7. Moins de l’homme, plus de Dieu

7. Moins de l’homme, plus de Dieu

Chap: 6 - Une prière exaucée par l’épreuve - Jean-Baptiste, précurseur du Christ, n’a pas seulement annoncé la venue du Messie : il a incarné l’humilité radicale nécessaire pour que le Christ soit pleinement révélé.

Sa prière, « il faut qu’Il croisse et que je diminue » (Jean 3.30), est une offrande totale de soi, un abandon à la volonté divine. Et cette prière fut exaucée, mais pas comme on pourrait l’imaginer ; non par des honneurs ou des triomphes, mais par l’épreuve, la prison, et la mort : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (Romains 12.1).

Jean, prophète flamboyant dans le désert, est réduit au silence dans une cellule. Ce n’est pas un échec, mais une purification. Dans ce lieu de solitude, il disparaît peu à peu du devant de la scène, pendant que Jésus commence à rayonner. Le désert avait préparé Jean à cette obscurité : il savait que sa mission n’était pas de durer, mais de préparer. Dans la prison, Jean diminue extérieurement, mais intérieurement il s’unit au mystère du Christ qui, lui aussi, connaîtra l’humiliation.

Jean meurt décapité, victime de l’injustice et de la frivolité des puissants. Mais cette mort n’est pas vaine, elle n’est certainement pas une défaite pour Dieu : elle est le sceau de sa fidélité. Il n’a pas cherché à sauver sa vie, mais à la livrer pour la vérité. En mourant, il disparaît totalement, laissant toute la place au Christ pour manifester sa gloire. Sa prière est accomplie : il a diminué jusqu’au bout, pour que Jésus croisse pleinement.

« Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera » (Marc 8.35).

Comme pour Jean, Dieu ne répond pas à notre désir de voir sa gloire par une vision spectaculaire, mais par un appel à mourir à nous-mêmes ; pour que nous puissions être transformés et capables de la recevoir.

C’est une pédagogie divine : il nous façonne à son image en nous invitant à passer par la croix, comme le Christ, pour entrer dans la résurrection :   « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive » (Matthieu 16.24).

Il est une vérité profonde, confirmée par les voix prophétiques et pastorales de tant de témoins de la foi, que la gloire de Dieu ne se manifeste jamais à l’homme tant que celui-ci n’a pas consenti à mourir à lui-même.

Cette mort à soi-même, loin d’être une annihilation, est en réalité une entrée dans la vie véritable, celle où Christ devient tout en tous (Colossiens 3.11), et où le croyant, dépouillé de son ancienne nature, est revêtu de l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité (Éphésiens 4.24).

Moïse, figure emblématique de cette quête, s’écria : « Fais-moi voir ta gloire » (Exode 33.18), comme beaucoup d’entre nous aujourd’hui ; et la réponse divine fut de le placer dans le creux du rocher, de le couvrir de sa main, et de ne lui permettre de voir que l’arrière de sa gloire, car nul ne peut voir Dieu et vivre (Exode 33.20-23). Ce creux du rocher, interprété par de nombreux auteurs comme une image prophétique du Christ crucifié, est le lieu de la sécurité, du refuge, mais aussi du dépouillement, car c’est là, dans la faille de la pierre, que l’homme est caché pour ne pas être consumé, et c’est là qu’il est rendu apte à contempler, même partiellement, la majesté divine.

Dieu ne peut nous remplir que lorsque nous sommes vides ; il ne peut nous revêtir que lorsque nous sommes nus ; il ne peut nous glorifier que lorsque nous sommes morts avec Christ, unis à Lui dans le creux de Sa mort. C’est à ce moment-là qu’il peut nous cacher en Christ, lorsque nous sommes morts à notre vieille nature.

Frères et sœurs, nous avons tous prié un jour comme Jean-Baptiste : « Il faut qu’Il croisse et que je diminue » (Jean 3.30). Cette prière de Jean-Baptiste est le cri de tout cœur qui veut vraiment suivre le Christ. Mais cette prière inspirée par l’Esprit, si belle, est aussi redoutable. Car pour que Christ croisse en nous, il faut que notre moi soit brisé, purifié, transformé.

