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Lorsque Dieu créa Adam et Ève et les unit par le lien sacré du mariage, leur enjoignant de fructifier, de multiplier et de remplir la terre, il instituait la première famille humaine, le premier foyer (Genèse 1 v. 27 et 28).

 

 

 

 

 

L’importance des besoins spirituels

 

 

Enseigner la parole de Dieu à ses enfants et veiller à leurs besoins spirituels est l’un des devoirs les plus importants d’un père. Quelle tristesse que ce soit souvent celui qu’il néglige le plus ! Nous devons prendre le temps de lire la Bible avec nos enfants, de prier avec eux, de tirer des leçons spirituelles des choses de la vie naturelle et des faits divers journaliers, de leur donner la parole nécessaire pour leur âme au moment opportun. Si nous désirons qu’ils soient sauvés et croissent dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ, nous devons y contribuer et les nourrir de la parole de Dieu.

Il arrive même qu’un père soit si occupé à enseigner la Parole à d’autres et à se dépenser pour ce qu’il considère comme le service de Christ, qu’il néglige son premier devoir, celui de nourrir spirituellement sa femme et ses enfants et de s’occuper d’eux comme il convient. Servir le Seigneur commence à la maison, dans le cercle de la famille. Nous devons veiller à « garder notre propre vigne » avant de nous constituer gardiens des vignes d’autrui (Cantique 1 v. 6).

Tout père chrétien devrait dresser un autel familial dans sa maison, autrement dit réunir chaque jour les siens pour la lecture de la Bible, la prière et peut-être le chant d’un cantique, si cela est possible. C’est là la responsabilité du père comme sacrificateur dans sa maison, et si le père manque, la mère devrait s’en charger. Parents, ne négligez pas ce service si important de l’adoration en famille. Ne laissez rien l’entraver.

Vous ne pouvez élever vos enfants pour le Seigneur sans cet autel familial. Il ne suffit pas que vous, vous priiez et lisiez les Écritures et que de leur côté les vôtres en fassent autant. Vous devez lire la Parole avec votre famille et prier avec eux. Qu’ils vous voient à genoux et entendent votre voix s’élever vers Dieu pour eux, afin qu’ils sachent quel est le désir de votre cœur à leur égard. « La mémoire de la prière d’un père est l’ancre de salut de plus d’un enfant tenté » a-t-on écrit à juste titre.

Ployez ensemble les genoux et invoquez la bénédiction du Seigneur sur vous en tant que famille, et sur chacun individuellement, et remerciez-le pour les bénédictions et les grâces familiales. Le verset de Jérémie 10 v. 25 montre que Dieu n’attend pas seulement que les individus invoquent son Nom, mais aussi les familles. Le prophète dit : « Verse ta fureur sur les nations qui ne t’ont pas connu et sur les familles qui n’invoquent pas ton nom ». Cher père chrétien, cette fureur se déverserait-elle sur votre famille ? Invoquez-vous le nom du Seigneur en tant que famille ? Un écrivain d’autrefois disait : « Une famille sans prières est comme une maison sans toit, ouverte et exposée à toutes les tempêtes du ciel ». Et encore : « La prière familiale ferme la porte aux dangers la nuit, et l’ouvre aux grâces le matin ».

Un aumônier de prison déclarait : « Les dernières choses qu’oublie un fils égaré dans toute l’insouciance de son esprit, ce sont les prières, les Écritures et les cantiques enseignés au coin du feu ».

 

Un fils rebelle gagné

 

Un certain père avait un fils intraitable, insubordonné au point de mettre même en danger la vie des membres de la famille. Lorsque toutes les méthodes d’amour, de récompense, de menace et de force eurent échoué, le père décida de l’envoyer dans une maison d’éducation. Il alla donc voir le directeur de l’école, un chrétien affable, et lui fit part de ses soucis.

 

Le directeur lui dit de l’envoyer à l’école pour y être éduqué, mais ajouta qu’il désirait poser une question avant de faire les arrangements définitifs : « Vous prétendez que vous avez essayé toutes les méthodes, dit-il, et que tous les moyens ont échoué. Eh bien ! J’aimerais savoir si vous avez essayé de prier avec lui ? »

 

« Non », avoua le père, pris par surprise. « Je n’ai jamais pensé à le faire. »

 

« Bien, dit le directeur, il vous faut retourner chez vous et prier avec votre fils. Je ne me sens pas libre de le recevoir ici ou d’intervenir dans ce cas avant qu’ait été essayée la puissance de la prière dans sa maison, et en sa présence ».

