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 La pensée de l’homme est qu’il faut travailler pour avoir la vie, alors que, selon Dieu, l’homme doit travailler parce qu’il a la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nouvelle naissance n’est pas une transformation de la chair, de la vieille nature.

Mais que faut-il entendre par cette nouvelle naissance ? « Il vous faut être NÉS DE NOUVEAU ». Il ne s’agit certainement pas d’une transformation de notre vieille autre charnelle en quelque chose de spirituel, car au verset précédent, notre Seigneur fait clairement la distinction entre les deux natures et les deux naissances : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit  (Jean 6 v. 6) ». Les apôtres aussi, dans leurs écrits, insistent continuellement sur la distinction à faire entre les deux natures, non seulement du point de vue doctrinal, mais aussi dans l’expérience et dans la pratique. Il est dit du croyant qu’il est rendu participant de la nature divine (2 Pierre 1 v. 4) et qu’il a en lui l’Esprit de Christ (Romains 8 v. 9), et qu’il fait donc l’expérience d’un conflit inévitable à cause des influences opposées des deux natures — la chair et l’Esprit : « Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez  (Galates 5 v. 17) ». Quant à la pratique, le croyant est exhorté à « marcher par l’Esprit », et à « ne pas accomplir la convoitise de la chair  (Galates 5 v. 16) », à « dépouiller le vieil homme qui se corrompt, et à revêtir le nouvel homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité ».

 

 

La vérité, c’est que ces âmes ne seraient pas « nées de nouveau » si elles ne faisaient pas l’expérience de ce conflit intérieur. La conscience ne peut trouver la paix que par le sang de la croix. Paul, au lieu de dire que le péché avait été ôté de son cœur, dit : « C’est le péché qui habite en moi  (Romains 7 v. 17 à 20) » ; mais loin d’obéir au péché, il faisait mourir, par l’Esprit, les actions du corps (Romains 8 v. 13) ; il faisait en sorte que son corps soit et reste « asservi  (1 Corinthiens 9 v. 27) ». Il considérait son « vieil homme » comme un ennemi qu’il assujettissait, et il exhortait les saints à ne pas satisfaire aux convoitises de la chair (Romains 13 v. 14), mais à « amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ  (2 Corinthiens 10 v. 5) ». Il est donc clair que la nouvelle naissance n’est pas une transformation de « la chair » en l’Esprit !

 

La nouvelle naissance n’est pas une amélioration extérieure.

La nouvelle naissance ne consiste pas davantage en de simples réformes extérieures ni en des progrès moraux, car un arbre mauvais ne peut pas produire de bons fruits (Mathieu 7 v. 18). Même si celui qui est immoral devient vertueux, et si le débauché devient chaste et que l’ivrogne cesse de boire, tous ceux-là n’en restent pas moins « nés de la chair » devant Dieu. Vous aurez beau émonder et élaguer avec soin un buisson épineux, et tout faire pour le rendre plus agréable à l’œil, il n’en demeure pas moins incapable de produire autre chose que des ronces. La nouvelle naissance est donc totalement différente d’un changement extérieur, et elle ne peut pas non plus s’acquérir par des rites ou sacrements. Il est facile d’affirmer le contraire, mais c’est une terrible illusion.

 

L’effet de la Parole de Dieu, un travail divin.

Il est vrai que notre Seigneur a parlé d’être « né d’eau », mais l’expression complète qu’il utilisait était « né d’eau et de l’Esprit » : « Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu  (Jean 3 v. 5) ». Par « l’eau », notre Seigneur faisait allusion, sans aucun doute, à la parole de grâce, cette « eau vive » que Dieu dispense à ceux qui ont soif, comme dans l’histoire de la Samaritaine (Jean 4 v. 10 à14). La première épître de Pierre parle aussi d’être régénéré (= « né de nouveau » dans la version anglaise) par la Parole (1 Pierre 1 v. 23).

La nouvelle naissance est quelque chose de spirituel : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit (Jean 3 v. 8) ». Nous sentons l’Esprit agir dans nos cœurs, mais nous ne savons ni d’où Il vient, ni d’où Il va. C’est un travail divin. Nous sommes nés « d’en haut », « non pas de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu  (Jean 1 v. 13) ». C’est une vie nouvelle, et ceux qui l’ont reçue sont de nouvelles créatures : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création (2 Corinthiens 5 v. 17) ». C’est fait une fois pour toutes : Nous sommes « régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu  (1 Pierre 1 v. 23) ». Cette nouvelle création est donc incontestablement l’œuvre de Dieu le Saint Esprit par la Parole : « … nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres…  (Éphésiens 2 v. 10) ».

 

Le salut de Dieu. La source de vie.