Et tout cela passe principalement par le feu des épreuves : « Le creuset est pour l’argent, et le four pour l’or ; mais c’est l’Éternel qui éprouve les cœurs » (Proverbes 17.3).

La mort à soi-même, ce dépouillement intérieur que Dieu exige pour révéler sa gloire, ne s’opère pas dans le confort ni dans la facilité, mais dans le feu de l’épreuve, dans la fournaise ardente où le moi est consumé, où les scories de l’âme sont brûlées, où le cœur est mis à nu pour être façonné à l’image du Christ. C’est là que l’image de la purification de l’or devient une parabole puissante de la sanctification.

L’or, ce métal précieux, ne devient véritablement pur qu’après avoir été soumis à une chaleur intense, une température capable de liquéfier sa masse et de faire remonter à la surface toutes les impuretés qui s’y trouvent. Le fondeur, artisan de cette transformation, ne cesse de scruter la matière en fusion, et il sait que l’or est enfin pur lorsqu’il peut se voir dans le métal comme dans un miroir, lorsque son visage se reflète sans distorsion, sans voile, sans altération.

Ainsi en est-il de Dieu avec nous. Il nous place dans le creuset de l’épreuve, non pour nous détruire, mais pour nous purifier de notre propre image, et pour nous rendre capables de refléter sa propre image.

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra » (1 Pierre 4.12-13).

Souvenez-vous des amis de Daniel, ils furent jetés dans la fournaise ardente, chauffée sept fois plus que d’ordinaire. Pourtant, au cœur de cette épreuve, quelque chose d’inattendu se produisit : ils ne furent ni consumés, ni même atteints par la fumée. Rien ne brûla… sauf leurs liens.

« Alors le roi Nebucadnetsar fut effrayé… N’avons-nous pas jeté trois hommes liés dans le feu ? … Voici, je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et ils n’ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux » (Daniel 3.24-25).

Ce récit n’est pas seulement historique, il est étonnamment prophétique pour nous. Car dans la fournaise de l’épreuve, Dieu ne cherche pas à nous détruire, mais à nous libérer. Ce feu n’est pas celui du jugement, mais celui de la purification. Ce qui disparaît dans la fournaise, ce ne sont pas les hommes, mais les liens. Et le plus profond de ces liens, c’est notre vieille nature ; cet « orgueilleux moi » qui résiste à Dieu, qui veut contrôler, comprendre, dominer.

Et dans ce feu, si nous acceptons de ne pas fuir, nous découvrons une présence : celle du Quatrième, du Christ au milieu de l’épreuve. Il ne nous observe pas de loin, Il marche toujours avec nous dans le feu de l’épreuve. Je le répète, dans la fournaise, Dieu ne nous abandonne pas, Il nous transforme.

Le prophète Malachie l’annonce formellement : « Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent ; il purifiera les fils de Lévi, il les épurera comme l’or et l’argent, et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice » (Malachie 3.3). Ce feu est celui de la souffrance, de la perte, de la contradiction, de l’humiliation ; mais n’oublions pas qu’il est aussi le feu de l’amour, car Dieu ne châtie que ceux qu’il aime (Hébreux 12.6), et il ne permet l’épreuve que pour produire en nous une foi plus précieuse que l’or périssable (1 Pierre 1.7).

Ce n’est pas l’épreuve en elle-même qui glorifie Dieu, mais la foi purifiée qu’elle produit, cette foi qui reflète le visage du Christ, cette foi qui devient miroir de la gloire divine.

Ainsi, les épreuves ne sont pas des interruptions dans le plan de Dieu, mais des révélateurs de sa sagesse, des instruments de sa grâce et pour que cette prière soit exaucée, il nous faut passer par le feu. Les épreuves ne sont pas des accidents ou des punitions : elles sont des instruments divins, des creusets où Dieu façonne ses enfants à l’image de son Fils.