 

Le père confessa qu’il ne se sentait pas capable de prier devant sa famille, et qu’il n’avait pas le courage de lire ensemble la Parole. Le directeur lui conseilla de rentrer chez lui, de réunir sa famille à 9 heures ce soir-là, de lire un chapitre de la Bible et de prier avec eux ; à cette même heure, lui et sa femme prieraient pour eux tous, spécialement pour Louis, le fils rebelle.

 

De retour à la maison, il rapporta à sa femme ce que le directeur avait dit. Elle répondit que depuis longtemps elle pensait qu’ils avaient manqué à leur devoir en cela et pressa son mari à ne pas hésiter davantage, mais à commencer ce soir leur réunion de famille.

 

Après le dîner, la mère demanda aux enfants de préparer un dessert et Louis fut mis à contribution. C’était un de ses passe-temps favoris et sa mère prévint ainsi sa sortie habituelle. Lorsque ce fut terminé, la mère dit aux enfants de faire leur toilette et de se retrouver à 9 heures au salon.

 

Une grande Bible fut apportée et posée sur la table et le père, tout ému, confessa aux siens qu’il avait honteusement négligé son devoir et le vrai bien de ses enfants. Il dit son intention de s’engager sur un nouveau chemin pour la bénédiction de sa famille. Il lut alors un chapitre de l’Écriture et s’agenouilla pour prier. Sa femme et ses enfants se mirent à genoux avec lui, à l’exception de Louis. Assis très droit, le visage sombre, l’air mal à l’aise, il jetait de temps à autre un coup d’œil vers la porte, comme s’il méditait de s’enfuir.

 

Le pauvre père ne put d’abord trouver aucune parole pour exprimer les pensées et les sentiments contradictoires qui se pressaient en lui, mais se rappelant le directeur et sa femme en prières pour eux en ce même moment, sa langue se délia et une fervente prière s’éleva.

 

Alors qu’il terminait par une supplication touchante en faveur de Louis, son fils égaré, et en demandant que tous puissent soumettre leur volonté rebelle au joug d’amour de Christ, Louis se leva de sa chaise, traversa la pièce, et s’agenouillant au côté de son père, lui jeta les bras autour du cou et sanglota : « Prie, papa ! prie encore ! J’ai essayé de demander à Dieu de purifier mon mauvais cœur, mais il me semblait que je n’arrivais pas jusqu’à lui par moi-même. Maintenant, je sais qu’il m’entendra, si vous êtes tous disposés à prier avec moi ».

 

Toute la famille se releva, dans une profonde émotion. Les deux filles aînées dirent qu’elles avaient prié en secret et que cette heure était bien la plus heureuse de leur vie. Et Louis était complètement vaincu. Il remit à son père le fusil chargé avec lequel il avait un jour terrorisé sa famille et promit de se soumettre. « Pardonnez-moi, oh ! pardonnez-moi, papa et maman, mes frères et mes sœurs, s’écria-t-il, comme j’ai confiance dans le pardon de Jésus Christ ».

 

Que ce récit authentique, attestant la puissance de la prière en famille, soit un stimulant pour chaque père de famille chrétienne.

"Maman est tellement prise ce matin"

"Dans le tourbillon des soins familiaux"

"Et papa si pressé d’aller au bureau"

"Qu’il n’y a pas une minute pour prier !"

"Puis les enfants sont expédiés à l’école"

"Et la journée commence ainsi"

"Sans aucune parole du Livre de Dieu"

"Sans l’écho de cantiques bienfaisants."

"Faut-il s’étonner que les tâches soient lourdes"

"Et que les heures paraissent si longues"

"Faut-il s’étonner qu’il y ait des paroles vives"

"Et que la vie soit discordante et vaine !"

"Oh ! arrêtez-vous un instant chaque matin"

"Et encore un moment à la fin de la journée"

"Pour parler au Maître qui vous aime"

"Souvenez-vous qu’il nous a enseignés à prier."

(Extrait)

 

Nous aimerions terminer ce sujet de l’éducation des enfants par quelques remarques sur la diversité. L’éducation chrétienne ne consiste pas uniquement à nourrir les âmes des enfants de la parole de Dieu, bien que cela soit de toute importance. Comme le dit von Poseck : « Les jeunes aiment le changement. C’est leur nature même. Ils ne peuvent être constamment occupés de leçons et de préceptes scripturaires. Ils ont besoin : 1) de lectures variées ; 2) d’entretiens et de compagnies variées ; 3) d’occupations variées, et 4) de distractions nouvelles et variées ».

