3. Les ravages obscurs de la psychologie
Chap: 3 - Les fondements en opposition avec la Bible - Après avoir établi que les fondements de la psychologie sont en opposition radicale avec ceux de la Bible, examinons maintenant comment cette discipline regarde l’être humain lui-même.
La vision psychologique de l’homme n’est pas neutre : elle le réduit, le déforme et, en fin de compte, le prive de sa dignité véritable telle que révélée par Dieu. Au lieu de voir l’homme comme une créature faite à l’image de Dieu, mais déchue par le péché et appelée à la rédemption en Christ, la psychologie le présente souvent comme un animal évolué, un mécanisme complexe de pulsions, un produit de son environnement ou une victime de circonstances. Cette vision a des conséquences profondes : elle favorise la victimisation, l’apitoiement sur soi et une quête illusoire d’épanouissement sans Dieu.
La Parole de Dieu offre un contraste saisissant. L’homme est à la fois magnifique et tragique : créé avec une dignité unique, mais corrompu par le péché, et destiné à une restauration glorieuse en Christ. L’Écriture nous donne une anthropologie complète, inspirée par l’Esprit Saint, qui équipe pour toute bonne œuvre (2 Timothée 3.16-17). Elle ne minimise pas la souffrance humaine, mais la place dans le contexte de la souveraineté divine, appelant à la repentance et à la transformation par la puissance de Dieu. Voyons ces deux regards en parallèle, en approfondissant chaque aspect à la lumière de la Parole.
1. L’homme comme animal évolué ou mécanisme biologique.
Dans la plupart des courants psychologiques influencés par le darwinisme et le matérialisme, l’homme n’est qu’un produit de l’évolution : un primate supérieur dont les comportements s’expliquent par des instincts de survie, de reproduction et d’adaptation. Freud le réduit à un réservoir de pulsions libidinales et agressives, où le « ça » primitif domine. Les behavioristes (Skinner, Watson) le voient comme une « boîte noire » réagissant mécaniquement à des stimuli externes, conditionné par des récompenses et punitions. Même les neurosciences modernes, souvent intégrées à la psychologie, expliquent les émotions, les choix et les troubles par la chimie cérébrale, les gènes ou des dysfonctionnements neurologiques, comme si l’homme n’était qu’un ordinateur biologique défectueux.
Cette vision matérialiste nie l’existence d’une âme immortelle et d’un esprit distinct du corps. L’homme n’est plus une créature spirituelle avec une destinée éternelle ; il est un organisme biologique complexe, sans finalité transcendante au-delà de la survie et du plaisir. Cela justifie des traitements comme les médicaments psychotropes ou les thérapies comportementales qui traitent les symptômes physiques sans adresser l’âme, menant à une dépendance chimique plutôt qu’à une liberté spirituelle.
La Bible, Parole infaillible de Dieu, affirme avec force la dignité unique de l’homme, le distinguant radicalement des animaux. « Lorsque je contemple les cieux, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as établies : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui ? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains ; tu as tout mis sous ses pieds » (Psaume 8.4-7). L’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (Genèse 1.26-27), doté d’une âme immortelle capable de communion éternelle avec son Créateur (Matthieu 10.28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne »).
La Parole révèle que l’homme a une dimension spirituelle qui le distingue des bêtes : il est capable de relation consciente avec Dieu, de moralité éternelle, de créativité reflétant le Créateur, et de responsabilité devant le jugement divin (Hébreux 9.27 : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement »). Réduire l’homme à un animal ou à un mécanisme est une insulte à sa dignité divine et une négation de sa vocation éternelle. La Bible nous exhorte à reconnaître cette image de Dieu en chaque personne (Genèse 9.6), et à chercher la guérison non dans des explications matérialistes, mais dans la restauration spirituelle par Christ, qui renouvelle l’être intérieur jour après jour (2 Corinthiens 4.16).
2. L’homme comme victime de son passé ou de son environnement.
Une des idées les plus répandues en psychologie est que les problèmes actuels de l’individu s’expliquent principalement par son passé : traumatismes infantiles, éducation déficiente, abus, rejet, ou encore par des facteurs sociaux et culturels oppressifs. L’homme est présenté comme une victime de circonstances sur lesquelles il n’a pas eu de contrôle, ce qui excuse souvent ses comportements actuels. La thérapie consiste alors souvent à « revisiter » le passé, à « guérir les blessures intérieures », à « libérer les émotions refoulées » ou à « briser les schémas toxiques hérités », parfois pendant des années, en fouillant inlassablement l’histoire personnelle.
