais aussi dans le monde invisible, spirituel. Nous lisons au chapitre 3, verset 10 que « la sagesse si diverse de Dieu est maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l’assemblée », et au chapitre 6, verset 12, nous voyons que les dominateurs de ces ténèbres, la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes, sont aussi appelés principautés et autorités.

Les lieux célestes sont un concept très étendu, qui englobe tout ce qui est céleste, c’est-à-dire presque tout le monde invisible. Satan, en tant qu’ange déchu, a accès au ciel. Nous trouvons, tant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau, qu’il a accès direct auprès de Dieu comme accusateur des croyants. Ce n’est qu’en Apocalypse 12.9 que nous lisons qu’il est précipité sur la terre. Les principautés mentionnées ici se réfèrent donc non seulement à des hommes ou aux puissances angéliques bonnes, mais aussi aux puissances de méchanceté que Satan a entraînées derrière lui dans sa chute. Mais le Seigneur domine sur tout. Il a cette place non seulement dans le temps présent, où il est invisible des hommes, mais il l’occupera aussi dans le règne millénaire, dans « le siècle à venir » (comp. Hébreux 2.8 ; 6.5).

Verset 22

« … et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour être chef (tête) sur toutes choses à l’assemblée » (Éphésiens 1.22).

Il n’occupe cependant pas seulement une position relativement plus élevée que toutes les puissances du monde, mais Dieu a également « assujetti toutes choses sous ses pieds ».

Ces paroles du psaume 8.6 sont citées trois fois dans le Nouveau Testament : ici, dans le but de montrer le conseil de Dieu ; en 1 Corinthiens 15.27, avec la restriction que Dieu, qui lui a assujetti toutes choses, est lui-même évidemment exclu de cet assujettissement ; enfin en Hébreux 2.8, avec la réserve temporelle que « maintenant nous ne voyons pas encore que toutes choses lui sont assujetties ».

Le Seigneur siège là au centre de toute puissance et de toute gloire. En vertu de son abaissement profond jusqu’à la mort de la croix, Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, l’a couronné de gloire et d’honneur et a mis tout l’univers à ses pieds. Comme homme glorifié, il est maintenant « chef sur toutes choses ». Il est vrai que nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties. Il attend maintenant jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds, et qu’il entre dans son règne millénaire (Hébreux 2.8 ; 10.13). Mais dans l’épître aux Éphésiens, qui dévoile le conseil éternel de Dieu, ces événements futurs sont considérés comme des faits déjà accomplis : « Il a assujetti toutes choses sous ses pieds. » Il est le centre de tout pouvoir, de toute gloire et de toute grâce. Nous pouvons regarder à lui avec foi, car il est la source de notre force et notre but.

Ainsi, en Colossiens 3.1, nous sommes exhortés à chercher « les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ». En Hébreux 2.9, nous voyons « Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de gloire et d’honneur », et dans le chapitre 12, verset 2, nous sommes appelés à fixer les yeux « sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu ».

C’est précisément dans un temps de faiblesse spirituelle qu’il est si nécessaire de rappeler ces choses. Si nous regardons à nous-mêmes et à notre environnement, nous pourrions parfois perdre courage, mais si nous pensons que notre Seigneur siège au centre de la puissance et de la gloire, et intervient sans cesse là pour nous comme notre souverain sacrificateur, nous serons consolés, fortifiés, et ferons l’expérience de sa puissance et de son secours aussi dans les situations difficiles.

« …donné à l’assemblée ».

Selon le conseil de Dieu, le Seigneur Jésus est maintenant, comme homme glorifié, « chef sur toutes choses ». Comme créateur, Dieu est aussi chef de toute la création (comp. 1 Chroniques 29.11), mais en vertu de son œuvre, Christ a reçu cette position comme Fils de l’homme (comp. Psaumes 8.4-6).

Ce que le premier Adam a perdu par la désobéissance, le dernier Adam l’a regagné d’une manière bien plus glorieuse par son obéissance. Et de même qu’Adam reçut de Dieu, en Eve, « une aide qui lui corresponde », le Seigneur a reçu de lui l’Assemblée, qui est « de sa chair et de ses os » (comp. Gen.èse 2.23 ; Éphésiens 5.30). Ceci introduit un nouveau sujet. Les deux derniers versets de ce chapitre ne traitent plus de nos bénédictions personnelles, mais évoquent pour la première fois dans cette épître nos bénédictions collectives communes, c’est-à-dire comme l’Assemblée.