Rien n’est laissé au hasard dans le dessein éternel de Dieu pour chacune de nos vies ; chaque douleur, chaque perte, chaque contradiction, chaque humiliation, chaque feu traversé est une étape dans le processus mystérieux de transformation, où le « moi » est consumé et où Christ est formé en nous. Les épreuves sont le moyen par lequel Dieu nous apprend à ne plus vivre par la chair. C’est son œuvre.

Elles nous dépouillent, nous brisent, nous humilient ; non pour nous détruire, mais pour nous libérer. Dans la souffrance, notre volonté propre est crucifiée. Ce n’est qu’alors que la vie de Christ peut se manifester pleinement en nous : « Si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui » (2 Timothée 2.11).

Frères et sœurs, les épreuves ne sont pas des obstacles à éviter, mais des portes à franchir. Nous nous devons de les accepter comme on accepte une bénédiction. Elles nous brisent pour nous guérir, nous humilient pour nous élever, nous dépouillent pour nous remplir : « Après m’avoir éprouvé, je sortirai pur comme l’or » (Job 23 v. 10).

« C’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14 v. 22). Et chaque fois que nous franchissons l’une de ces portes, nous laissons derrière nous un peu plus de nous-mêmes, nous avançons un peu plus dans le Christ, jusqu’à ce que notre vie soit entièrement cachée en lui, et que Dieu puisse se voir en nous comme dans un miroir purifié.

Jean-Baptiste, prophète du désert, homme de feu et de vérité, se retrouve enfermé dans une prison obscure. Lui qui proclamait la venue du Messie est maintenant réduit au silence. Et pourtant, cette prison n’est pas une fin : elle est un merveilleux passage. Elle représente toutes les épreuves, les blocages, les douleurs, les situations difficiles et humiliantes que le chrétien peut rencontrer dans sa marche avec Dieu : « Je forme la lumière, et je crée les ténèbres, je donne la prospérité, et je crée l'adversité (mal, désastre, douleur, affliction, en hébreu) ; moi, l'Eternel, je fais toutes ces choses » (Ésaïe 45.7).

Nous y voyons le symbole des saisons d’incompréhension, de solitude, de silence. Dans ces moments, nous ne comprenons plus les voies de Dieu (la maladie, les injustices, les échecs, les silences de Dieu), nos prières semblent sans réponse, notre foi est mise à l’épreuve : « N'est-ce pas de la volonté du Très-Haut que viennent les maux (mal, désastre, douleur, affliction, en hébreu) et les biens ? » (Lamentations 3.38).

« Vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis » (Hébreux 10.36).

Nos épreuves ne sont pas des impasses, mais des chambres d’enfantement spirituel, des creusets silencieux où Dieu travaille dans l’obscurité, loin des regards, pour façonner en nous l’image de son Fils.

Comme Joseph jeté dans la prison d’Égypte, comme Jérémie enfermé dans la citerne, comme Paul enchaîné dans les geôles romaines, comme Jean sur l’île de Patmos et bien sûr Jean Baptiste dans sa prison, nous découvrons que ces lieux de confinement sont en réalité des lieux de révélation, de véritables bénédictions, des antichambres de la gloire, des laboratoires de la transformation intérieure pour l’œuvre du Saint-Esprit.

L’apôtre Paul, enfermé mais libre, écrivait : « Je suis crucifié avec Christ ; ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2.20). Cette crucifixion du moi ne se produit pas dans les triomphes, sous les projecteurs et les applaudissements, mais dans les pertes, dans les renoncements, dans les nuits de l’âme. Et lorsque nous sortons de ces prisons, nous ne sommes plus les mêmes : nous portons en nous le parfum de sa présence, la trace de sa gloire, la douceur de sa victoire.

Jean-Baptiste n’a pas été abandonné.

Sa prison est devenue le lieu où sa prière fut exaucée : « Il faut qu’Il croisse et que je diminue » (Jean 3.30). Il a diminué jusqu’à disparaître, pour que Jésus soit pleinement révélé. De même, nos prisons intérieures, nos épreuves, sont les lieux où le moi diminue et où Christ croît en nous.