Cette déclaration catégorique du Seigneur avait bien de quoi étonner Nicodème qui s’écria : « Comment ces choses peuvent-elles se faire ? », ce qui fournit l’occasion au Seigneur de lui présenter la merveilleuse histoire de la croix. Après avoir démontré à ce chef des Juifs l’inanité de sa religion en lui exposant la doctrine de la nouvelle naissance, Jésus lui présente maintenant le salut glorieux du Dieu de toute grâce, et lui montre que la seule place qu’un homme puisse prendre en vérité est celle d’un pécheur qui périt et qui reçoit de Lui la vie.

Voilà comment des pécheurs naissent de nouveau. L’homme est une créature déchue, il a été chassé de la présence de Dieu, et il est « mort dans ses péchés  (Éphésiens 2 v. 1) ». Jésus est la source de la vie, et la croix cette source d’où l’eau de la vie jaillit gratuitement. Christ crucifié est le rocher frappé, d’où des fleuves d’eau vive coulent en abondance pour ceux qui sont sans ressources et sans force. C’est là que l’Esprit conduit les âmes assoiffées qui périssent, afin qu’elles lèvent les yeux vers Lui, et qu’elles boivent et vivent à toujours.

Aucune autre source ne peut les désaltérer, mais quiconque boit de l’eau que Jésus donne n’aura plus jamais soif, car elle sera en lui une source jaillissante en vie éternelle (Jean 4). Oui, Jésus crucifié, ressuscité et glorifié, est une consolation éternelle, qui comble l’âme et ne fait jamais défaut. Impossible de naître de nouveau, si ce n’est en Christ crucifié et ressuscité. C’est là que coule le fleuve de la vie. C’est là qu’il est écrit « que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie  (Apocalypse 22 v. 17) ». Ceux qui croient au Seigneur Jésus pour être sauvés ont reçu Celui que Dieu a envoyé. Ils sont passés de la mort à la vie.

 

L’Ancien testament en parlait. Regarder le serpent d’airain.

Un Israélite intelligent aurait dû savoir quelque chose de la nouvelle naissance. La promesse si claire d’Ézéchiel « je vous donnerai un cœur nouveau  (Ézéchiel 36 v. 26) », aurait dû suffire à Nicodème la lui faire connaître, et la vision du prophète au chapitre 37 (les ossements desséchés reprenant vie), aurait dû lui montrer que Dieu est Celui qui vivifie les morts. C’est pourquoi notre Seigneur insiste sur l’ignorance de « cet homme d’entre les pharisiens » en lui posant cette question « Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses » ?

Quand ce chef des Juifs posa la question « comment ces choses peuvent-elles se faire ? », il lui fut vite répondu, et la difficulté de comprendre comment un homme peut naître de nouveau fut très simplement et magnifiquement élucidée par notre Seigneur, en renvoyant Nicodème aux Écritures elles-mêmes. Le Seigneur choisit le livre des Nombres, et le récit bien connu du serpent d’airain servit de clef pour dévoiler le mystère de la nouvelle naissance. La conscience du Pharisien est amenée immédiatement à la source d’eau vive. Dans ce passage, on voit les Israélites mourants, victimes des serpents, revenir à la vie par le simple fait de lever les yeux vers le serpent d’airain.

Nicodème pouvait apprendre par là que, malgré toute sa religion de Pharisien et toutes ses connaissances théologiques, il était encore mort dans ses péchés, condamné à périr comme les Israélites mordus par les serpents, à moins de regarder simplement au Fils de l’homme élevé sur la croix du calvaire. Il suffisait d’un regard au serpent d’airain pour que l’Israélite mourant recouvrât la vie. De même, aujourd’hui, les pécheurs morts dans leurs fautes et ayant tout perdu, reçoivent la vie éternelle par la simple foi au Seigneur Jésus Christ. C’était la vie, la vie éternelle que Christ présentait à ce Pharisien pécheur, comme le don gratuit de Dieu à « quiconque » croit au Fils de Dieu.

 

Regarder à Jésus élevé sur la croix.

Dans ce beau dialogue avec Nicodème, notre Seigneur a aussi montré Sa capacité d’accomplir cette grande œuvre de donner une vie nouvelle à ceux qui sont morts dans leurs péchés, ainsi que la vertu et la puissance extraordinaire de l’œuvre de la croix : Il l’a fait en lui disant qu’Il était « Fils de Dieu » en même temps que « Fils de l’homme » — Dieu et homme en une seule personne, — dans le ciel et pourtant aussi sur la terre : « Et personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, etc.  (Jean 3 v. 13 à 16) ».