Pour Dieu, l’Assemblée a une telle importance qu’il lui a donné Christ glorifié pour être « chef sur toutes choses ». Attachons-nous aussi une grande valeur à son Assemblée ? Si nous ne le faisons pas, nous restons en retrait de ses pensées, et perdons beaucoup. Nous sommes facilement enclins à ne voir que ce qui paraît si faible, imparfait et défaillant. Mais ce n’est pas la bonne manière de considérer l’Assemblée ! Pour Dieu, elle est tellement précieuse, qu’il lui a donné rien moins que le chef de toutes choses, qui est maintenant aussi son chef, bien qu’il ne soit pas vu ici expressément comme chef de l’Assemblée.

Verset 23

« … qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éphésiens 1.23).

Dans le dernier verset de ce chapitre, il nous est donné encore un aperçu dans le conseil de Dieu concernant son Fils : l’Assemblée est « son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ». Elle est vue ici non pas dans son état extérieur actuel de faiblesse, d’imperfection et de dispersion, mais comme parfaite dans l’éternité (*). Durant son existence sur la terre, elle ne peut pas être « la plénitude » de Christ, puisqu’elle n’est pas encore complète et parfaite. Mais lorsque le Seigneur la recueillera dans le ciel, elle sera sans tache ni ride, sainte et irréprochable devant lui ; alors on pourra voir en elle la plénitude de Christ, le complément de sa gloire. Et pourquoi cela ? Parce qu’elle est la preuve visible la plus grande et la plus parfaite de son amour et de sa grâce. S’il n’y avait que le rayonnement de sa sainteté et de sa majesté, il manquerait quelque chose d’essentiel à sa gloire.

(*) L’Assemblée comme corps de Christ et comme maison de Dieu est considérée dans le Nouveau Testament sous trois aspects différents. Premièrement comme existant actuellement sur la terre, formée de tous les croyants vivants (par exemple, chap. 4.4 ; 1 Corinthiens 3.17 ; 12.28).

Deuxièmement, comme ici, selon le conseil divin, dans sa perfection dans la gloire (comp. Matthieu 16.18), et troisièmement dans sa réalisation locale et, par conséquent, comme expression selon Dieu de toute l’Assemblée sur la terre (Matthieu 18.17 ;1 Corinthiens 1.2 ; 3.16 ; 12.27).

Comme Fils éternel de Dieu, il n’y a rien qui puisse servir à sa « plénitude » ou la compléter. Mais il est vu ici comme homme glorifié dans le ciel. Il a vécu dans la pauvreté afin que nous soyons enrichis, mais lui aussi a été « enrichi », parce qu’il est maintenant glorifié dans le ciel. Il a parfaitement accompli la volonté de Dieu et il remplira un jour tout l’univers de sa gloire et de sa bénédiction. L’Assemblée, qui est son corps, sera alors son « complément », et contribuera à sa gloire comme Fils de l’homme.

Un lien plus étroit que celui qui unit la tête et le corps est difficilement concevable. Les deux forment une unité indissoluble. C’est bien là le motif principal pour lequel l’Assemblée nous est présentée dans la Parole comme le corps de Christ. Comme maison de Dieu, elle est son habitation, de même que la sphère où se déploient l’ordre divin et la sainteté sur la terre ; et comme épouse ou femme de l’Agneau, elle est l’objet de son amour éternel, incompréhensible.

Mais comme son corps, elle est la figure d’une parfaite unité, aussi bien avec Christ, sa tête, qu’en elle-même. Cela comporte aussi qu’elle participe à tout ce que possède la tête. L’unité des membres du corps entre eux n’est développée qu’au chapitre 4.

Combien il est important de connaître les pensées divines. Comment pouvons-nous comprendre correctement le rassemblement des croyants, si nous n’avons pas devant nos yeux les pensées de Dieu quant à son Assemblée dans son ensemble ? Et comment pouvons-nous avoir des pensées justes quant à l’Assemblée, si nous ne discernons pas quelle place le Seigneur Jésus occupe comme chef sur toutes choses, aussi en relation avec son Assemblée ?

 

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