Il est plus qu’urgent que les prédicateurs réconcilient les chrétiens avec la doctrine de l’épreuve. Trop souvent, la souffrance est perçue comme un signe d’échec, une interruption du plan de Dieu, voire une punition. Pourtant, dans la perspective divine, l’épreuve est un outil de croissance, un creuset de transformation, une porte vers la maturité spirituelle. Dieu ne promet pas l’absence de combat, mais Sa présence au cœur du combat. Et c’est dans l’épreuve que la foi se purifie, que les racines s’enfoncent, que la dépendance envers Dieu devient réelle. Sans épreuve, il n’y a pas de profondeur. Sans brisement, il n’y a pas de révélation.

L’apôtre Paul nous rappelle cette vérité avec force : « Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine ; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, Il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10 v. 13).

Ce verset n’est pas une promesse d’évitement de l’épreuve, comme les disciples qui ont demandé au Seigneur d’arrêter la tempête, mais une assurance de fidélité. Les prédicateurs doivent donc enseigner non seulement la victoire, mais aussi le chemin qui y mène, et que la croix précède toujours la couronne.

Frères et sœurs, la mort de Jean-Baptiste n’est pas seulement un événement tragique dans l’histoire biblique mais elle est un symbole puissant, une image spirituelle de ce que tout chrétien est appelé à vivre : la mort à soi-même, le point de rupture entre notre vieille nature et la vie nouvelle en Dieu, entre l’Ancienne Alliance et la Nouvelle, entre ce qui est terrestre et ce qui est céleste.

La disparition effective du « vieil homme » marque la fin de toute résistance de celui qui prépare, annonce, mais ne possède pas encore la plénitude. Sa mort ouvre la voie à la pleine et totale révélation du Christ. Le chemin du Seigneur est prêt : « Si le grain de blé ne meurt, il reste   seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12.24).

La mort de Jean-Baptiste est une image de ce que Dieu veut accomplir en chacun de nous par les épreuves. Je le répète, Il ne veut pas améliorer notre vieille nature : Il veut la crucifier. Ce n’est qu’en mourant à nous-mêmes que nous devenons libres pour vivre par Christ. Jean-Baptiste meurt, et c’est le point final de son ministère terrestre. Mais c’est aussi le point de départ de la révélation du Fils de Dieu.

De même, notre mort à nous-même est le seuil où l’œuvre de Christ peut enfin se déployer sans obstacle : « J’ai été crucifié avec Christ ; ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2.20).

La mort de Jean a entraîné l’apparition de la lumière de Christ. La mort donne la vie. Ce n’est pas une perte, c’est une naissance. Ce n’est pas une fin, c’est un commencement : « Après m’avoir éprouvé, je sortirai pur comme l’or » (Job 23.10).

Châtiment.

Extrait du livre d’« Andrew Murray » : « La vie nouvelle ».

« Heureux l'homme que tu châties, ô Eternel ! Et que tu instruis par ta loi ; afin que tu le mettes à couvert des jours d'adversité » (Psaume 94.12).

« Avant d'avoir été humilié, je m'égarais ; maintenant j'observe ta parole. Il m'est bon d'être humilié, afin que j'apprenne tes statuts » (Psaume 119.67-71).

« Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté » (Hébreux 12.10).

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience » (Jacques 1.2-3).

Chaque enfant de Dieu est appelé, tôt ou tard, à entrer dans l’école de l’épreuve. Ce que la Bible enseigne à ce sujet est confirmé par l’expérience. De plus, les Écritures nous invitent à considérer comme une joie parfaite le fait d’être conduit par Dieu dans cette école.

Il fait partie de notre bonheur céleste d’être éduqués et sanctifiés par notre Père, même à travers le châtiment. Ce n’est pas l’épreuve en elle-même qui apporte la bénédiction (Ésaïe 5.3 ; Osée 7.14-15 ; 2 Corinthiens 7.10). De la même manière qu’il est inutile que la terre soit arrosée ou labourée si aucune semence n’y est plantée, certains enfants de Dieu traversent des épreuves sans en retirer de bénédiction durable.