Cette approche, bien qu’elle puisse apporter un soulagement temporaire, place l’individu dans une posture de victimisation permanente. On regarde en arrière, on fouille, on accuse (parents, société, église parfois), mais on ne confronte pas la responsabilité personnelle présente. Cela peut mener à une rumination stérile, où le passé devient une excuse pour le péché actuel, et où la guérison semble toujours dépendre d’une analyse humaine exhaustive.
La Bible reconnaît pleinement que les souffrances passées peuvent marquer profondément – pensons à Joseph vendu par ses frères (Genèse 37), à David poursuivi par Saül (1 Samuel 23), ou aux lamentations de Job face à ses pertes (Job 3). Pourtant, elle refuse la victimisation comme posture définitive, car la Parole de Dieu est un miroir qui révèle la vérité sur notre cœur, nous appelant à l’humilité et à la repentance (Jacques 1.23-25). Au contraire, elle exhorte à oublier ce qui est en arrière et à s’élancer vers ce qui est en avant (Philippiens 3.13-14 : « Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ »).
Joseph déclare à ses frères : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien » (Genèse 50.20), montrant que la souveraineté de Dieu transforme même les pires injustices en instruments de Sa gloire. La Parole nous assure que Dieu est proche des cœurs brisés (Psaume 34.18 : « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement »), mais Il nous appelle à pardonner comme Il nous a pardonné (Matthieu 6.14-15), et à ne pas laisser le soleil se coucher sur notre colère (Éphésiens 4.26). Plus important encore : la Bible met l’accent sur la responsabilité personnelle devant Dieu. « Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14.12). « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité du père » (Ézéchiel 18.20).
Même si l’on a subi des injustices, on reste responsable de ses réactions actuelles devant Dieu, et la Parole nous équipe pour vaincre par la foi (1 Jean 5.4). Fouiller indéfiniment le passé peut devenir une excuse pour ne pas affronter le péché présent et pour ne pas saisir la grâce offerte aujourd’hui, comme l’avertit Hébreux 3.13 : « Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché ».
3. L’homme comme fondamentalement bon ou capable de s’améliorer seul.
Comme nous l’avons vu au chapitre précédent, les psychologies humanistes (Rogers, Maslow) postulent que l’homme est bon par nature ou du moins doté d’un potentiel positif qui ne demande qu’à s’exprimer. Les troubles viennent d’un environnement qui a bloqué cette « tendance actualisante ». Il suffit donc de retirer les obstacles (jugements, conditionnements) pour que l’individu fleurisse, souvent par une introspection guidée ou une thérapie qui encourage l’auto-exploration.
Cette vision conduit à une haute estime de soi comme objectif thérapeutique central : « Apprends à t’aimer », « Accepte-toi tel que tu es », « Tu es digne d’amour inconditionnel ». Le problème n’est jamais vu comme une rébellion morale contre Dieu, mais comme un manque d’amour-propre ou une mauvaise image de soi, menant à des affirmations positives et à une célébration du « moi » sans critique.
La Bible, Parole vivante et active, présente une tout autre réalité, nous confrontant à notre corruption innée pour nous mener à la grâce. L’homme déchu n’est pas bon ; son cœur est tortueux (Jérémie 17.9 : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve les cœurs et je sonde les reins »), il est esclave du péché (Romains 6.17 : « Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits »), ennemi de Dieu par ses pensées et ses actions (Colossiens 1.21 : « Vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres »).
L’estime de soi biblique n’est pas fondée sur ce que nous sommes en nous-mêmes – car « il n’y a point de juste, pas même un seul » (Romains 3.10) – mais sur ce que Christ a fait pour nous : nous sommes aimés, rachetés, adoptés, rendus précieux par Son sang (Éphésiens 1.4-7 : « Il nous a choisis en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui ; il nous a prédestinés dans son amour à être adoptés par Jésus-Christ comme ses enfants »). Chercher l’amour-propre en dehors de Christ est une idolâtrie du moi qui ne mène qu’à l’orgueil ou au désespoir, comme l’avertit Proverbes 16.18 : « L’orgueil précède la ruine, et l’esprit hautain précède la chute ». La Parole nous appelle à nous humilier sous la puissante main de Dieu pour qu’Il nous élève (1 Pierre 5.6), et à trouver notre identité en Christ seul (Galates 2.20).
4. L’homme comme maître de son destin ou chercheur de bonheur personnel.
Enfin, la psychologie moderne promeut souvent l’idée que l’homme peut et doit prendre en main son bonheur. Par des techniques, des affirmations positives, de la pleine conscience ou du coaching, il peut « reprogrammer » son cerveau, attirer le positif, réaliser ses rêves. Le bonheur individuel devient l’objectif suprême, parfois au détriment des engagements divins (mariage, famille, église), avec des approches qui priorisent le « bien-être personnel » sur l’obéissance.