La déception des parents qui pendant des années ne voient pas les fruits attendus et demandés avec prière de la fidèle éducation dispensée à leurs enfants, peut provenir de leur manque de sagesse en n’ayant pas suffisamment tenu compte de ce besoin du changement, naturel aux jeunes. Veillez seulement à ce que cette vérité soit d’un caractère naturel, non mondain. Des livres sur la nature, la bonne littérature consistant en histoires vraies et en biographies chrétiennes, de même que les livres instructifs sur les sciences, exempts de rationalisme et d’incrédulité, offriront un aliment sain aux jeunes cœurs et aux jeunes esprits.

 

Punir la désobéissance

« Car celui que le Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée. Vous endurez des peines comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ?  (Hébreux 12 v. 6 et 7) » ; « Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils : S’il commet l’iniquité, je le châtierai avec une verge d’hommes et avec les plaies des fils des hommes  (2 Samuel 7 v. 14) ».

Telle est la manière selon laquelle notre Père céleste agit envers nous, ses enfants : « Il châtie tout fils qu’il agrée ». Il a son gouvernement moral envers nous, et ce que nous semons nous le moissonnons (Galates 6 v. 7 et 8). Si nous Lui désobéissons, nous en souffrons, et par là même nous apprenons que c’est une chose amère que de désobéir. Si nous sommes obéissants, nous en récoltons les fruits bénis et éprouvons que c’est toujours le mieux. Toutefois nous expérimentons aussi que notre Père n’agit pas seulement en gouvernement envers nous lorsque nous sommes désobéissants, mais qu’il agit ainsi à notre égard en grâce et en patience, surtout lorsque nous nous repentons. Il nous manifeste l’amour en son temps et la discipline en son temps.

Par les voies de notre Père céleste envers nous comme envers ses enfants, nous apprenons comment nous devrions agir avec nos enfants. Nous devrions les punir pour leur désobéissance et prouver que l’enfant est notre fils en le corrigeant : « ...mais si vous êtes sans la discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils  (Hébreux 12 v.8) ». Comme pères, nous devons agir envers nos enfants en gouvernement aussi bien qu’en miséricorde. Ils apprendront ainsi le bonheur rattaché à l’obéissance et la peine et la douleur qu’amène la désobéissance.

Le châtiment n’a pas besoin d’être toujours sous forme corporelle, bien que l’emploi de la verge puisse parfois être nécessaire. Il y a de nombreux autres moyens d’exercer la discipline en cas de désobéissance. On peut priver les enfants de récompense ou les astreindre à quelque tâche désagréable. Les parents découvriront quelle méthode a le plus d’effet pour développer l’obéissance en chaque enfant individuellement. Tous les enfants ne peuvent être traités de la même manière. Chaque tempérament doit être manié différemment. Certains enfants peuvent être raisonnés avec douceur ; pour d’autres, une sévère réprimande suffira, tandis que pour d’autres encore, il faudra parfois une discipline plus rigoureuse.

Mais de peur que quelques-uns ne considèrent l’emploi de la verge d’autrefois comme non chrétien et incompatible avec le fait d’être sous la grâce, il convient de nous pencher sur les versets suivants, tirés du livre inspiré de la sagesse de Salomon :

« Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l’aime met de la diligence à le discipliner  (Proverbes 13 v. 24) ».

« Corrige ton fils tandis qu’il y a de l’espoir, mais ne te laisse pas aller au désir de le faire mourir  (Proverbes 19 v. 18) ».

« La folie est liée au cœur du jeune enfant ; la verge de la correction l’éloignera de lui  (Proverbes 22. 15) ».

« Ne manque pas de corriger le jeune garçon ; quand tu l’auras frappé de la verge, il n’en mourra pas. Tu le frapperas de la verge, mais tu délivreras son âme du shéol  (Proverbes 23 v. 13 et 14) ».

« La verge et la répréhension donnent la sagesse… Corrige ton fils, et il te donnera du repos et procurera des délices à ton âme  (Proverbes 29 v. 15 à 17) ».

Ce sont là de salutaires paroles de sagesse pour les parents dans toutes les dispensations, et personne ne peut les mépriser, sinon à son détriment.

 

Mais comme l’a justement écrit quelqu’un : « L’enfant doit ressentir, même lorsqu’il est corrigé, que c’est l’amour qui applique la verge. Les enfants perçoivent très rapidement, et leurs cœurs ressentent très vivement, même lorsqu’ils sont punis, si c’est l’amour ou la colère qui fait agir les parents appliquant la verge. Dans la seconde éventualité, la correction produira tout sauf l’amendement. La colère provoque la colère : « Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés ». Dans un tel cas, chaque coup de verge éloignera davantage le précieux objet de la discipline des parents et fermera le cœur de l’enfant au lieu de le gagner.