Leur cœur s’adoucit un moment, mais ils ne savent pas comment recevoir une transformation profonde. Ils ignorent ce que le Père cherche à accomplir en eux à travers l’épreuve.

Les quatre éléments d’une bonne école spirituelle.

Comme dans toute bonne école, quatre éléments sont essentiels : un but clair, un bon manuel, un professeur compétent et un élève volontaire.

Comprendre le but de l’épreuve.

Le but de l’épreuve est la sainteté. C’est la plus haute gloire du Père, et aussi celle de son enfant. Dieu nous corrige pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté (Ésaïe 27.8-9 ; 1 Corinthiens 11.32 ; Hébreux 2.10 ; 12.11).

Souvent, le chrétien cherche seulement du réconfort dans l’épreuve. C’est un début, mais le Père veut bien plus : Il veut nous rendre saints pour toute notre vie. Quand Job a dit : « Béni soit le nom de l’Éternel » (Job 1.21), ce n’était que le commencement de son apprentissage. Dieu voulait lui enseigner davantage. Il souhaite que notre volonté s’unisse à la sienne, non seulement dans l’épreuve, mais dans tous les domaines de notre vie. Il veut nous remplir de son Esprit et de sa sainteté. C’est cela le but de Dieu, et c’est ce que nous devons rechercher dans l’école de l’épreuve.

Lire la Parole de Dieu pendant l’épreuve.

La Bible doit être notre livre de lecture dans l’épreuve. C’est dans l’affliction que Dieu nous enseigne à travers sa loi. Sa Parole nous révèle pourquoi le Père nous corrige, combien Il nous aime au milieu de la souffrance, et combien ses promesses sont riches en consolation. L’épreuve donne une nouvelle profondeur à ces promesses. Dans le châtiment, nous devons nous appuyer sur la Parole (Psaume 119.49-50,92,143 ; Ésaïe 40.1 ; 43.2 ; 1 Thessaloniciens 4.8).

Laisser Jésus nous enseigner.

Jésus doit être notre professeur. Lui-même a été sanctifié par la souffrance, et c’est dans la douleur qu’Il a appris l’obéissance parfaite. Son cœur est rempli de compassion. Nous devons entretenir une relation étroite avec Lui. Plutôt que de chercher du réconfort auprès des hommes, nous devons donner à Jésus l’occasion de nous enseigner. Passons du temps seul avec Lui, dans la prière et la méditation de sa Parole (Ésaïe 26.16 ; 61.1-2 ; Hébreux 2.10,17-18 ; 5.9).

Le Père nous a donné la Parole, l’Esprit et le Seigneur Jésus pour nous sanctifier. L’affliction et le châtiment ont pour but de nous conduire à Jésus, afin qu’Il nous rende participants de sa sainteté. C’est dans la communion avec Lui que la consolation devient réelle et profonde (2 Corinthiens 1.3-4 ; Hébreux 13.5-6).

Être un élève volontaire.

Nous devons reconnaître notre ignorance et ne pas penser que nous comprenons déjà toute la volonté de Dieu. Il faut demander à Dieu de nous enseigner la leçon qu’Il veut nous transmettre dans l’affliction. Pour les humbles, Dieu promet l’enseignement et la sagesse. Il faut garder une oreille attentive, un cœur paisible et tourné vers Dieu.

Sache que c’est le Père qui t’a placé dans cette école. Abandonne-toi avec confiance pour recevoir son enseignement. Il te bénira abondamment (Psaume 25.9 ; 39.2,10 ; Ésaïe 50.4-5).

L’épreuve : une bénédiction cachée.

  La Bible dit : « Heureux l’homme que tu corriges, et que tu instruis par ta loi » (Psaume 94.12). « Considérez comme une parfaite joie les diverses épreuves… afin que vous soyez parfaits, ne manquant de rien » (Jacques 1.2-4).