Le Seigneur a aussi montré, avec la plus grande simplicité, la gratuité de la grâce de Dieu, et le désir de Son cœur de recevoir tous les hommes, de ne rejeter aucun de ceux qui viennent à Lui : Il l’a fait en disant à deux reprises : « … afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle  (Jean 3 v. 15 et 16) ».

La doctrine de la nouvelle naissance est donc enseignée par notre Seigneur en relation avec la croix. Une nouvelle naissance est inséparable d’une nouvelle vie, et celle-ci est définie ici comme intemporelle, éternelle, n’ayant sa source qu’en Dieu, et se déversant par la mort de Christ vers quiconque croit. C’est pourquoi notre Seigneur dit à Nicodème que pour naître de nouveau, d’eau et de l’Esprit, il doit prendre la place d’un pécheur ruiné et allant à la perdition, devant le Fils de Dieu qui a été crucifié.

C’est ainsi qu’il recevrait la vie éternelle, n’étant plus sous le coup de la condamnation, mais pardonné et accepté devant Dieu. C’est cela être né de Dieu. Le Saint Esprit dirige toujours l’âme vers la personne et l’œuvre de Christ. Il ne dit pas : « Regardez à moi et vous serez sauvés ! Regardez à ce que je fais et vous aurez la paix ! Regardez à ce que je vous donne, et vous aurez de l’assurance » ! Non, il est Celui qui glorifie Christ, et c’est pourquoi Il dit : « Regardez à Jésus élevé sur la croix, regardez l’Agneau qui a été immolé, Lui, le Sauveur des pécheurs ! Croyez au Seigneur Jésus et vous serez sauvés ».

Et si nous sommes conduits par l’Esprit, nous Lui rendrons certainement témoignage. Si je me bornais à prêcher en disant « il vous faut être nés de nouveau », ce ne serait pas un message de bonne nouvelle, ni un baume pour ceux qui sont fatigués et chargés, ni un réconfort pour ceux qui s’interrogent avec anxiété. Mais si nous rattachons la doctrine de la nouvelle naissance à cette vérité bénie selon laquelle Christ crucifié est un océan d’amour infini, une source d’eau vive jaillissante en vie éternelle pour tout pécheur qui croit, alors nous annonçons vraiment une bonne et joyeuse nouvelle !

 

Un appel à écouter aujourd’hui.

Ami lecteur, que pensez-VOUS de Christ ? Votre âme assoiffée a-t-elle bu à l’eau vive du salut qu’Il offre ? Allez-vous vous laisser mourir de faim alors qu’il y a du pain en abondance dans la maison du Père ? La mode, les plaisirs, les honneurs de ce « présent siècle mauvais » passent rapidement. L’appel du Dieu de toute chair vous sommera peut-être bientôt de paraître devant Lui. Votre propre conscience vous fait savoir que vous êtes un pécheur. L’expérience vous a depuis longtemps persuadé que vous approchiez à grands pas de l’antichambre de la mort.

Vous avez souvent essayé de vous désaltérer aux meilleures sources du monde, pour découvrir non moins souvent que celui qui boit cette eau là aura de nouveau soif. Vous avez fui les habitudes malsaines des débauchés, et évité la compagnie des gens dissolus ; vous avez refusé de marcher avec les moqueurs, et de partager les vains raisonnements des rationalistes ; vous vous êtes retiré de la pensée blasphématoire des Sociniens et de l’infidélité du papisme. Mais êtes-vous né de nouveau ? Autrement dit, avez-vous été amené dans la présence de Dieu en tant que pécheur coupable et sans force, et avez-vous cru au Seigneur Jésus pour être sauvé ?

Cher lecteur, s’il n’en est pas ainsi, permettez-moi de vous dire en toute affection, que vous êtes mort dans vos péchés, et que ce dont vous avez besoin, c’est de la vie ― la vie éternelle ! Les sacrements et les ordonnances, quels qu’ils soient, ne peuvent pas vous donner la vie ; la séparation d’avec l’immoralité ne peut pas vous donner la vie. Le fait de vous abstenir des illusions et des blasphèmes les plus grossiers ne vous donne toujours pas la vie.

Vous engager dans les associations de vos amis les plus pratiquants ne peut pas vous donner la vie. Une conduite extérieure strictement rangée ne peut pas vous donner la vie. Une fonction officielle dans l’église, des honneurs ecclésiastiques ou de grandes connaissances théologiques ne donnent pas la vie ― nous l’avons vu dans le cas de Nicodème. Dieu seul peut vous donner la vie, et cette vie ― la vie éternelle ― est dans Son Fils Jésus Christ. Prenez donc garde que vous ne mouriez sans Christ, car « qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui  (Jean 3 v. 36) ».

 

 

 

 

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