La Bible enseigne que le vrai bonheur – la béatitude – ne vient pas de la maîtrise de soi, mais de la soumission à Dieu et à Sa Parole. Les Béatitudes de Jésus commencent par : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! » (Matthieu 5.3), soulignant l’humilité et la dépendance. « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs ; mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit » (Psaume 1.1-2). « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés » (Matthieu 5.6).
Le but de la vie n’est pas le bonheur personnel égoïste, mais la gloire de Dieu (1 Corinthiens 10.31 : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu »). Et le chemin vers la vraie joie passe souvent par la souffrance et la croix, comme l’enseigne Jacques 1.2-4 : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien ». La Parole nous assure que la joie du Seigneur est notre force (Néhémie 8.10), mais elle vient de l’obéissance et de la communion avec Lui, non d’une quête autonome de bonheur.
5. La pyramide des besoins de Maslow : un exemple emblématique de l’autoactualisation humaniste et de ses dangers.
Parmi les théories les plus influentes et les plus citées de la psychologie humaniste figure la célèbre pyramide des besoins d’Abraham Maslow. Bien que Maslow luimême n’ait jamais utilisé le terme « pyramide » ni présenté sa théorie sous cette forme rigide (c’est une simplification postérieure popularisée dans les manuels), cette représentation graphique est devenue un symbole universel de la motivation humaine. Elle place les besoins en cinq (parfois plus) niveaux hiérarchiques :
• Besoins physiologiques (base de la pyramide) : air, eau, nourriture, sommeil, abri, reproduction.
• Besoins de sécurité : stabilité physique, santé, emploi, protection contre les dangers.
• Besoins d’appartenance et d’amour : relations affectives, amitié, intimité, sentiment d’appartenance.
• Besoins d’estime : respect de soi, confiance, reconnaissance par les autres, accomplissement.
• Besoins d’auto-actualisation (sommet) : réaliser son plein potentiel, créativité, quête de sens personnel.
(Maslow ajouta plus tard un niveau supérieur de « transcendance » : dépassement de soi, aide altruiste, expériences mystiques.)
L’idée centrale est que l’homme ne peut accéder aux niveaux supérieurs que lorsque les inférieurs sont satisfaits, et que le but ultime de la vie est l’auto-actualisation : devenir tout ce que l’on est capable d’être, exprimer pleinement son « vrai moi ».
Cette théorie semble à première vue inoffensive, voire utile pour comprendre les motivations humaines. Pourtant, à la lumière de la Parole de Dieu, elle révèle de graves dangers spirituels qui en font un piège subtil, particulièrement lorsqu’elle s’infiltre dans les conseils chrétiens ou les prédications sur la « santé émotionnelle ».
• Elle place l’accomplissement de soi comme objectif suprême, au lieu de la gloire de Dieu
• Elle transforme des désirs en « besoins » légitimes, justifiant l’égoïsme et l’idolâtrie
• Elle nie la réalité du péché comme cause profonde des manques et des souffrances
• Elle ouvre la porte à une spiritualité syncrétiste et occulte
En résumé, sous le regard psychologique, l’homme est un animal évolué, une victime de son passé, un être fondamentalement bon bloqué par l’environnement, et un chercheur autonome de bonheur personnel. Cette vision le rabaisse, l’excuse et le laisse prisonnier de lui-même.
Sous le regard biblique, illuminé par la Parole de Dieu, l’homme est une créature magnifique, faite à l’image de Dieu, mais tragiquement déchue, responsable de son péché, et appelée à une restauration glorieuse en Christ. C’est une vision qui donne à la fois humilité et espérance : humilité devant notre corruption, espérance devant la grâce surabondante de Dieu, comme le proclame Romains 5.20 : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ».
Le regard que nous portons sur l’homme détermine la façon dont nous cherchons à le « guérir ». Si nous adoptons le regard psychologique, nous risquons de produire des personnes centrées sur elles-mêmes, apitoyées sur leur sort et dépendantes d’une aide humaine. Si nous adoptons le regard biblique, ancré dans la Parole infaillible, nous verrons des âmes rachetées, responsables devant Dieu, et transformées par la puissance de l’Évangile.
Dans le chapitre suivant, nous verrons comment la psychologie regarde Dieu Luimême – une vision encore plus grave dans ses conséquences.
Avec l'aimable autorisation de Laetitia Gilman: Site de l’auteur : www.iltaime.com
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