Considérez le temps de l’épreuve comme un moment de bénédiction, une période de dialogue intime avec le Père, une occasion d’être rendu participant de sa sainteté. Alors, vous pourrez dire avec joie : « Il est bon pour moi d’avoir été affligé, afin que j’apprenne tes statuts » (Psaume 119.71).

Dans le châtiment (l’épreuve), il est essentiel d’être convaincu que c’est la volonté de Dieu. Même si l’épreuve vient de notre propre erreur ou de la méchanceté des hommes, nous devons reconnaître que Dieu l’a permise. C’est ce que nous voyons dans la vie de Joseph et de Jésus. Aucun repos n’est possible sans cette acceptation volontaire.

Dieu ne veut pas seulement l’épreuve, mais aussi la consolation, la puissance et la bénédiction qu’elle contient. Celui qui reconnaît la volonté de Dieu dans le châtiment est sur le chemin de la grâce.

La volonté de Dieu est aussi parfaite que Dieu lui-même. Il n’y a donc aucune crainte à s’y abandonner. Personne ne perd rien en jugeant bonne la volonté de Dieu. La véritable sainteté consiste à connaître, adorer et s’unir entièrement à la volonté de Dieu.

Dans l’épreuve, ne cherchez pas la consolation auprès des hommes ni auprès des vanités de ce monde. Ne vous attachez pas trop à eux. Tournez-vous plutôt vers Dieu et sa Parole. Le but de l’épreuve est de vous détacher de ce qui est terrestre, afin que vous puissiez vous tourner pleinement vers Dieu et lui donner le temps d’unir votre volonté à la sienne.

Demeurez en Christ dans l'affliction et dans l'épreuve.

Extrait du livre d’ « Andrew Murray » : « Demeurez en Christ ».

« Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il porte encore plus de fruit » (Jean 15.1).

Aucune plante ne donne une image plus fidèle des relations de l’homme avec Dieu que le cep de vigne. Aucune ne produit un fruit aussi savoureux et fortifiant, tout en ayant une tendance si marquée à pousser des jets sauvages et inutiles. Aucune ne réclame autant de soins, de culture, ni ne demande à être taillée aussi souvent et aussi sévèrement. Mais aucune non plus ne récompense plus richement le cultivateur de ses peines.

Le Sauveur souligne, par un seul mot, la nécessité d’émonder la vigne et le résultat merveilleux qu’on obtient par ce moyen. Quelle lumière ce mot jette sur les souffrances des croyants ! Quels trésors de consolation il renferme pour les heures d’épreuve : « Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il porte plus de fruit ». Par ces paroles, Jésus préparait ses disciples, si facilement ébranlés dans leur confiance, à voir dans chaque affliction un message les invitant à demeurer plus intimement en lui.

Nous faire demeurer en Christ, tel est en effet le but du Père en envoyant l’épreuve. L’arbre tourmenté par l’orage enfonce ses racines plus profondément dans le sol ; de même, par la souffrance, le Père veut nous faire pénétrer plus avant dans l’amour du Sauveur.

Nos cœurs sont enclins à s’éloigner de lui ; la prospérité et les jouissances nous satisfont trop aisément et nous rendent impropres à sa communion.

C’est une grâce du Père de semer des tristesses sur notre route, de nous priver momentanément de joies devenues dangereuses. Il le fait pour nous amener à sentir plus vivement notre état de péché, pour nous pousser à chercher notre repos en Christ, afin que, lorsque l’affliction sera ôtée, nous soyons affermis en lui, et que, même dans la prospérité, il demeure notre seule joie. Quoi qu’il en coûte d’affliger, il n’épargnera pas les châtiments les plus douloureux si, par-là, il peut ramener son enfant à demeurer en son Fils bien-aimé.

Appliquons-nous donc à voir dans toute épreuve, grande ou petite, un témoignage de son amour. Demeurons en Christ, et nous aurons part à toutes les bénédictions que Dieu nous destine dans l’affliction. Notre assurance en son fidèle amour s’affermira, et la puissance de son Esprit accomplira en nous cette promesse : « Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté » (Hébreux 12.10).

