Au commencement... Dieu.

Au commencement... Dieu.

Revenir à la Pentecôte, c’est accepter que la vie chrétienne ne peut être vécue que par l’Esprit, dans l’Esprit, avec l’Esprit. C’est reconnaître que nous ne pouvons rien produire par nous-mêmes, que tout s’accomplit par Lui.

« Au commencement Dieu… » (Genèse 1.1). Cette parole simple, première, fondatrice, traverse toute l’histoire du salut et éclaire l’appel que Dieu adresse aujourd’hui à quiconque veut entendre. Dieu appelle toujours son peuple à revenir là où tout a commencé, non pour le ramener en arrière, mais pour le ramener à la source. Ce retour n’est jamais un simple mouvement extérieur : c’est un retour du cœur, un retour à la relation première, un retour à ce moment où Dieu a posé les fondations de notre vie avec Lui. « Alors tu reviendras à l’Éternel, ton Dieu… et l’Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays que possédaient tes pères » (Deutéronome 30.2‑3). Les auteurs, nos pères dans la foi, qui ont marqué la vie spirituelle l’ont tous compris : Dieu ramène son enfant au point d’origine pour le renouveler, le purifier, le recentrer sur ce qui est essentiel. Et ce point d’origine, c’est toujours Lui. Au commencement, Dieu.

Ils rappellent que Dieu nous ramène souvent au désert, non comme un lieu de manque, mais comme un lieu de vérité. Là où il n’y a plus rien pour nous distraire, là où nous ne pouvons plus nous appuyer sur nos propres forces, là où nous nous dépouillons du vieil homme, afin de nous revêtir de l’homme nouveau pour que la dépendance envers Dieu redevienne totale.

C’est là encore, que l’on retrouve la simplicité du commencement, cette confiance nue, comme dans le Jardin d’Eden, qui n’avait pas encore été compliquée par nos raisonnements, nos ambitions, nos traditions religieuses. Dieu dit à son peuple : « Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune… quand tu me suivais au désert » (Jérémie 2.2). Le retour aux origines, c’est revenir à ce moment où Christ était tout, où l’on marchait derrière Lui sans discuter, sans négocier, sans chercher à comprendre autrement que par la foi ; avec comme arrière-plan de nos vies, une vérité essentielle : avant nos pas, avant nos choix, avant nos réponses… au commencement, Dieu.

Ce retour est aussi un retour à la grâce. Les premiers pas avec Dieu étaient marqués par une joie simple : la joie d’être pardonné, la joie d’être aimé, la joie d’être libéré, malgré nos défaillances. Dieu ne demande pas d’abord des performances, mais un cœur humble, simple comme un enfant, un cœur qui se laisse toucher à nouveau par la grâce qui l’a sauvé. « C’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi… ce n’est pas par les œuvres » (Éphésiens 2.8‑9). Revenir là où tout a commencé, c’est redécouvrir la fraîcheur de la conversion, le premier amour, la liberté de l’enfant qui court vers son Père sans peur et sans calcul.

Ce retour est également un retour à la communion. Dieu nous ramène à ce lieu intérieur où nous avons entendu Sa voix pour la première fois, ce lieu où Sa présence nous a marqués. Il nous y ramène pour que nous l’entendions tout à nouveau, plus clairement, plus intimement. Jésus l’a dit : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous » (Jean 15:4). C’est un retour à la vie intérieure, à cette union vivante avec Christ qui est la source de toute fécondité. Sans cette communion, tout devient lourd, compliqué, mécanique. Avec elle, tout redevient vivant, simple, naturel. Et cette communion n’est pas née de nous : elle est née de Dieu, qui est venu dans notre vie, au commencement.

Mais ce retour passe aussi par la croix. On ne revient jamais vraiment au commencement sans revenir à la croix. La croix n’est pas seulement l’entrée dans la vie chrétienne, elle en est le centre permanent. C’est là que notre ego est jugé, que notre chair est crucifiée, que l’amour de Dieu se révèle dans sa puissance la plus pure. Paul le dit sans détour : « Je suis crucifié avec Christ ; ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2.20). Toute restauration commence par une nouvelle rencontre avec la croix, par un renoncement renouvelé à soi-même, par une acceptation fraîche de la vie de Christ en nous. Et même la croix s’inscrit dans ce fil d’or : avant la croix, avant la création, avant le monde… au commencement, Dieu.

De la croix jaillit ensuite la Pentecôte, là où tout a véritablement commencé pour l’Église. À la Pentecôte, la parole du Seigneur : « Je bâtirai mon Église » (Matthieu 16.18), s’accomplit dans la puissance du Saint-Esprit. C’est là que la vie divine, sortie du tombeau, se répand gracieusement dans des hommes pécheurs, comme un feu venu d’en haut. La croix prépare tout, mais l’Esprit accomplit tout : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous » (Actes 1.8).

Avez-vous remarqué, une fois encore, la simplicité de Son œuvre lorsqu’Il prend toutes choses en main ? La marque de l’œuvre de l’Esprit, c’est qu’elle prend sa source dans le ciel, non dans l’effort humain. Pas de préparation de prédication ; pas de nouvelle doctrine ; pas de bâtiment ; pas de publicité, sinon celle de l’Esprit se manifestant dans l’homme ; pas de concert de louange pour préparer les cœurs.