« Combien il importe donc, pour un père, avant d’appliquer la verge pour corriger son enfant, de lever les yeux en haut dans un esprit humble et affligé, et de demander à Dieu qui donne libéralement et qui ne fait pas de reproches, la sagesse et la grâce nécessaires, afin que Son esprit d’amour et de sagesse guide sa main dans l’application de ce pénible châtiment ».

 

Le manquement de David

Il y a un avertissement à tous les pères dans le bref commentaire de l’Esprit de Dieu parlant de David qui s’était abstenu de discipliner son fils Adonija : « Son père ne l’avait jamais chagriné, en disant : Pourquoi fais-tu ainsi ?  (2 Rois 1 v. 6) ». Ce manquement de David, de ne pas reprendre ou discipliner son fils, est relevé par Dieu à l’occasion de l’exaltation d’Adonija contre la pensée révélée de Dieu, en disant : « Moi, je serai roi », alors que la mort de son père approchait. Dieu avait précédemment déclaré que Salomon succéderait à David comme roi. Pour Adonija, se faire maintenant proclamer roi était un grave acte de rébellion contre l’Éternel et contre sa volonté révélée.

Dieu rapproche intentionnellement ces deux faits : D’une part l’exaltation d’Adonija et sa rébellion contre le propos de l’Éternel, d’autre part le manquement de David à discipliner Adonija dans son enfance et sa jeunesse. Dieu veut que nous constations le résultat humiliant des voies insouciantes de David à l’égard de son fils. Sa rébellion était le résultat de la faute de David comme père.

Ce fils semble avoir été le préféré à la maison - chose mauvaise tant pour le père que pour le fils (voir aussi le trouble provoqué dans la maison d’Isaac par la même raison, Genèse 25 v. 28 et 27) - et David était très tendre et faible avec lui, le laissant faire ce qu’il voulait. Il n’avait jamais chagriné Adonija, et maintenant il lui faut en moissonner le fruit amer. Le fils chagrinera certainement le père si le père n’a jamais chagriné le fils. Il y a eu une grande faute de la part de David dans ses soins jaloux et pleins d’amour pour ce fils. Car après tout, pour David, avoir chagriné son fils pour son bien aurait manifesté un amour plus profond à son égard que de le laisser suivre ses propres voies. Le manquement qui avait duré longtemps à la maison éclate maintenant à l’extérieur et prend une forme publique. Et tout cela est rapporté pour notre instruction et notre profit.

 

 

Et encore « c’est un fait bien connu, que les parents qui sont non seulement bons envers leurs enfants, mais qui aussi les élèvent dans la stricte obéissance sont toujours d’autant plus aimés et estimés par ceux-ci ; tandis que les parents trop indulgents, en général, ne gagnent de leurs enfants, ni gratitude ni respect ou affection ».

Nous aimerions ajouter que si nous avons adressé ces remarques sur la nécessité de punir la désobéissance, aux pères, sur lesquels repose la plus grande responsabilité dans la maison, elles s’appliquent aussi aux mères, qui doivent travailler en harmonie avec les pères et agir en discipline envers leurs enfants.

 

VI. Chapitre

Les mères

À notre connaissance, nous ne trouvons pas, dans l’Écriture, d’exhortation ou d’injonction adressées directement aux mères, bien que celles-ci soient mentionnées à de nombreuses reprises dans la Bible et qu’il y ait bien des exemples propres à leur servir d’instruction dans la justice et la piété. Ces passages joints aux observations et constatations de chaque jour, montrent clairement que les mères ont un rôle éminemment vital et influent dans le foyer, et qu’elles ont une grande puissance, en bien ou en mal, dans la formation des enfants élevés sous leur autorité et par leurs soins.

La mère communique plutôt le ton moral et la vertu aux enfants, tandis que le père donne, pourrait-on dire, le statut social. C’est ce que signifie l’expression souvent répétée dans les livres historiques relativement aux rois d’Israël et de Juda : « le nom de sa mère était… ». Leur histoire prouve que leurs mères avaient une puissante influence morale sur eux, soit en bien, soit en mal. Combien il importe donc pour les mères d’être spirituelles, recherchant premièrement le royaume de Dieu et sa justice, afin qu’elles occupent la place que Dieu leur a donnée dans le foyer, à la gloire du Seigneur, et qu’elles exercent une influence salutaire sur leurs petits, les élevant pour le Seigneur.