Notre croix deviendra un moyen de communion avec la sienne ; rendus semblables à notre Sauveur dans ses souffrances, nous connaîtrons plus intimement son amour. Nous serons purifiés de toute souillure, affinés comme l’or, de sorte que l’image même de Christ se reflétera en nous. La puissance de la chair sera détruite, l’impatience et la volonté propre domptées, remplacées par la douceur et l’humilité de Jésus.

Un croyant peut passer sans profit par beaucoup d’afflictions ; mais s’il demeure en Christ, il en retire la bénédiction.

Demeurons en Christ, et nous trouverons en lui une abondante consolation. Dans l’affliction, nous cherchons souvent la consolation d’abord, le fruit ensuite. Le Père céleste n’oublie pas de nous consoler ; mais il nous aime d’un amour tel que, pour lui, notre progrès spirituel est l’objectif premier. S’il console, c’est pour tourner le cœur meurtri vers lui ; s’il refuse la consolation, son but est le même. C’est en nous rendant participants de sa sainteté qu’il nous donne la vraie consolation.

Le Saint-Esprit est le Consolateur, non seulement parce qu’il nous parle de l’amour de Dieu, mais surtout parce qu’il nous sanctifie et nous met en communion intime avec Christ, et, par lui, avec Dieu.

En Christ, le cœur du Père se révèle à nous. Où pourrions-nous être mieux consolés que dans le sein du Père ? En lui, nous trouvons la plénitude de l’amour divin, la tendre sollicitude d’une mère. Que demander de plus ? En lui, nous recevons le centuple de ce que nous perdons, et nous voyons que Dieu ne nous dépouille que pour nous enrichir. En lui, la souffrance est sanctifiée et devient le gage que l’Esprit de Dieu repose sur nous et nous prépare pour la gloire éternelle.

Demeurons en Christ au temps de l’affliction, et nous porterons beaucoup de fruit. L’expérience que nous ferons alors de sa tendresse et de l’amour du Père nous amènera à ne plus vivre que pour sa gloire et pour faire connaître à d’autres ce merveilleux amour. Ayant appris le renoncement à nous-mêmes et à notre propre volonté, nous saurons compatir à la misère des autres ; assouplis par l’épreuve, nous serons préparés à devenir, suivant l’exemple de Jésus, serviteurs de tous. Déjà, pendant l’affliction, nous profiterons de notre retraite forcée pour intercéder en faveur de nos semblables.

La pensée que le Père nous afflige pour nous faire porter plus de fruit nous disposera à nous soumettre, afin que son désir, devenu le nôtre, soit accompli : « Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il porte encore plus de fruit » (Jean 15.1).

Le temps de l’affliction sera ainsi un temps béni, qui fera de nous des vases sanctifiés, propres au service du Maître et préparés pour toutes sortes de bonnes œuvres. Rappelons-nous seulement que, dans l’affliction, la seule chose à faire est de demeurer en Christ.

Tenons-nous en garde contre les consolations et distractions que, trop souvent, nos amis veulent nous apporter ; et que Jésus seul soit notre Consolateur. Réjouissons-nous enfin dans la pensée qu’une communion plus intime et un fruit abondant seront certainement l’issue de l’épreuve, puisque c’est le Vigneron lui-même qui émonde (Fin de l’extrait – Vous trouverez ces livres en entier sur bible-foi.com).

 

Les livres de Frédéric Gabelle en Pdf 

 

➲ Articles à découvrir...

 

Trafic Web  


« Vous avez simplement accepté le salut et vous avez remercié Dieu. Le salut et la sanctification reposent exactement sur la même base. Vous recevez la délivrance du péché de la même manière que vous recevez le pardon des péchés.... »

- Watchman Nee

➲ NOUVEAUX EBOOKS

Collection "Les Anciens Sentiers"
PDF Révisés

17 Décembre 2025
3 Décembre 2025
21 Novembre 2025
20 Novembre 2025
14 Novembre 2025
14 Novembre 2025
13 Novembre 2025
6 Novembre 2025