Non, rien de tout cela : simplement Dieu au commencement. Lorsque Dieu est tout, tout devient possible : « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais par mon Esprit » (Zacharie 4.6). Là où l’Esprit agit, Christ seul est vu, et c’est cela qui satisfait le cœur de Dieu. L’Église naît d’une visitation, non d’une organisation. John Wesley disait que « Dieu n’a besoin que d’un cœur entièrement à Lui pour enflammer une nation », et il s’appuyait sur ce verset : « Le vent souffle où il veut… tu ne sais d’où il vient ni où il va » (Jean 3.8).

Et il ne reste qu’à contempler le résultat. Charles H. Mackintosh aimait dire que « l’homme regarde l’apparence, mais Dieu regarde le fruit que Lui-même produit », et il renvoyait à Actes 2 où « le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés » (v. 47).

Ainsi, tout commence dans la croix, tout s’accomplit dans l’Esprit, et tout revient à Dieu, qui demeure l’origine, le centre et la fin de toute œuvre véritable.

Ce retour est aussi un retour au dessein de Dieu. Dieu ne ramène pas son peuple à ses origines pour le laisser dans la nostalgie, mais pour le préparer à sa vocation. Revenir au commencement, c’est revenir à la raison pour laquelle Dieu nous a appelés : être un peuple mis à part, un peuple qui porte Sa lumière, un peuple qui vit pour Sa gloire. Jésus l’a exprimé ainsi : « Vous êtes la lumière du monde » (Matthieu 5.14). Ce retour n’est pas sentimental, il est prophétique. Dieu ramène son peuple à la source pour le préparer à ce qu’Il veut faire aujourd’hui. Et cette vocation n’est pas née dans notre cœur : elle est née dans le Sien.

Mais aujourd’hui, beaucoup de chrétiens souffrent parce qu’ils ont perdu cette vie intérieure. Ils connaissent les formes, les chants, les traditions, mais la vie de Jésus en eux s’est affaiblie. Ils sont attirés par le monde, par ses lumières, par des promesses rapides de prédicateurs aux paroles séduisantes. Ils sont tentés de redéfinir la vie chrétienne selon leurs propres idées, leurs émotions, leurs préférences. Ils réinventent la louange, l’adoration, le service de Dieu, mais bien souvent, sans la vie de l’Esprit. « Ils auront l’apparence de la piété, mais renieront ce qui en fait la force » (2 Timothée 3.5). Tout cela les épuise, les vide, les éloigne de la source. Le manque de la vie de Jésus en eux crée une fatigue spirituelle, une confusion intérieure, une instabilité qui les rend vulnérables. Ils ont besoin de revenir à la vie, non aux formes ; à la présence de Jésus, non aux habitudes ; à la puissance de l’Esprit, non à leurs propres efforts.

C’est pourquoi Jésus nous appelle à redevenir comme des petits enfants. Non pas naïfs, mais simples. Non pas immatures, mais confiants. « Si vous ne devenez comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu 18.3). Le royaume appartient à ceux qui n’ont plus rien à défendre, plus rien à prouver, plus rien à imposer. Redevenir comme des enfants, c’est revenir à la simplicité de l’Évangile, à cette foi qui croit que Dieu peut tout, que Dieu fait tout, que Dieu conduit tout.

Et cette simplicité n’est certainement pas une faiblesse : elle est un retour à l’origine, là où tout a commencé, dans le cœur de notre Dieu.

C’est revenir à la Pentecôte, non comme un souvenir, mais comme une réalité vivante. La Pentecôte n’est pas un événement du passé, c’est le symbole de Dieu qui agit par Son Esprit, de Dieu qui prend l’initiative, de Dieu qui donne la puissance, de Dieu qui ouvre les portes, de Dieu qui transforme les cœurs. « Vous recevrez une puissance, le Saint‑Esprit survenant sur vous » (Actes 1.8). Revenir à la Pentecôte, c’est accepter que la vie chrétienne ne peut être vécue que par l’Esprit, dans l’Esprit, avec l’Esprit. C’est reconnaître que nous ne pouvons rien produire par nous-mêmes, que tout vient de Lui, que tout dépend de Lui, que tout s’accomplit par Lui. Et cette puissance, cette vie, cette œuvre… tout cela plonge ses racines dans la première parole de l’Écriture : au commencement, Dieu.

Ainsi, chers amis, revenir là où tout a commencé, tel est l’objectif de l’Esprit pour notre vie. Dieu nous ramène à la source pour nous redonner la vie, pour nous purifier de nos illusions, pour nous libérer de nos propres interprétations, pour nous remplir de Son Esprit ; afin de nous rendre semblables à des enfants qui n’ont qu’une seule véritable richesse : Jésus-Christ. Et ce Dieu, ce commencement… c’est Lui qui nous attend encore aujourd’hui, les bras ouverts.

Que son nom soit bénit

 

Les livres de Frédéric Gabelle en Pdf 

 

➲ Articles à découvrir...

➲ REUNION SUR ZOOM

    reunion zoom

Réunions d’édification spirituelle
et de partages bibliques sur Zoom.

        INSCRIPTIONS       

 

 

« Dieu désire avant tout un peuple qui soit transformé à l'image de Son Fils, pour qu'ils puissent démontrer la prééminence de Christ en toutes choses. Et la première étape consiste à nous révéler Son Fils... »

- Chip Brogden

➲ NOUVEAUX EBOOKS

Collection "Les Anciens Sentiers"
PDF Révisés

21 Janvier 2026 10:54
01 Janvier 2026 21:36
01 Janvier 2026 12:31
17 Décembre 2025 16:43
03 Décembre 2025 14:56
21 Novembre 2025 10:23
20 Novembre 2025 19:28
14 Novembre 2025 12:01
14 Novembre 2025 11:35
13 Novembre 2025 11:26