On a souvent cité les paroles de la fille du Pharaon à la mère de Moïse en Exode 2 v. 9, pour montrer ce que Dieu dit, en quelque sorte, à toute mère lorsqu’il lui confie un enfant. « Emporte cet enfant, et allaite-le pour moi, et je te donnerai ton salaire ». Telle est l’injonction du Seigneur à la mère dans les bras de laquelle il a placé un nouveau-né.

"Emporte cet enfant, allaite-le pour moi,"

"Dit la princesse à la mère de Moïse"

"Qui, durant ces trois mois, à l’épreuves soumise,"

"Tremblait pour son enfant condamné par le roi."

"Ce message d’en haut s’adresse à chaque mère :"

"Dieu te confie, pour le temps de la terre,"

"Cet agneau nouveau-né, ce bel et frêle enfant ;"

"Élève-le pour moi, je suis le Tout-Puissant."

"Emporte cet enfant, je te l’ai confié :"

"À travers le péché dont le monde est rempli,"

"Il doit trouver par toi le pur et vrai sentier,"

"Le chemin resserré qui conduit à la vie."

"Emporte cet enfant, souviens-toi que là-haut"

"Dans la maison du Père, tout est pur, tout est beau ;"

"Voudrais-tu t’y trouver parmi les bienheureux,"

"Et que ce cher petit n’y soit pas avec eux ?"

"Apprends-lui du Sauveur l’amour et la tendresse,"

"Montre-lui où trouver la seule vraie richesse,"

"Et dans un monde impur où le péché domine,"

"Du pouvoir de la croix la guérison divine."

"Emporte cet enfant, élève-le pour moi"

"Jusques à mon retour, dit le Berger fidèle :"

"C’est le riche présent que j’accorde à ta foi,"

"Cet agneau qui grandit pour le séjour du ciel."

Quel privilège béni d’allaiter et d’élever un enfant pour le Seigneur ! Grande et noble tâche confiée à la mère ! Et quel salaire magnifique lui sera donné en récompense céleste, pour s’être acquittée fidèlement de cette charge.

Il est de la plus haute importance que les mères réalisent dès le début que leur enfant est un don que leur fait le Seigneur, « un héritage du Seigneur  (Psaume 127 v. 3) ». Il Lui appartient, et n’est que confié aux soins des parents. Ceux-ci ne sont que des administrateurs pour Dieu, chargés d’élever les enfants et de les former pour Lui. C’est parce que les mères chrétiennes oublient si souvent à qui appartiennent leurs enfants qu’elles commettent tant d’erreurs en les éduquant. Comment peuvent-ils être élevés dans les voies du monde, ou être autorisés à faire ce qu’ils veulent, si l’on se souvient qu’ils appartiennent à Dieu ?

Combien sont belles les paroles de la pieuse Anne : « J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Et aussi, moi je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel  (1 Samuel 1 v. 27 et 28) ». Elle supplia l’Éternel de lui accorder un enfant ; elle le reçut de Lui, et maintenant elle le rend à l’Éternel pour Son service. Quel exemple pour toute mère !

Dans l’état normal des choses, la plus grande partie de la vie d’un enfant, des années où il est le plus sensible, est passée dans la compagnie de sa mère, puisque le travail du père, en tant que soutien de sa famille, l’entraîne hors de son foyer plusieurs heures par jour. Aussi la tâche de l’éducation des enfants et leur formation dans la piété, dépendent surtout de la mère, bien que le père soit responsable de sa maison, comme nous l’avons déjà vu.

La mère ne devrait-elle pas se consacrer entièrement à cette tâche que Dieu lui a confiée ? Si les nombreux travaux domestiques réclament son attention et son temps, il faut qu’à tout prix les enfants aient la première place. Ne permettez à quoi que ce soit de vous faire négliger ces précieuses âmes que Dieu Lui-même vous a, d’une manière si évidente, confiées afin que vous les formiez pour Lui.

 

 

"Ma tâche à la maison est auprès des branches d’olivier"

"Que tu as plantées là,"

"Les élever avec douceur pour le jardin céleste"

"Réclame tous mes soins."

"Je ne vais pas dans les bois ni sur les montagnes"

"Chercher la brebis perdue ;"

"À la maison un petit troupeau de tendres agneaux"

"A besoin de ma surveillance."

"Tu donnes à chacun de tes serviteurs sa tâche."

"Aucune trompette retentissante"

"N’ira proclamer bruyamment au monde"

"Comment la mienne a été accomplie."

"Mais ce sera beaucoup si, lorsque par grâce"

"La tâche pour Toi sera achevée"

"Je peux te rendre intacts les joyaux précieux"

 A suivre...

 

 

 

 


 

 

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